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L'AUTEUR - 27/07/2016 Imprimer | Envoyer | Réagir

Togo: Eriger Gnassingbé Eyadéma en Héros Togolais s'apparente fort à ériger Hitler en Héros Allemand


« Quand on n'est pas d'accord, on dit non ! ». Ahmadou Kourouma

Si je m'en tiens seulement à la capitale Lomé — que je connais le mieux comme cité de mon pays le Togo — je crois savoir que l'une de ses principales artères porte le nom de Gnassingbé Éyadéma. Il y a environ un mois et demi, j'ai vu, de mes propres yeux, la toute nouvelle aérogare de la même capitale, baptisée du nom du même tristement célèbre feu « Timonier du Togo ». Je suis, par ailleurs, témoin oculaire de la façon dont la jeunesse togolaise aura forcé …. Gnassingbé Éyadéma à démolir lui-même, à la veille de notre mémorable Conférence Nationale Souveraine (CNS), sa propre statue qu'il avait érigée juste en face de l'actuel « Palais des Congrès », non loin du « Monument de notre Indépendance ». Statue qu'il avait démontée lui-même en catimini, nuitamment, de manière très peu glorieuse ! Laquelle statue n'est toujours pas encore, pour autant que je sache, réinstallée à sa place. Et pour cause !...

Mais voici que j'apprends, hier, que M. Faure Essozimna Gnassingbé vient d'inaugurer, à Kara (Togo), une autre statue symbolisant son géniteur.

En somme, sous nos yeux, à la barbe du Peuple togolais, le régime RPT/UNIR reprend la perpétuation, tranquillement, de l'œuvre d'érection de Gnassingbé Éyadéma en « héros » national du Togo.

Mais qui est au juste Gnassingbé Éyadéma ?! C'est un « Tirailleur sénégalais » [appellation générique par laquelle la France désignait ses soldats africains recrutés dans toutes ses colonies d'Afrique noire] qui ira faire, pour la France, des guerres coloniales au lendemain de la Seconde Guerre mondiale — au Vietnam d'abord, puis en Algérie ensuite. Et ce, précisément à l'heure où les Patriotes togolais se battaient pour conquérir l'indépendance de la Terre de leurs Aïeux… Notre « illustre » feu sieur Gnassingbé Éyadéma [Paix à son âme !], aura été le « despote obscur » par excellence ! Il aura été non pas un tyran, mais la tyrannie elle-même ! Ses innombrables crimes multiformes demanderaient une encyclopédie (!) pour être relatés exhaustivement.

Dès lors, tenter de hisser Gnassingbé Éyadéma au rang de « héros » national équivaudrait à tenter de hisser un Adolf Hitler au rang de « héros » allemand. Et cela, Faure E. Gnassingbé en est parfaitement conscient. Voilà pourquoi il s'en va planter la statue de son père à Kara… et non à Lomé.

Dès lors, je souhaite ici rafraîchir, un tant soit peu, la mémoire aux Togolaises et Togolais, quant aux crimes — notamment — à ceux touchant les Droits de la Personne humaine…

À cet égard, le tableau synoptique suivant nous rappelle, succinctement, quelques-uns des forfaits majeurs perpétrés par le régime politique éyadémao-gnassingbéen à l'endroit du Peuple togolais.


24/04/1967-1970: Affaire Norbert Bokobosso de Kouméa... Le gendarme que Gnassingbé Eyadéma a surnommé « le mauvais tireur» décède en catimini en 1970, Dieu seul sait de quoi et comment : vraisemblablement de « collapsus circulatoire » éyadémaïen...


Août 1970- Février 1971 : Affaire Marc Atidépé, Laurent Djagba, Chef Odanou Dobli, Jean Osséyi, Christophe Lanzo, Clément Kolor, Tchankoum, etc., etc. Kolor, Osséyi, Lanzo, Tchan¬koum seront fusillés, Djagba torturé jusqu'à la mort.., Atidépé échappa de justesse au trépas...

11 mars 1971- novembre 1978: Affaire de « détournement de fonds ». Boukari Kérim est emprisonné le
11 mars 1971 et libéré en avril 1978. Il décède en novembre de la même année, d'« une maladie de la colonne vertébrale » …


Août 1975 : « Accointances » avec. l'ambassade des USA à Lomé. Mis aux arrêts de rigueur, le commandant Paul Comlan est assassiné le 31 août 1975, effroyablement torturé.


