28/11/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Commémoration des 40 ans de la disparition de Sylvanus Olympio

Pour célébrer la commémoration, à Agoué, du 40è anniversaire de l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président du Togo, plusieurs milliers de Togolais se sont réunis autour de Gilchrist Olympio, le leader de l’Union des forces de changement (UFC).

Depuis l’annonce de l’arrivée de Gilchist Olympio dans cette bourgade bourgeoise, située à environ 5 km de la frontière Togo-Bénin, soit 50 km au sud-est de Lomé, toute la région et la ville d’Agoué étaient en effervescence. Parmi les milliers de participants et invités se trouvaient également le professeur Léopold Gnininvi de la CDPA et Monsieur Sanvee de Tové de la CPP. Le cri de ralliements des Togolais : ABLODE….ABLODE GBADJA et des hourras ont accueilli le leader de l’UFC. Après la messe, le cortège est allé au cimetière rendre hommage à Sylvanus Olympio et au journaliste Folly Bertin, et a déposé des gerbes de fleurs sur leur tombe. Quarante ans après l’assassinat de Sylvanus Olympio, l’émotion de la foule toujours admirative devant le portrait du père de l’indépendance togolaise était palpable. Il régnait un tel sentiment de fierté et d’assurance dans les attitudes des pèlerins qu’ils semblaient revivre après un rêve interrompu. Il a fallu leur extirper Gilchrist Olympio pour le rendre aux nombreux journalistes venus lui rappeler la réalité du moment au Togo.

La presse togolaise, africaine et internationale était au rendez-vous pour couvrir les moindres faits de cet instant historique. Après une déclaration brève sur la portée de ce rassemblement et un rappel des événements du 13 janvier 1963 qui ont plongé le Togo dans l’obscurantisme, M. Olympio a répondu aux nombreuses questions des journalistes. Il était reconnaissable parmi tous, souriant, altier et combatif dans un magnifique boubou. A l’adresse des autorités togolaises il a constaté que « chaque célébration du 13 janvier par le pouvoir constitue un crime contre le peuple togolais car elle rappelle douloureusement tous les morts et les vivants traumatisés sur lesquels le régime s’est élevé. » Monsieur Olympio rappelle leur devoir aux Togolais et les invite à s’engager et à « combattre cette dictature et à y mettre fin…le peuple togolais a assez souffert et est suffisamment fort pour braver la dictature. …L’année 2003 sera celle de notre combat définitif pour éliminer la dictature d’Eyadèma qui n’a jamais tenu compte des idées, des sentiments et des désirs du peuple togolais. La mort tragique des héros de notre peuple, les actes qu’ils ont posés de leur vivant, sont restés dans l’imagination populaire. Ils nous stimulent aujourd’hui et empêcheront demain nos descendants de désespérer. »

A voir cette foule galvanisée par les mots de Gilchrist Olympio, on n’ose douter de la détermination des Togolais à venir à bout de monsieur Eyadéma. Le ton donné par les militants de l’UFC, ce 12 janvier est-il un avant-goût du coup d’envoi d’une mobilisation générale au Togo ? Les manifestations de la coallition des forces démocratiques (CFD) devraient nous le confirmer.

La rédaction letogolais.com