26/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Gouvernement et partis réunis pour réviser le code électoral

LOME, 30 juin (AFP) – 21h41 – Le gouvernement togolais et les partis politiques se sont réunis mercredi pour discuter de la révision du code électoral, conformément à l’un des engagement pris par le Togo à Bruxelles pour la reprise de la coopération avec l’Union européenne (UE), a constaté un correspondant de l’AFP.

Une séance de travail s’est tenue à huis clos entre le Premier ministre, Koffi Sama, et les représentants de l’ensemble des partis politiques, ainsi que ceux de la société civile.

« Le Premier ministre a proposé la mise en place d’une commission technique pour réfléchir sur les réformes à apporter au code électoral et aussi la question du financement des partis politiques », a déclaré à la presse Léopold Gnininvi, leader de la Convention Démocratique des Peuples Africainsopposition).

En février 2003, les députés togolais avaient modifié certaines dispositions du code électoral, confiant notamment l’organisation des scrutins au ministère de l’Intérieur, et non plus à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Elaboré en avril 2000, le code électoral avait été déjà modifiée en mars

« Le gouvernement a vraiment pris la mesure de la situation. C’est une très bonne initiative de convier tous les acteurs politiques autour d’une table, afin de réfléchir et de proposer un code élecoral acceptable par tous les partis », a estimé l’ancien ministre Harry Olympio, président du Rassemblement pour le Soutien de la Démocratie et du Développement (RSDD), classé dans « l’opposition constructive ».

Le 14 avril, une délégation conduite par M. Sama s’est engagée auprès de l’UE à prendre une série de mesures de démocratisation « garantissant un processus électoral transparent et démocratique et acceptable par toutes les parties, dans un délai de six mois ».

Les autorités togolaises ont pris au total 22 engagements et déjà mis en oeuvre certains d’entre eux, dont la révision du code de la presse et l’ouverture du dialogue avec l’opposition.

Début juin, une « mission d’évaluation » de l’UE s’est rendue à Lomé pendant cinq jours et a souligné la « bonne volonté » des autorités de ce pays.

Les autorités togolaises disposent de 60 jours ouvrables pour convaincre leurs partenaires européens, ce qui fixe la date-limite aux alentours du 14 juillet.

L’UE a interrompu son aide au Togo en 1993 après les violences qui ont émaillé le processus de démocratisation du pays.