Source LETOGOLAIS.COM - 07/05/2003

Portrait de Gilchrist Olympio : Yovovia

Au Togo, Gilchrist Olympio est très populaire du sud au Nord du pays où la population le surnomme tendrement YOVOVIA, le petit métis. Selon une rumeur persistante la seule évocation du nom de Gilchrist Olympio est suffisant pour donner des insomnie à la junte militaire qui régente le Togo depuis 40 ans. . Il a survécu une tentative d'assassinat à Soudou au Togo nordique ; son escorte de campagne a essuyé d'une attaque militaire menée par Ernest Gnassingbé le fils du dictateur togolais du feu en 1992. Ces cinq personnes sont mortes et dix-sept d'autres blessés. Depuis lors, ses visites au Togo sont devenus rares.

Gilchrist Olympio est né à Lomé le 26 Décembre 1936 au Togo. Il fait ses études secondaires au collège Saint-Joseph ( Lomé) et Achimota ( Accra). Etudes supérieures : Hamilton COLLEGE , Clinton, New York ( bourse Smith-Mundt), Il docteur en sciences économique et en finance, diplômé de London School of Economics and Political Science, et Oxford University ( bourse de recherche Oppenheimer). En 1963, il commence sa carrière comme Economiste au FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL à Washington. Dans les année 1970 il devient un homme d’affaires et propriétaire de plusieurs firmes (mines, finance et industrie ) en Afrique.

Exilé depuis 1963, lorsque le premier coup d’Etat militaire en Afrique francophone, assassina son père Sylvanus Olympio, le premier président démocratiquement élu du Togo. Il a joué un rôle majeur dans l’opposition en exil au régime du Général Eyadéma durant les années 60, 70 et 80 au sein du MTD ( Mouvement Togolais pour la Démocratie ). Ceci lui a valu plusieurs tentatives d’assassinat et deux condamnations à mort par le régime du dictateur Eyadéma.

Le 7/07/91est accueilli à Lomé par des centaines de milliers de concitoyens après 28 années d’exil. A joué un rôle majeur dans la Conférence Nationale Souveraine (Juillet - Août 1991) qui, entre autres mesures, a mis en place un gouvernement et un parlement de transition chargés de remettre le TOGO sur les rails de la démocratie.

Février 92 Gilchrist S. Olympio accepte de diriger l ’ UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (U.F.C.), une fédération de huit partis politiques se réclamant de son combat politique.

Le 5/05/92 Durant la campagne de sensibilisation pré- électorale de l ‘ U.F.C., a été grièvement blessé lors d’un attentat mené par des éléments des Forces armées togolaises à Soudou (Togo), alors qu'une douzaine de ses compagnons étaient tués. A été contraint à nouveau à l'exil depuis lors. Cet événement marque une étape majeure dans le processus initié par le dictateur du Togo, le Général Eyadéma, dans le but de déstabiliser la Transition démocratique, de renverser le Parlement de transition et de rétablir l’ancien régime.

En Août 1993, alors que Gilchrist Olympio a posé sa candidature à l’élection présidentielle, il a été arbitrairement écarté pour prétendue non-conformité de certificats médicaux avant que le gouvernement ne lance contre lui un mandat d’arrêt international pour implication prétendue dans une tentative de coup d ' Etat. Depuis lors, il a pris la tête de l’opposition extra-parlementaire au régime militaire de retour au Togo.

L'UFC sur le terrain bénéficie d'une popularité inconditionnelle de la part de ses militants. Les Togolais avides de changement lui témoignent une sympathie constante. Aux dires de ses militants, le chef de l'UFC bénéficie d'une virginité politique. De fait, il n'a participé à aucun gouvernement depuis l'accession au pouvoir du général Eyadéma Gnassingbé en 1967 et dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, avec tous les risques que cela comporte.

La rédaction letogolais.com


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