23-24 janvier 1974 : Affaire Officier de gendarmerie Georges Bayessem Pana de Kouméa…. Accusé de « propos injurieux » à l'endroit de Gnassingbé Eyadéma, cet officier est arrêté le 23 janvier1974 et exécuté le lendemain.


juillet 1977: Brouille entre Gnassingbé Eyadéma et son beau-frère Gaston Gnéhou
D'abord mitraillé à bout portant avec sa femme dans une voiture dans la Rue de l'OCAM à Lomé, Gaston Gnéhou sera achevé sur son lit d'hôpital par des individus déguisés en médecins…




1982-25 mars 1984 : Affaire de « sabotage » du Projet TOGO-GRAIN; Accusé de « saboter » le Projet « TOGO-GRAIN », Antoine Idrissou Méatchi est incarcéré en 1982 à Kara... Il décède le 25 mars 1984, trucidé et/ou de « diète noire » ?!...


Février-mars 1985 : Affaire Colonel Koffi Kongo accusé de « sabotage » ...Mis aux arrêts de rigueur, Koffi Kongo fut trouvé mort dans sa prison, de « crise cardiaque » a-t-on annoncé aux Togolais .


Septembre- Décembre 1985: Affaire des « bombes et tracts de 1985 » Aka Omer Adoté est torturé à l'électricité jusqu'à la mort .

1985-1991 (?) Prétexte : « Réinsertion Sociale » Construction de camps concentrationnaires à Agombio, Témédja et Lamdja où périront plus de 109 Togolais .


29 septembre 1986 : Alibi : « Complot » international contre le Togo. Exécution de quatorze jeunes gens présumés avoir voulu. renverser le régime de Gnassingbé Eyadéma.


1987 : Une banale affaire privée entre le propriétaire de la clinique en cause et une de ses clientes Fermeture de la « Clinique des Etangs » de réputation internationale... appartenant au Dr. Raymond Johnson ?


Le 05 octobre 1990 : Procès inique de deux jeunes de la CDPA : Hilaire Dossouvi Logo et Tino Doglo Agbélengo. Soulèvement général de la Jeunesse et du peuple de Lomé : trois morts et plusieurs blessés du fait des FAT .


Le 10 avril 1991: Un couvre-feu est décrété in extremis, à l'insu des Loméens... Le soir, sur le pont de la Lagune de Bè, des passants sont tués et jetés dans cette lagune. Le lendemain Il avril, une trentaine de cadavres est retirée de ladite lagune, dont celui d'une femme avec un bébé au dos...

27 novembre-03 décembre 1991: Mise en œuvre systématique de la stratégie de la terreur
de Gnassingbé Eyadéma. Le 03 décembre 1991, les FAT attaquent, avec des armes lourdes de guerre, la primature basée dans les locaux du palais des gouverneurs allemands : une véritable tragédie. De sources officieuses, il y aura 80 (quatre-vingts) morts au bas mot... sans parler des blessés.


Le 05 mai 1992: Le leader Gilchrist Olympio et une équipe de l'UFC sont en tournée de sensibilisation à l'intérieur du Togo… Le 05 mai, à Soudou, le cortège est attaqué à coups d'armes de guerre : des morts dont le Dr. Messan Marc Atidépé, et des blessés graves dont Gilchrist Olympio sauvé de justesse…


Le 23-29 juillet 1992: Tavio Yao Amorin (33 ans) venait d'être élu Secrétaire du COD II. Mitraillé en pleine rue le 23 juillet 1992, il décède le 29 subséquent .


Le 1er juin 1992: Atmosphère de terreur généralisée… Plusieurs militants de l'opposition massacrés (Idrissou Koussandja, Yaya Binkagni), et/ou blessés à Bassar.


Les 22-23 octobre1992: Séquestration, tortures morales et physiques des membres du HCR, pour récupération de 300 millions de FCFA du RPT, gelés par la CNS.

Le jeudi 22 octobre, dès l'ouverture des travaux de l'institution, un détachement des
FAT débarque, encercle le Palais des Congrès et assiège le HCR. Le Président et les principaux ténors sont copieusement molestés par des militaires à cœur joie. Hormis les quelques dames qui sont relâchées à 16h30, le gros du corps législatif, une quarantaine de personnes, ne sera libéré que le lendemain 23 octobre, à midi, soit après 26h30 de séquestration, de tortures morales et physiques. À partir de cet instant, le HCR est, de facto, définitivement enterré. Cet épisode débouche sur la mémorable grève générale illimitée de huit mois et demi (16/Il/1992 - 01/08/1993).


Les 25, 30-31 janvier 1993
(i) À l'occasion de la visite des ministres français Marcel Debarge et allemand Helmut Schaffer au
Togo, le COD II appelle les Loméens à sortir dans les rues, avec des mouchoirs blancs….

(ii) Sous prétexte qu'un militaire aurait été tué à Bè...

(i) Le 25 janvier : tueries massives
dites du Jardin Fréau...

