29/11/2022

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Gnassingbé Eyadéma candidat à l’élection présidentielle du 1er juin

LOME, 1er mai (AFP) – 16h28 – Le chef de l’Etat togolais, Gnassingbé Eyadéma, sera candidat à l’élection présidentielle du 1er juin, a annoncé jeudi le Premier ministre, Koffi Sama.

« Je suis heureux de vous annoncer que le Président de la république Gnassingbé Eyadéma accède à la requête des militants du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir) de se sacrifier encore une fois et de briguer la magistrature suprême pour l’élection présidentielle du 1er juin. Le président Eyadéma sera donc le candidat du RPT », a déclaré à la presse M. Sama, également secrétaire général du parti au pouvoir.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée à ce jeudi 1er mai.

Le général Eyadéma, au pouvoir depuis 1967, avait été investi vendredi dernier par le Rassemblement du peuple togolais (RPT, parti au pouvoir) mais il s’était jusqu’alors abstenu de toute déclaration officielle sur son éventuelle candidature.

En juillet 2001, il avait annoncé son retrait en 2003, conformément à des engagements pris en juillet 1999 lors de la conclusion de l’Accord cadre de Lomé (ACL) entre le pouvoir et l’opposition pour tenter de mettre fin à dix ans de crispations politiques.

Le 30 décembre 2002, l’Assemblée nationale, où le RPT dispose d’une majorité écrasante (72 députés sur 81), avait toutefois ouvert la voie à une troisième candidature du président Eyadéma en adoptant un réaménageant la Constitution disposant que le président est « rééligible », sans plus de précision. L’ancien article 59 prévoyait que le mandat présidentiel était « renouvelable une seule fois » et stipulait qu' »en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats ».

Cette constitution « nouvelle formule », qui reprend un article du code électoral obligeant tout candidat à l’élection présidentielle à avoir résidé au Togo dans les douze mois précédant le scrutin, exclut théoriquement de la course l’opposant historique au général Eyadéma, Gilchrist Olympio.

Rentré à Lomé samedi dernier pour accomplir les formalités nécessaires à sa candidature, le leader de l’Union des forces du changement (UFC), fils de l’ancien président Sylvanus Olympio, assassiné en 1963, n’était pas retourné au Togo depuis 1999, pour des raisons de sécurité selon son entourage.

La direction des impôts togolaise a en outre annoncé qu’elle ne pouvait accorder à l’opposant son quitus fiscal, une des pièces indispensables au dossier de candidature, car celui-ci ne disposait pas, de son propre aveu, de revenu imposable au Togo.

Faute d’avoir pu s’accorder sur un candidat unique, la plupart des partis d’opposition réunis au sein de la Coalition des forces démocratiques (CFD), ont décidé de se présenter individuellement à l’élection du 1er juin.