Source LA FAMILLE GABA - 21/06/2010

Messe pour le repos de l'âme de John Ayitévi GABA le 27 juin à Paris

Les familles: GABA, DE SOUZA, AMORIN, DJIYEHOUE, FORSON, BYLL, DURBACH, TOMETY, CREPPY, KUE-HEMAZRO AKPOKLI, APALOO, BRUCE, MILLESCHAMPS, d’ALMEIDA, AJAVON, ESSIEN, OLYMPIO, TRENOU, EKUE, LAWSON, AGOBORI, CORREIA, EHUI, PENA, GAROSCIO, LARRALDE, PINKAU, OUEDRAOGO, DOGBEVI, MENSAH.

Très touchés par vos nombreux gestes, marques de sympathie et d’amitié
que vous leur avez témoignés lors du décès de leur très cher et regretté

John Ayitévi GABA
Ancien-Directeur de la Mobil Oil Togo à la retraite
Survenu le 16 Mai 2010 dans sa 82ème année

vous prient de trouver ici l’expression de leurs plus sincères remerciements et d’assister ou de vous unir d’intention à la messe du souvenir qui sera célébrée :

le dimanche 27 juin à 15 heures
Eglise Luthérienne de l’Ascension
47, Rue Dulong 75017 Paris


Métro : Rome ou Villiers
Bus 31 et Train : Pont Cardinet


A l’issue de la célébration, nous nous retrouverons autour d’une collation dans la salle paroissiale.

Pour plus d´information contactez :
Faith GABA : 06 21 57 95 81 - gabaayele@yahoo.fr
Eden GABA : 06 30 72 77 14 - edengaba@gmail.com
Karl GABA : 06 66 63 15 10 - karlgaba@voila.fr


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ORAISON FUNÈBRE
JOHN AYITEVI GABA
13 octobre 1928 – 16 mai 2010


« Je tends les mains vers toi, mon âme est devant toi comme une terre sans eau. Hâte-toi de me secourir, ne détourne pas de moi ton visage, fais-moi connaître le chemin où je dois marcher, car vers toi j’élève mon âme. » Psaume 143

John Ayitévi GABA est décédé le dimanche 16 mai 2010 à onze heures cinquante cinq d’un arrêt cardiaque à son domicile à Lomé. A son chevet, il y avait la Bible et sa carte d’électeur; il suffit de se le rappeler pour saisir toute la mesure de son degré d’élévation spirituel et civique. C’est vous dire que toute sa vie fut un enseignement d’une intensité exceptionnelle, guidée et tendue à la fois par l’idée de la fraternité et l’exigence de la justice sociale, inscrite dans une fidélité absolue aux idéaux et aux engagements de sa jeunesse, une fidélité tenace qui demeure l'honneur le plus authentique des hommes de conviction.

Le rappel de ses engagements porte assurément la marque de ses origines familiales. Il avait vu le jour en octobre 1928, à Aného, issu de deux familles nobles et respectées, ses parents biologiques étant Jacob Kué GABA, premier assesseur du Comité de l 'Unité Togolaise (CUT), et Abavi Christina de Souza, fille de Pa Augustino de Souza, père de l’indépendance du Togo. C'est vous dire que tout le prédestinait à devenir un homme de principe et d’honneur et à voir son pays maintenir son envolée et offrir à ses enfants la quiétude. Peut-être ! Mais depuis les belles heures de l’indépendance, nous sommes dans un autre univers,…Autres temps, autres mœurs….

Cet acharnement à se faire tel qu’on a voulu être, à donner à sa vie une unité forte est tel, que tout, chez cet homme qui chemine, apparaît clair, naturel et comme allant de soi. Fo Ayitévi, détenu politique dans les geôles de la soldatesque, dépouillé de son activité professionnelle, spolié d’une partie de ses biens, contraint à l’exil forcé, a maintenu jusqu'au bout ses convictions fondées sur l'amour de sa patrie. C’est un nationaliste militant de l’UFC.
A ses enfants, il a su passer le brillant flambeau d'une éducation pleine d'amour, de générosité, de justice, de service et surtout d'équité. C’est donc cet héritage qui explique l'engagement sans faille aujourd'hui de ses enfants, leur générosité et leur gentillesse.