(ii) Les 30 et 31 du même mois, on tire sur tout ce qui bouge à Lomé...

Ces deux épisodes provoquent l'exil massif de 500.000 à 600.000 Togolais….



Le 26 février 1993: Atmosphère de traque systématique de l'opposition.. Léopold Togbassa Ayivi, journaliste du COD II, responsable de « Radio-Liberté » , est mortellement blessé par balle à la mâchoire… Il décède en septembre 1997, de sa blessure.


La nuit du 24 au 25 mars 1993: Nuit des longs couteaux au camp RIT de Tokoin...Une petite poignée de combattants de la liberté réussit à pénétrer ce camp... Les sbires de Gnassingbé Eyadéma exécutent, à coups de gourdin, le général Eugène Koffi Tépé, deux de ses fils et un neveu des siens...


Le 26 août 1993: Nous sommes au ¬lendemain du premier tour de l'élection présidentielle; Vingt-et-un jeunes gens contestataires d'Agbandi et de Diguina sont enfermés ensemble dans un même cachot et y meurent d'asphyxie à Blitta...


Les 5, 6 et 7 janvier 1994 : Un petit groupe de jeunes Togolais venus du Ghana font une démonstration de force... à Lomé...Selon Amnesty International, près de 48 soldats des FAT auraient été, à cette occasion..., passés par les armes...


06-13 février 1994 Le premier tour élections législatives vient d'avoir lieu le 06/02/1994...
des Elu, le candidat du CAR : Gaston Edeh Aziandouvor, et ses amis Martin Agbénou et Prosper Hillah sont retrouvés tués et brûlés dans une voiture le 13/02/1994...


Le 05 juin 1994

Le 13 mai 1994, un fourgon blindé transportant des fonds de la BCEAO (Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) est braqué à Lomé...
Christophe Agbakpem, caissier de cette banque, est abattu à bout portant alors qu'il sortait de l'atelier « PHOTO-2000 » le05 juin 1994 . Le soupçonnait-on d'être de mèche avec ceux qui ont attaqué la banque ?!


Le 06 septembre 1994: Le Peuple togolais ignore toujours ce que l'on reprochait au juste à David Ahlonko Bruce...A-t-il été victime d'une dénonciation calomnieuse ?! Dieu seul sait ! Ce cadre togolais, agent du Ministère des Affaires Etrangères, secrétaire administratif du HCR, est kidnappé aux premières heures du 06 septembre 1994, par les FAT. On ne l'a plus jamais revu à ce jour...


Le mois de juin 1998: Le 21 juin 1998 : élection présidentielle truquée par le RPT... Nombreuses « Exécutions extra-judiciaires » avant, pendant et après cette élection et les corps offerts au dieu de l'Océan Atlantique...


Février-Avril 2005: Décès inopiné de Gnassingbé Eyadéma et accession frauduleuse de son fils Faure Essozimna à la magistrature suprême

Voir l'introduction du présent livre et les Annexes XIV, XV, XVI, XVII et XVIII de mon ouvrage De la tragi-comédie à la comi-tragédie.

Premiers jours de la deuxième moitié d'octobre 2007
Les élections législatives ont eu lieu le 14 octobre 2007.
Au vu et au su du monde entier, le 5ème siège de la Commune de Lomé est gagné par le candidat UFC Robert Olympio ; mais le RPT a décidé de l'attribuer à son candidat Charles Kondi Agba. Une manifestation de protestation de l'UFC est réprimée avec une épouvantable brutalité
militaire...


Novembre 2008: Insécurité générale dans le pays

Quatre personnes blessées dans la Préfecture du Zio - par les forces de répression du RPT...


La nuit du 11 au 12 avril 2009: Allégation de « complot » contre la sûreté de l'Etat... [Cf. Jeune Afrique n° 2639 du 07 au 13 août 2011]. Sans la levée de l'immunité parlementaire du député Kpatcha Gnassingbé : frère du chef de l'Etat... le domicile de ce député est attaqué par un détachement des FAT, avec des armes lourdes de guerre. Kpatcha Gnassingbé ne dut la vie sauve qu'à l'intervention, in extremis, d'un autre détachement des mêmes FAT, conduit par Rock Gnassingbé : frère de Faure et de Kpatcha Gnassingbé... Ce dernier est arrêté est emprisonné le 12 avril 2009 .


Dernier trimestre de l'année 2009: Crimes gratuits des forces de répression RPTistes relevant de la stratégie de la terreur... gnassingbéenne

Voir lettre de l'UFC en date du 02/11/2009 à Atcha Titikpina (ministre de la sécurité), et communiqué de presse daté du. 05/11/2009, de ce même parti.


