Source L'AUTEUR - 09/07/2008

Le tourisme secteur clé pour le développement du Togo

Le tourisme reste un secteur sinistré au Togo. Je suis triste pour mon pays parce qu’il ne bénéficie pas des bienfaits du tourisme pour créer des milliers d’emploi du nord au sud. Faisons comme les pays développés « La France, L’Allemagne, Le Japon, la Chine, La Grande Bretagne, La Belgique, L’Italie » ou comme des pays Africains comme « le Maroc, la Tunisie, Le Sénégal, Le Kenyan, L’Afrique du Sud ou L’Egypte », qui profitent des recettes du tourisme pour placer leur pays à la tête des pays qui accueillent des millions de touristes par an en créant des millions d’emplois dans l’interprétariat, l’excursionniste, l’animateur, l’agent d’accueil, le voyagiste, des taxis, la restauration, les sculptures, l’artisanat, la couture, les bars et cafés, des boutiques de vente des cartes postales et des souvenirs, des boites de nuit etc etc etc. Nos médias devraient couvrir les manifestations culturelles pour les faire connaître à la population togolaise et au monde entier.

LA DECENTRALISATION

Nous espérons que l’arsenal de la loi de la décentralisation pourra donner un essor à la gestion saine des mairies et des départements en matière du tourisme. Le conseil départemental et les mairies ont besoin d’une loi pour prendre leur responsabilité en gestion des communes et de nos cités.

Un maire efficace au service des citoyens et de sa cité

Le maire élu devrait avoir autour de lui une équipe de professionnels et des compétences en 5 points.

- Un service de l’Urbanisme et de la gestion quotidienne des habitats et des écoles de sa cité. Gestion des parcs et des lieux de villégiatures. Construire des latrines publiques, des toilettes. Mettre des panneaux de signalisations sur les routes. Organiser la vie de ces concitoyens autour des sujets comme travail bien fait et relâchement le week-end dans diverses associations religieuses ou laïc, débat en lieu appelé Agora à défaut de la télé ou la radio locale.

- Un service de la sécurité des citoyens de sa cité devrait être organisé autour de trois points (La police, les pompiers et le Samu c’est le service d’urgence d’hôpital avec une voiture équipée pour aller soigner et chercher les malades)

- Un service du tourisme et de l’artisanat : gestion du commerce du tourisme, édition des cartes postales de toutes les fêtes et traditions du Togo (Ekpé Epe, Evala, Ayizan, Agbogboyan, Agbadja, Adjogbo, Akpessé, Kamou, Lawa, EGU, ZANGBETO, des royautés), encourager les artistes, les sculpteurs, les groupes folkloriques, créer des musés et des bibliothèques. Organiser des voyages à travers le pays pour faire connaître sa région à d’autres Togolais. Exploiter le tourisme intérieur et extérieur. Développer le système de « Host Famille » très développer en Grande Bretagne, où des étrangers partagent ensemble une maison en payant chacun sa part de loyer en totalité avant de rentrer dans l’appartement pour la durée de son séjour. Permettre à des écoliers d’autres pays de venir visiter sa cité.

- Le Jumelage avec des villes européennes, asiatiques, Américaines. Bénéficier des compétences des ingénieurs de ces villes dans le cadre de la décentralisation, en permettant à des ingénieurs de travaux publics par exemple de savoir comment les Anglais ont réussi à faire couler leur pluie fréquente dans les égouts et garder leurs chaussées sèches après chaque pluie, sans boue, sans déchets, sans odeurs nauséabondes.

- Aménagement des lacs, des montagnes, des plaines, des savanes en lieu de visite pour les touristes. Par exemple la lagune de Lomé sera transformée en canal où l’eau pourra circuler tranquillement, aménager les environs avec des bancs, des pelouses, et permettre aux tourismes de se déplacer en bateau, en pirogues jusqu’au lac d’Agbodrafo, et Aného, à Payimé et à Glidji. Dans le cadre de la coopération décentralisée, ces trois villes pourront s’adresser aux pays nordiques qui ont réussi à faire de leurs villes des cités à canal où circulent aisément des bateaux, au centre ville pour le bonheur de tous les habitants, des touristes et de l’écologie. La ville de Lomé, d’Agbodrafo, de Togoville et d’Aného pourront s’associer pour développer le tourisme de leurs cités. Les plages de Lomé, D’Agbodrafo et d’Aného pourront accueillir des tourismes avec des aménagements touristiques digne de ce nom, tel que Casino, des hôtels de luxe à PAYIME dans son site historique où la mer et la lagune se marient pour le bonheur des yeux.

