26/06/2022

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Déclaration N°2 de Batir le Togo à propos des élections du 24/04/05

DECLARATION N° 2 DE BATIR LE TOGO A PROPOS DES ELECTIONS DU 24/042005

Le 05 février 2005, suite au décès du Président Eyadema Gnassingbé, des officiers des Forces Armées Togolaises « confient » le pouvoir à Faure Gnassingbé, fils du défunt, en violation de la constitution qui prévoit l’intérim de la présidence par le Président de la Chambre en cas de vacance du pouvoir.
Pour légitimer cette forfaiture, l’Assemblée Nationale va entériner le coup de force le 06 février 2005.

Devant la mobilisation du Peuple togolais et les sanctions de la communauté internationale, le 25 février 2005 Faure Gnassingbé démissionne.
Néanmoins, il « fait élire président » de la Chambre, Mr Bonfoh Abbas précédemment premier vice président.
De facto, un nouveau président de la République par intérim est désigné et, selon l’interprétation des putschistes, l’ordre constitutionnel rétabli.

Bâtir Le Togo dénonce cette grossière interprétation de la Constitution togolaise de 1992, modifiée en 2002, et considère que la crise togolaise est loin d’être résolue avec le leurre de la démission de Faure Gnassingbé et des hypothétiques élections présidentielles prévues pour le 24 avril 2005.

Bâtir Le Togo invite la communauté internationale, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Union Africaine, les Etats Unis d’Amérique et l’Organisation des Nations Unies, à rester vigilantes, et à éviter de croire, que cette démission qui ne permet pas de revenir au statut quo et, ces élections précipitées et sûrement bâclées dont les dés sont pipés par le régime habitué aux fraudes, règlerait le problème de la Terre de Nos Aïeux.

Cette situation constitue au contraire, l’ouverture d’une nouvelle ère de souffrance et de calvaire pour le Peuple togolais qui a soif de liberté, de paix et de démocratie après tant d’années de calvaire.

Bâtir Le Togo déclare et maintient :

– Que la Constitution togolaise a été violée et suspendue depuis le 05 février 2005 ;
– Son rejet de toute idée de tenue d’élection organisée par des putschistes, les FAT, l’Assemblée nationale, le Gouvernement, la Cour constitutionnelle et le RPT, dont les membres impliqués dans ce coup d’Etat devraient être poursuivis ;
– Que la seule solution de sortie de crise est l’avènement d’un ordre nouveau par la mise en œuvre de l’article 150* de la Constitution de 1992 et de 2002 suspendue et qu’il convient de restaurer.

Il appartient à chaque Togolais de tirer les conclusions de la crise créée volontairement par les putschistes car, le Togo s’apprête à ouvrir une des pages les plus sombres de son Histoire.

Pour Bâtir Le Togo, il est temps aujourd’hui de dépasser les déclarations face aux manœuvres destinées à perpétuer le règne du régime fantoche qui s’apprête à se légitimer par des élections.

Fait à Bruxelles, le 05 mars 2005

Le Conseil Exécutif

*Article 150 (Titre XIV : des Dispositions spéciales) : « En cas de coup d’Etat, ou de coup de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l’Assemblée Nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existants.
Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs.
Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la Nation et sanctionné conformément aux lois de la République ».

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