Le 09 mars 2010: Une équipe de l'opposition épluche les résultats de l'élection présidentielle
du 04 mars 2010, au CESAL à Lomé...Un contingent de gendarmes débarque à cet endroit, confisque l'équipement et le matériel informatiques, et arrête les membres de ladite équipe... sans raison valable aucune .

Le mercredi 24 mars 2010 - dans la soirée. Le FRAC organise une veillée de prières et de chants devant le siège de l'UFC à Lomé, avec des bougies...Tout se passe bien. Mais voici que le service d'ordre met la main sur un gendarme en civil... portant sur lui un pistolet gros calibre... Ce gendarme finit par être remis à un poste de gendarmerie tout proche. Quelques minutes plus tard, des gendarmes de ce poste arrivent et, sans sommation aucune, attaquent le rassemblement à coups de gaz lacrymogènes. Une gigantesque débandade et un tumultueux sauve-qui-peut s'ensuivent... Des personnes âgées sont dangereusement piétinées et blessées...

Les mercredi 31 mars et jeudi 1er avril 2010: Préparatifs d'une autre veillée de prières prévue pour le mercredi 31 mars 2010. Le rassemblement de prières du mercredi 24 mars 2010 ainsi dispersé à coups de gaz lacrymogènes par les forces de répression RPTistes, le FRAC décide de relever le défi en en organisant un autre le mercredi 31 du même mois. Et il l'annonce par l'entremise des médias publics. Les préparatifs démarrent dès le début de l'après-midi de ce 31 mars. Alors, arrivent au siège de l'UFC de gros camions de gendarmes... Les militants trouvés sur les lieux sont embarqués manu militari et conduits à la gendarmerie centrale de Lomé... Ils y subirent tous les traitements physiques et moraux humiliants imaginables, y compris le viol... de certaines femmes. Ils ne seront relâchés que le lendemain jeudi 1er avril.

Le jeudi 17 mars 2011: Manifestation populaire pacifique pour l'abandon du projet de loi inique sur la liberté de réunion et de manifestation publiques… Cinquante-deux personnes blessées... Voir Déclarations liminaires de l'ANC (Alliance Nationale pour le Changement) et du FRAC, des 10 et 15 mars 2010 .

Le jeudi 14 juillet 2011: Depuis la mi-mars 2011, l'ANC et le FRAC ont appelé les Loméens à manifester tous les jeudis dans les rues contre les multiples forfaits du régime RPTiste… De surcroît, le gouvernement avait prévu d'augmenter le prix de l'essence à compter de ce jeudi 14 juillet 2011. Il avait dès lors vraisemblablement choisi d'anticiper de barrer la route à un probable soulèvement populaire - comme celui du 22 juin 2010 au cours duquel les forces de répression ont tué, officiellement.., trois personnes - que pourrait provoquer cette nouvelle... hausse du coût des produits pétroliers...

Le jeudi 14 juillet 2011, le leader du Parti des Travailleurs du Togo : Claude Améganvi a failli être enlevé par des nervis du RPT. Cent cinquante autres personnes se sont vues interpellées...


Ce tableau qui s'achève ici ne prétend aucunement avoir atteint l'exhaustivité. Loin s'en faut ! Les événements qui y figurent ne sont que quelques échantillons de ceux qui ressortent comme comportant un summum de gravité, une charge émotionnelle maximale. Ces faits sont ceux qui auront le plus marqué, d'indélébile manière, l'histoire contemporaine du petit peuple togolais : ceux que personne ne saurait ignorer qui aspire à connaître quelque peu réellement cette histoire.


Ainsi donc, nul personnage n'aura jamais (!), au grand jamais (!), été plus nuisible (!!!) au Peuple togolais que Gnassingbé Éyadéma. Ainsi donc, l’héroïsme de cet homme ressort comme une contradiction dans les termes, comme une ineptie. Cet "héroïsme" participe de la mythologie (!!!) pure et simple. Oui ! Chercher à faire de Gnassingbé Eyadéma un "héros" de la Patrie togolaise, c'est, assurément (!), chercher



UNE MANIÈRE CERTAINE (!) D'INSULTER (!!!) LE PEUPLE TOGOLAIS.

Enfin Peuple togolais (!) n'oublions jamais (!!!) que c'est Gnassingbé Éyadéma qui a froidement (!!!), lâchement (!!!), gratuitement (!!!), abattu (!!!) le Père de la Nation togolaise : Sylvanus Kwami Epiphanio Olympio — au petit matin du dimanche 13 janvier 1963 !!!

J'ai dit (!). Car, « Seule la Vérité est Révolutionnaire » (Vladimir Ilitch Lénine).


Paris, le 17 juillet 2016
Par Godwin Tété

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