Chaque région pourra faire valoir sa culture, créer des ballets pour le bonheur touristique de sa région et du Togo. En Guinée, au Burkina FASO, au Mali, au Sénégal leurs ballets se déplacent pour jouer en Europe. J’ai assisté personnellement à plusieurs ballets et théâtres de ces groupes africains en Europe avec joie et satisfaction. Pourquoi pas mon pays ?


MONUMENTS ET CHATEAU A ENTRETENIR

Dans la gestion des grands monuments, la France a une compétence qui pourra profiter au Togo. Au nord plusieurs sites seront valorisés, les villes tamberma, le pays bassar avec ses hauts fourneaux, la savane au grand nord (Mango, Dapaon) à Kpalimé le château vial, les cascades. Faire visiter ses sites nécessite un entretien régulier, une visite organisée par quelqu’un qui connaît l’histoire du site.
Ecrire des livres sur les sites. Le tourisme c’est à la fois le paysage somptueux, la valorisation de nos patrimoines, la présentation de nos cultures, artisanats, chants, danses, traditions aux étrangers moyennant le paiement des prestations.


LA CUISINE ET LES BOISSONS LOCALES

Les spécialités culinaires togolaises du nord au sud devront être écrites dans un livre de cuisine et être vendu publiquement dans les lieux touristiques, et dans les librairies. Des émissions spécialisées devraient être organisées sur la cuisine togolaise à la télévision. Par exemple (la cuisson de yaka yéké, Ablo, Foufou d’Igname, de manioc, de banane planté, Igname frite, Adémey, Gboma, Agoumé, Moyo, Dégudjessi, Akpama, ainsi les sauces de gibier, de poisson, etc etc etc. Les reportages télé devraient se concentrer sur la préparation de (liha, Tchoukoutou, Sodabi, Déha, etc etc etc).En europe on fait des reportages sur les caves sans dévoiler les secrets de fabrication. Cela permet aux populations de mieux connaître les boissons et d’en apprécier la qualité, la propreté des lieux des lieux de fabrications. Et les thérapies de certaines boissons sur la santé des citoyens.


CONCLUSION

Pour conclure, je dirai, je souhaite pour mon pays tout le bien de la richesse du tourisme. Les occidents font très attention à la propreté des lieux, des parcs, de leur entretien. Ils font très attention à la sécurité, à la corruption. Si chaque maire élu donne le maximum de lui-même pour représenter dignement sa région par la propreté des lieux communs, la probité de ces habitants, l’hospitalité de sa commune, beaucoup de problèmes nationaux seront résolus. Chaque citoyen veillera à la bonne réputation de sa région comme dans le temps de nos parents et les petits voyous seront neutralisés pour le bonheur commun. J’ai visité des villes en Europe, où les portes ne sont pas fermées, ni le jour, ni la nuit, parce que la sécurité règne, et les habitants se connaissent. La communication sur les nouveaux arrivants est faite le jour même. Pourquoi viendrez-vous troubler la paix dans une cité qui vous a bien accueilli ? Vous serez éconduit dès le premier dérapage.


Mais de longs et pénibles efforts seront accomplis pour arriver au bout et permettre à notre pays d’avoir le soleil sur son chemin. C’est le travail de tous les Togolais de la diaspora et de l’intérieur d’apporter notre pierre à la construction de nos cités et de notre pays. C’est pourquoi je soutiens l’initiative de mon ami Bassirou Ayéva pour le choix dans le volet culturel de Sokodé et son périphérique. Je lui souhaite une réussite et du courage pour donner du travail à ces compatriotes, redynamiser la culture TEM, et faire connaître non seulement aux Togolais et aux africains, le patrimoine culturel de sa cité, mais à l’ensemble du monde entier. Par des ballets, des théâtres, de la musique sur CD, des DVD. Si les autres régions du Togo pouvaient faire pareil, se sera un soulagement culturel pour nous tous, de se connaître à travers nos différences qui sont des richesses et nos fiertés nationales. Au sud, A Kpalimé, Atakpamé, Aného, les organisations existent depuis des siècles en petits groupes pour animer les décès, les mariages, les naissances, les anniversaires, les moissons, jusque dans la diaspora.

En France on connaît « GUIN UNION » mais il faut maintenant dépasser le cadre de nos parents pour en faire des éléments de tourisme pour créer des emplois et vivre dignement avec ces richesses culturelles. Les idées et les compétences sont les éléments fondamentaux pour le développement d’une région.

Par Jacob ATA-AYI
Paris le 08/07/2008

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