25/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Ambassade du Togo à Paris, la honte de l’Afrique

L’ambassade, une représentation permanente d’un Etat auprès d’un autre, est généralement présentée comme la vitrine dudit pays. Cette définition élémentaire semble échapper au personnel de l’ambassade du Togo à Paris. Pour vous en rendre compte par vous-même, avant de pointer votre nez au 8 rue Alfred Roll dans le XVIIe arrondissement de la capitale Française, donnez vous d’abord la peine de téléphoner au 01 43 80 12 13. Non seulement vous pourrez vous apercevoir du manque de courtoisie de votre interlocutrice mais également vous pourrez facilement vous rendre compte de ses déficiences chroniques dans la profession qu’elle s’efforce d’exercer. Si à ces défauts vous ajouter l’impression que dégage la voie à l’autre bout du fil, alors vous comprendrez sans peine à quel degré cette femme est forcée de vous répondre. Pourtant elle perçoit régulièrement chaque fin du mois l’équivalent du salaire mensuel de 12 enseignants de lycée au Togo ou si vous voulez l’équivalent du salaire annuel d’un agent de maîtrise au Togo. Pourquoi une telle attitude de la part d’une personne payée par le contribuable Togolais? La question reste entière. Mais un adage Ewé ne dit-il pas que la façon de couvrir la tête provient de la maison? Dans la plupart des services de la fonction publique dominés par des personnes de son espèce ce comportement est très courant.

Faites donc semblant d’oublier cette femme; ce n’est que le début du parcourt de combattant, car le malheur trouvera votre chemin quand vous vous présenterez en personne à l’ambassade. Evidemment cette fois, vous n’aurez plus à faire à elle car son bureau est à l’étage, mais plutôt aux paysans dont certains sont de l’armée Togolaise. Vous rencontrerez au rez-de-chaussée 3 rustiques que le bon sens et toute votre éducation vous poussent à respecter et à leur parler avec courtoisie. Mais la première des choses que vous prendrez au visage est le tutoiement alors qu’elles ne vous connaissent même pas. Dites vous que ce n’est pas grave en pensant que votre interlocuteur cherche à vous mettre à l’aise. Après tout nous sommes entre nous Togolais. Lorsque vous commencerez à exposer ce qui vous amène, il vous étalera sa vulgarité couplée non seulement d’une incivilité chronique qui ronge l’armée Togolaise mais aussi et surtout d’une arrogance qui témoigne du complexe d’infériorité dont souffre la plupart des personnes de leur acabit. Alors que vous serez en train de vous faire maltraiter par ces moins que rien qui vivent malgré tout à nos dépens, si vous avez de la chance l’ambassadeur peut apparaître dans le bureau pour avoir quelques informations auprès de l’une des trois personnes. Alors là vous serez édifiez sur l’ambiance réelle des lieux. Comme un agent secret qui croule sous le poids de plusieurs dizaines de milliers de dossiers et affaires à résoudre, l’ambassadeur se déplace d’un bureau à l’autre les mains chargées de 2 ou 3 téléphones portables. Ne penser pas que ce sont les hautes fonctions du poste qui l’exigent. Détrompez-vous car au 8 rue Alfred Roll de Paris XVIIe, il n’y a qu’un seul dossier à traiter : Le suivi des mouvements de Gilchrist Olympio afin de lui couper l’herbe sous les pieds dans ses tentatives de rapprochement avec la cellule Afrique de l’Elysée.

Si vous avez à récupérer votre passeport ou l’acte de naissance de votre enfant ou tout autre document administratif, on vous demandera de téléphoner au 01 43 80 12 13 pour vous s’assurer que le document est prêt avant de vous déplacer. Cette idée trompe-l’œil qui peut vous laisser apparaître une bonne organisation des services et une marque de professionnalisme du personnel vous réserve des surprises et pas des moindres. Naturellement à l’expiration du délai, vous composerez ce numéro pour savoir si votre dossier est prêt. Au delà de ce que je viens d’exposer plus haut, la même dame vous demandera de rappeler dans 10 minutes après avoir noté vos coordonnées. Pour quelle raison? Elle doit se porter dans le bureau en charge de votre dossier pour vérifier. Si au bout de 10 minutes vous rappelez, elle vous dira qu’elle n’a pas pu vérifier; alors une prolongation de 10 minutes s’impose. Dans le pire des cas, elle vous fera comprendre que vous n’avez pas respecter le délai qu’elle vous a donné. En fin des comptes elle vous dira que le dossier n’est pas encore prêt. Si vous cherchez à savoir quand il pourrait l’être. Evidemment elle ne le sait pas; et dans le meilleur des cas elle peut faire un effort de mémoire pour vous donner une date s’il s’agit d’un dossier traité à Lomé.

