28/09/2022

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Conférence de presse 13/07/06: « Le CAR assume totalement sa responsabilité »

CONFERENCE DE PRESSE DU CAR

Pour clarifier la position du parti suite au paraphe le 06 juillet 2006 par 7 délégations sur 9 du document du dialogue politique inter togolais intitulé ‘’Accord politique de base’’
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Déclaration liminaire

Dans sa conférence de presse d’aujourd’hui, le CAR veut apporter la clarification nécessaire pour que chacun puisse se faire une opinion sur les raisons qui l’ont amené à parapher le 06 juillet 2006 le document proposé par le bureau du Dialogue politique inter togolais intitulé ‘’Accord politique de base’’.

Qu’on le veuille ou non, le dialogue politique inter togolais actuel est né des 22 engagements pris le 14 avril 2004 par le Gouvernement togolais à l’égard de l’Union Européenne. Pour celle-ci, le but premier de ce dialogue est ‘’de procéder, sur la base de l’Accord cadre de Lomé, à une révision du cadre électoral, garantissant un processus électoral transparent et démocratique, et acceptable par toutes les parties’’. Rien n’empêchait qu’il fût ouvert à d’autres sujets et c’est ce qui a été fait.

Prévu au départ pour être terminé en 15 séances, le dialogue a nécessité à ce jour 22 séances, tenues en 2 mois et demi et a, selon l’aveu du Secrétaire Général de la CDPA, abouti au règlement de 80% des points soumis à son examen. Le bureau a donc présenté au dialogue un ‘’projet d’accord politique global’’, qui, suite aux observations présentées par des délégations, a été révisé. Sur cette version révisée, de nouvelles observations ont été faites et c’est pour se prononcer sur le texte proposé et les observations qu’a été convoquée la séance plénière du 05 juillet 2006.

A cette séance, il a d’abord été suggéré que les délégations donnent leurs avis sur les observations écrites faites par certaines d’entre elles. Cette démarche n’ayant pas été acceptée, il a été proposé une autre consistant à demander à chacune des délégations ayant fait des observations écrites si elle évoluait dans ses positions. Aucune n’a évolué. Des demandes, soit de suspension de séance, soit de report à 48 ou 72 heures ont été alors présentées. Elles n’ont pas été retenue.

L’ordre du jour de la séance prévoyait l’examen de la version finale du projet d’accord politique global. Cette version finale devait naître des débats sur les observations sur la version révisée. Les positions n’ayant pas évolué, comme dit plus haut, le bureau a estimé qu’il ne pouvait pas proposer autre chose et le président a annoncé que la version révisée devenait la version finale. Ce texte constituait un acquis et la question s’est posée de savoir ce qu’il fallait en faire.

Le bureau a demandé de préserver cet acquis par son paraphe. Deux délégations, celle de la CDPA et celle de l’UFC ont déclaré qu’elles n’entendaient pas parapher le document proposé. C’est à ce moment que le Président du Dialogue a fait une intervention dans laquelle il a souligné à nouveau qu’il importait de préserver ce qui a été acquis et qui représentait, rappelons le, 80% de la feuille de route du Dialogue. Pour lui, deux attitudes sont possibles : ou l’on estime que tout n’étant pas réglé, rien n’est réglé, et c’est la stratégie du tout ou rien que ses tenants sont libres d’adopter ; ou l’on estime qu’il y a des acquis à sauvegarder et l’on accepte de parapher le texte rebaptisé ‘’Accord politique de base’’ auquel seront annexées les observations déposées. Le tout sera remis aux facilitateurs à rechercher en application du règlement intérieur du Dialogue et qui seront appelés à aider les parties togolaises à résoudre les 20% restants des problèmes discutés.

Une séance plénière a donc été programmée pour le lendemain 06 juillet 2006 avec pour ordre du jour, notamment le paraphe de l’accord politique de base et le recours aux facilitateurs. Il n’a jamais été dit que la séance était réservée seulement aux délégations qui acceptaient de parapher l’accord. Et il n’a jamais été dit non plus que le paraphe signifiait l’adhésion sans condition au document.

Le CAR qui a déposé une observation sur la nécessité de régler la question du mode de scrutin a estimé qu’il fallait néanmoins sauvegarder les acquis en paraphant le document en l’état. La question de mode de scrutin étant complexe, la proposition d’une cellule pour l’approfondir était acceptable pour le parti étant entendu que la signature d’un accord politique global n’interviendrait que lorsqu’elle aura trouvé une solution.

Le paraphe du texte proposé ne met pas fin au dialogue. Il a été suffisamment dit que ce dialogue devait seulement passer à une autre étape, celle de la facilitation.

Le CAR assume totalement sa responsabilité en posant un acte qui permet d’avancer dans la recherche de solution à la crise togolaise. Le peuple jugera aux résultats.

Fait à Lomé, le 13 juillet 2006

Pour le CAR
Le 1er Vice Président National
Me Gahoun HEGBOR