25/06/2022

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Fin de calvaire pour les trois journalistes emprisonnés à Lomé

Kpakpabia, Dzilan et Evegno, les trois journalistes de la presse privée togolaise emprisonnés depuis le 14 juin 2003 dans les geôles du dictateur Eyadéma, ont été relaxés par le procureur de la république le mardi 22 juillet 2003 à l’issue de leur procès.

Au cours de ce procès, Colombo Kpakpabia et Dimas Dikodo ont avoué avoir été torturés et avoir subi des brimades humiliantes pendant leur détention arbitraire dans les geôles du dictateur Eyadéma. « Les agents de la police m’ont poussé à terre et ont commencé à me taper avec un gros bâton; du sang a giclé de mon front  » relate Dikodo.  » Ils m’ont étalé au sol et l’un des agents s’est mis debout sur mes tibias pendant que je recevais des coups dans la plante des pieds  » raconte Colombo Kpakpabia qui souffre de graves problèmes de la colonnes vertébrales. Après le témoignage des trois victimes des sévices de la police togolaise et au vu de la fragilité du dossier d’accusation, le procureur de la république n’a pu que demander à la cour la relaxe de Kpakpabia et d’ Evégnon, en revanche, il a requis douze mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 500 000 francs CFA pour Dimas Dikodo.

M. Dimas Dzikodo, directeur de la rédaction de l´hebdomadaire L`Evénement, avait été le premier à être interpellé dans un cybercafé à Déckon. Il était en train de scanner des photos de personnes molestées et grièvement blessées par les forces de l’ordre et les milices du RPT ( le parti unique au pouvoir) lors du scrutin présidentiel du 1er juin 2003. Le directeur de publication dudit journal, Philippe Evégnon, avait été appréhendé par la suite ainsi que Jean de Dieu Kpakpabia dit Colombo qui travaille pour divers hebdomadaires à Lomé. Les autorités togolaises leurs reprochaient d’avoir envoyé des informations et des photos aux agences de presse et aux journaux étrangers dans le but de ternir l´image du Togo.

En attendant leur relaxe définitive, il faut remercier et saluer le travail de tous les avocats pour leur brio, leur courage et leur dévoiement dans la défense de ses journalistes émérites. Est-ce la fin du calvaire pour ces trois honorables journalistes injustement emprisonnés et torturés? La justice togolaise va-t-elle réparer le préjudice subi par ses hommes et oser poursuivre les auteurs de ses sevices?

La rédaction letogolais.com