Si tel est le traitement infligé aux Togolais par d’autres Togolais dans cette chancellerie dont la principale mission semble être orientée vers la recherche des renseignements sur les mouvements de Gilchrist, l’accueil réservé aux individus ne se réclamant pas de notre nationalité n’en est guère moins différent. Pendant que vous serez dans la salle d’attente, vous pourrez vous apercevoir de la façon dont les 3 malabars répondront aux questions des personnes désireuses de se rendre au Togo pour une raison ou une autre. En effet, si vous êtes à la chercher de renseignements, l’un d’entre eux vous dira qu’il vous faut un papier rouge pour l’établissement de votre document. Si vous rapporter ce papier rouge, un autre ou dans le pire des cas la même personne vous dira que c’est plutôt le papier vert dont il a besoin pour ce genre de dossier. Ne dissipez pas inutilement votre énergie dans le but de lui faire comprendre raison. En bons Togolais, ils sont très solidaires; son collègue ne peut pas vous réclamer un papier rouge alors qu’il faudrait le vert. Les habitués à ce genre de traitement ne se plaignent plus; vous les entendrez lâcher stoïquement, parce que contraints par ce qui les amène chez nous, que c’est toujours comme ça dans cette ambassade. Mais il est facile de mesurer le degré de désarroi des novices face au manque de considération dont ils font l’objet. Néanmoins il arrive que certains compatriotes ne se laissent pas faire.

A l’heure où le tourisme fait vivre la plupart des pays, ce n’est pas donc étonnant que les touristes aient déserté notre pays. Faites un tour dans les agences de voyages ou chez les tours opérateurs et vous serez surpris que non seulement le Togo n’est pas en vitrine mais aussi il ne figure plus dans leur projet. Cherchez la raison de ce désintéressement et vous comprendrez que malgré ses potentiels touristiques, le Togo est très mal vendu. Point n’est besoin de chercher à connaître le mauvais vendeur? Ce qui est certain, ce n’est pas une affaire de personne à l’ambassade. D’ailleurs l’ambassadeur a une occupation et pas des moindres : surveiller de près Tonton flingueur Gilchrist comme le lait sur le feu.

Il est vrai que depuis le 5 février dernier, c’est à dire la mort d’Eyadema, les choses ont un tout petit peu changé en bien surtout. Leur arrogance caractérielle semble céder la place au bon sens et à un peu de civilité une des caractéristiques du peuple Togolais. Mieux on vous abordera volontiers pour savoir ce qui vous amène, si la personne chargée de filtrée les entrées ne vous a pas convenablement orienté. Mais la prise du pouvoir par Faure risque de les faire replonger dans leur sale et vilaine habitude. Vous pouvez chasser le naturel par la porte, il reviendra au galop par la fenêtre. D’ailleurs chez les Tèm un adage dit qu’on ne peut donner de forme qu’à un poisson frais. C’est pourquoi, le fantoche Ministre d’Etat des Affaires étrangères Ayéva Zarifou ne doit pas se limiter à des déclarations de bonnes intensions sur l’image du Togo à l’étranger. Il doit non seulement définir une charte d’étique pour les ambassades mais aussi former le personnel car c’est une situation semblable à toutes les chancelleries du Togo. Par exemple en Allemagne le personnel n’a d’autres occupations que de traquer les réfugiés Togolais afin de les faire rapatrier. Pour ce qui est des Etats-Unis, le personnel, à commencer par l’ambassadeur Bodjona, ne comprend rien de ce qui se passe aux Nations Unies au point de brûler leurs longues heures de travail au téléphone. En conséquence, c’est une facture très salée que Bodjona a laissée au contribuable Togolais.

Bordeaux le 05 août 2005
Mohammed YOUSSIF
mohammed_yusif@voila.fr