28/11/2022

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Forces de l’ordre postées à Lomé malgré la levée du mot d’ordre de grève

XINHUA – 2/07/2010 – Des forces de l’ordre sont postées vendredi par endroits le long des axes principaux de la capitale togolaise, Lomé, pour parer à tout acte de violence ou trouble, bien que les syndicats aient levé le mot d’ordre de grève, a constaté un correspondant de Xinhua.

Il s’agit de points qui ont été théatres de violences, du 22 au 24 juin dernier, alors qu’un mouvement social spontannée s’était emparé de la ville, en protestation contre la hausse des prix à la pompe.

Outre les voitures personnelles et des taxis-motos, seulement quelques rares taxis ont été visibles dans la circulation avant 07H00 heure locale, heure de pointe.

Les organisations syndicales avaient appelé à observer une grève de 24 heures avant de lever le mot d’ordre jeudi, à la suite d’un compromis avec le gouvernement sur les prix des produits pétroliers à la pompe.

Par crainte de troubles et d’envahissement par d’éventuels protestataires, des stations d’essence ont « refusé d’offrir des services », ont confié à Xinhua plusieurs personnes qui ont fait le tour de stations sans être servies. Des commerces hésitent à ouvrir tandis que l’administration publique a retrouvé son animation habituelle.

Une augmentation de 75 FCFA des prix du litre des produits pétroliers était intervenue le 19 juin, après que le gouvernement eut décidé de suspendre sa subvention estimée à entre 7 et 10 milliards de FCFA par trimestre sur ces produits. Il a ensuite cédé à une diminution de 20 FCFA sur les prix à la pompe le 1er juillet, au terme de plusieurs rounds de discussions avec l’ Intersyndicale des travailleurs du Togo (ISTT), un regroupement des grandes centrales syndicales du pays.

Les syndicalistes, estimant avoir obtenu une satisfaction partielle en attente d’une amélioration prochaine par le dialogue, ont suspendu le mot d’odre de grève.

Mais l’Association togolaise des consommateurs (ATC), associée au départ aux discussions, a déploré avoir été écartée dans les développements. Elle a fait état de compromission et a maintenu, de son côté, le mot d’ordre de grève pour une annulation totale de l’augmentation des 75 FCFA qui avait été faite.

Jeudi, le gouvernement togolais a mis en garde, dans un communiqué,les travailleurs contre l’observation d’une grève illégale.

« Toute grève ou cessation de travail non décidée par les organisations syndicales est et demeure illégale », a averti le gouvernement qui a fait noter que les travailleurs qui auraient suivi une grève illégale s’exposent à la rigueur de la loi.

Au Togo, conformement au statut général de la fonction publique et au code du travail, seules les organisations syndicales des travailleurs ont la faculté de lancer un mot d’odre de grève. Aucune association, ONG ou groupement autre que les syndicats « ne bénéficie de ce droit », a expliqué le gouvernement, relevant que le droit de grève est « un privilège consacré et s’exerce dans le cadre des lois nationales ».