Source ANC-TOGO - 20/12/2011

Togo : Tournée triomphale de l'ANC et de Jean Pierre FAbre dans la Kozah

C’est dans la Région de la Kara que prend fin, ce dimanche 18 décembre 2011 à Kara, la tournée nationale de l’Alliance Nationale pour le Changement ( ANC), entreprise depuis le mois de mai 2011. Cette dernière phase de la tournée a conduit le Président National de l’ANC, Jean-Pierre Fabre et sa délégation dans les préfectures et sous-préfectures de la Plaine de Mô, de Bassar, de Dankpen, de la Kéran, de l’Oti, de Tandjoaré, de Sinkassé, du Kpendjal, de Tône, de Doufelgou, du Binah et de la Kozah..

A Niamtougou, à Kétao comme à Kara, c’est dans la liesse populaire que Jean-Pierre Fabre et la délégation du Bureau national de l’ANC ont été accueillis. Partout, c’est une population jeune et décidée qui a pris l’initiative de l’organisation des manifestations. Une population particulièrement réactive et exigeante qui a accompagné d’applaudissements nourris les messages du Président National.

Les mots de bienvenue, ci-dessous, de la fédération de Doufelgou et celui du représentant du FRAC dans la Kozah témoignent du sentiment d’injustice partagé par toutes les populations de la région.

Ici comme dans toutes les préfectures parcourues, Jean-Pierre Fabre a sévèrement dénoncé et condamné la stratégie abjecte et dangereuse du RPT de division du pays, opposant les populations du nord à celles du sud. « Le RPT vous trompe, vous manipule, vous instrumentalise. Son seul intérêt, c’est de remplir les poches de certains individus. Pour nous, il n’y a pas de Kabyès, pas d’Ewés, pas de Lossos, pas de Minas, pas de Mobas,…il n’y a que des Togolais. Nous sommes tous des Togolais et conformément à l’article 11 de notre Constitution, nous sommes égaux. », a affirmé, Jean-Pierre Fabre.

Jean-Pierre Fabre a conclu en apportant le soutien de l’ANC aux enseignants et aux étudiants parce que leurs causes sont justes.

En réponse aux problèmes de la misère et du chômage, le Président National de l’ANC a déclaré que ce n’est pas le gouvernement qui crée des emplois mais les entreprises. Il a ajouté que c’est la démocratie et l’état de droit qui attire les capitaux puisqu’aucun investisseur sérieux n’ira investir dans un Etat voyou comme le Togo.



Mot de bienvenue de la fédération de Doufelgou

Monsieur le Président National de l’Alliance pour le Changement (ANC)

Mesdames et Messieurs les membres de la délégation du Bureau National,

Chers militantes, militants et sympathisants,



Permettez- moi de prendre la parole au nom du Bureau Fédéral ANC de Doufelgou, pour exprimer une fraternelle bienvenue à Monsieur Jean-Pierre FABRE, Président National de l’ANC et à toute la délégation qui a bien voulu faire le déplacement sur Doufelgou pour partager avec nos frères et sœurs, parents et amis, des informations très importantes.

C’est aussi l’occasion pour moi de dire merci à toutes celles et à tous ceux qui, en dépit des multiples occupations qui leurs incombent, ont bien voulu être des nôtres aujourd’hui. Le Togo est un pays qui appartient à tous les Togolais, de même, les partis politiques du Togo sont pour tous les Togolais. Nous nous félicitons de l’intérêt que vous accordez à notre chère préfecture de Doufelgou et du soutien objectif que vous apportez aux valeurs de démocratie, des droits humains et l’état de droit que vous défendez.

Soyez assuré de la reconnaissance de la population de Doufelgou en général et celle de Niamtougou en particulier.

D’abord, la ville de Niamtougou dont vous venez de fouler le sol est dans un état de délabrement total. Les rues sont difficilement praticables et les infrastructures hôtelières qui devaient être le support d’une ville désenclavée par un aéroport de classe internationale sont pratiquement inexistantes. Les rues sont plongées dans une obscurité totale, une fois la nuit tombée, faute d’éclairage public, exposant ainsi la population de la ville à des risques divers.

Concernant la situation socio-économique des populations, nous pouvons l’analyser suivant les différentes couches sociales : nos frères paysans, les commerçants, les fonctionnaires des services publics et privés, les femmes, les élèves et les étudiants.

Les paysans :

Les paysans sont dans une situation sociale et économique très précaire. Nul n’ignore ici, que pour des raisons de fermeture des frontières, les prix des denrées alimentaires ont considérablement chuté. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Ce qui est grave, c’est que le ces bas prix de denrées alimentaires contrastent avec les prix de produits de première nécessité tel que le pétrole.

Merci pour votre prise de position en faveur des paysans.

La situation des fonctionnaires togolais n’est pas enviable. La preuve est que le Togo est le pays dont le salaire est le plus bas dans la sous-région. Les fonctionnaires togolais, surtout les enseignants, vivent dans une misère indescriptible. Leurs manifestations sociales de ces derniers jours en est la preuve.

Monsieur le Président, les agents volontaires de tous les secteurs de Doufelgou sont dans une situation alarmante. Certains d’entre eux sont à plus de vingt ans de volontariat sans aucun espoir pour l’avenir.

Malgré les diplômes professionnels, ils ont toujours échoué à chaque concours officiellement lancé par l’Etat. Aujourd’hui, totalement déçus, certains ont dû se retirer de l’enseignement, vivant ainsi dans des conditions misérables.

Les femmes de Doufelgou n’ont pas un sort meilleur. Leur principale occupation reste la vente de la boisson locale qui a perdu de l’intérêt face à la baisse du niveau de vie des consommateurs.

Au vue des ressources dont dispose notre patrie, nul ne saurait justifier les traitements dégradants dont sont victimes les fonctionnaires.

Monsieur le Président, nous voudrions humblement vous confier la recherche de solutions qui permettent aux fonctionnaires de jouir véritablement des fruits de leur dur labeur jusqu’ici confisqués par un groupuscule d’individus.

Les jeunes, leurs sort est plus qu’inquiétant. Ils sont abandonnés à eux-mêmes. La fermeture des Universités de Kara et de Lomé témoigne de la mauvaise foi du gouvernement face aux problèmes de cette frange de la population qui ne demande que de meilleures conditions de formation pour assurer dignement la relève de demain. Que des discussions avec le gouvernement soient ouvertes afin de trouver des solutions idoines à leurs problèmes.

Quant au chômage, il demeure une entrave grave à la dignité de la personne humaine. Nous ne demandons pas au gouvernement d’engager tout le monde dans la fonction publique, mais de prôner une politique de création d’emplois tant du secteur public que privé.

Monsieur le Président, puissent les mânes de nos ancêtres vous accompagner tout au long de votre combat pour l’établissement véritable de la démocratie au Togo. Soyez assuré du su soutien des filles et fils de Doufelgou.

Tous debout pour un véritable changement, nous vaincrons.

Vive l’ANC au Togo !

Niamtougou, le 18 décembre 2011

Copyright LETOGOLAIS © 2002