S'il y a une leçon à retenir d'une vie si remplie de notre cher papa, oncle, frère et ami, il me vient à l'esprit sa joie de vivre, son sens de la justice et son intégrité. Il est important de mettre en relief ces valeurs qui ont fait de John Ayitévi Gaba à la fois un homme d’engagement et de réjouissance.
Il est de coutume chez nous de laisser nos aînés nous conter ou nous remémorer notre histoire ; permettez-moi cette fois-ci de transgresser nos usages et de vous livrer un témoignage certes anecdotique mais significatif. Dans notre enfance, notre père nous emmenait souvent rendre visite à ses proches à la maison familiale des Amorin à Asiganto ; il était particulièrement très lié à deux d’entre eux, Naguan Libénon et Fo Bollinger. Souvent il commissionnait un des jeunes, Tavio Amorin en particulier, pour aller chercher des journaux (ghanéens de préférence) et avec Fo Bollinger, ils aimaient disséquer les nouvelles du monde; les échanges étaient souvent âpres, à vrai dire personne ne saisissait l’importance de leur joute mais ce fut tout de même notre apprentissage de débats contradictoires.

Nous voici réunis pour dire un dernier au revoir à celui qui fut un père, un grand-père, un frère, un oncle, un cousin, un neveu, ou encore un ami, une relation, mais avant tout un homme au destin exceptionnel.

Notre défunt père John Ayitévi GABA, que nous pleurons aujourd’hui et dont la disparition jette dans le deuil une honorable famille que Dieu met à nouveau durement à l’épreuve, est de ceux qui n’ont pas besoin qu’on les loue. Leurs actions pugnaces et vigoureuses suffisent à cette tâche.

Notre défunt père John Ayitévi GABA a fait de sérieuses études linguistiques et comptables, au Togo, au Ghana et au Sénégal, desquelles il conserva un abord fait de méthode, d’ordre et de souci du travail bien fait. Cadre dirigeant d’une société de négoce d’hydrocarbures, la Mobil Oil, il exerça à Dakar, Bamako, Niamey, Cotonou, Lomé, puis Paris. Homme à principes, il fut apprécié et respecté pour sa grande capacité de travail, et son sens de l’honneur.

C’était également un bel esprit dans un corps sain. Passionné de football, dès sa tendre enfance, ses dribles furent appréciés à Ashimota School. Supporter inconditionnel de l’Etoile Filante de Lomé, il garda toute sa vie les vertus de la pratique de l’activité physique. Il prenait toujours le temps de s’adonner assidument à la marche à pied, l’une de ses passions ; les rues de Lomé n’avaient pas de secret pour lui ni les belles plantes qui fleurissent ça et là…John Ayitévi GABA était un grand sportif.

Certes son souci de la perfection engendrait chez lui une colère qui reste mémorable à ceux qui subirent son courroux; il avait l’indignation intacte … C’est aussi la marque des êtres d’Amour.

Notre défunt père John Ayitévi GABA ne fut pas avare des bons plaisirs que la vie offre ; il a bien vécu et a su tirer un juste profit de sa vie terrestre. Il n’aurait pas aimé nous voir tristes ou accablés ; acclamons et louons les œuvres de Dieu en ce jour.

Il a 13 enfants, 19 petits fils et filles et 2 arrières petits-fils. Aussi, à l’heure où la vie sépare les familles les plus unies, que ce soit pour des raisons studieuses, professionnelles ou à cause d’un engagement patriotique, la distance géographique ne creusa jamais le moindre fossé entre ses enfants et lui, bien au contraire. Il restera à jamais plaisamment dans la mémoire de chacun de ses fils et filles. Nous t’aimons, Papa, même si chacun d’entre nous n’a pas eu souvent l’occasion de te le dire. Nous te garderons près de nous, dans notre cœur, comme un accompagnateur et un exemple précieux.

Le grand départ de notre défunt père John Ayitévi GABA fut paisible. C’est pourquoi, il nous plaît de le remercier devant vous tous ici réunis, et de l’assurer, où qu’il soit, que son exemple restera pour nous une véritable référence. Ayant accompli sa tâche, il s’en est retourné près de Dieu, le Père, cueillir "la récompense" après un long temps de préparation.

« L’habitude est une seconde nature » : c’était sa phrase fétiche …

Au revoir Papa

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