26/11/2022

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Début du procès de l’opposant Améganvi

LOME, 6 sept (AFP) – 17h55 – Le procès du secrétaire du Parti des travailleurs, Claude Améganvi, et du directeur de publication du journal Nouvel Echo, Julien Ayi, poursuivis pour « diffusion de fausses nouvelles », s’est ouvert vendredi matin à Lomé.
Les débats n’avaient porté à la mi-journée que sur des points de procédure, et aucune date n’a été fixée pour la fin du procès.

Les 1er et 2 août derniers, deux journaux privés, Agoo na mi et Nouvel Echo, avaient publié des informations sur la « fortune » du chef de l’Etat togolais et de sa famille. Les deux journaux avaient cité le magazine américain Forbes, qui classe les grandes fortunes mondiales, et qui, selon eux, « vient d’évaluer la fortune du président Eyadéma à 4,5 milliards de dollars ».

Le nom du président Eyadéma ne figure pas dans la liste des 500 plus grandes fortunes mondiales publiée sur le site internet du magazine Forbes.

Le lendemain de ces publications, le gouvernement avait décidé de « porter plainte contre les auteurs de ces articles, afin que lumière soit faite ».

Selon un communiqué du gouvernement togolais, « Julien Ayi a, au cours de son interrogatoire, déclaré que le document mensonger a été rédigé par M. Améganvi. Au cours de la confrontation, M. Ayi a confirmé que c’est bien Améganvi qui l’auteur de l’article. »

Une première audience, prévue le 23 août, avait été reportée au 6 septembre prochain pour des « raisons d’organisation interne liées à la session de la Cour d’assises ».

Entretemps, les députés togolais ont adopté un nouveau code de la presse qui durcit les sanctions en cas d’atteinte aux institutions de la république.

Selon la nouvelle loi, « l’offense au président de la République est punie d’un emprisonnement d’un à cinq ans sans sursis et d’une amende d’un million à 5 millions de F.CFA » (environ 1.500 à 7.600 euros).

Un collectif d’une vingtaine d’avocats a été constitué pour la défense de M. Améganvi.