05/12/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Implantation d’une conserverie de tomates au Togo

L’entreprise italienne Cirio, détentrice de la marque « RICA », une tomate en boîte présente sur le marché togolais, va bientôt installer près de 5000 mille unités de transformation de la tomate concentrée dans notre pays. C’est l’information faite par le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, hier à Lomé lors d’une cérémonie de présentation et d’expérimentation du produit aux officiels togolais.

L’objectif de l’entreprise italienne est de transformer sur place la tomate locale afin de sauver sa perte. Il est vrai, compte tenu des conditions traditionnelles de conservation, que la tomate togolaise pourrit au bout de quelques semaines, créant une pénurie sur le marché et une inflation des prix entre le mois décembre et le mois avril. Les tomates n’abondent qu’en période pluvieuse. Aujourd’hui, elles envahissent le marché et s’achètent à bas prix.

Le procédé de transformation de la nouvelle purée tomate est très simple. Le processus de transformation se déroule en cinq étapes : le lavage de la tomate, le chauffage, l’écrasage (séparation des déchets et de la purée) et la mise en bouteilles. On obtient en quelques minutes une purée dite « Or rouge » que l’on peut mettre en conservation dans une bouteille, ou en concentré ( obtenu à partir du chauffage de la purée) et que l’on peut garder pendant 6 à 8 mois.

Mais une grosse arnaque se met en place ; le ministre Bamnante Komikpime a manqué de donner les informations nécessaires quant aux conditions d’installation de la société CIRIO au Togo selon le code du commerce. Selon des informations parvenues à notre Rédaction, CIRIO va s’installer en zone franche afin de bénéficier des conditions avantageuses qu’offre l’installation en régime de cette zone, dont l’une, exceptionnelle, est l’exonération d’impôt pendant 10 années.. Pourtant, la loi interdit que les sociétés transformant les produits locaux et les revendant au Togo soient réglementées par le régime de zone franche.

Ce n’est pas la première fois que les autorités togolaises dérogent au code de commerce. De nombreuses entreprises en zone franche appartiennent aux proches du régime ou à des hommes d’affaires qui ont des accointances très fortes avec Lomé 2.

La rédaction