Source LETOGOLAIS.COM - 05/01/2003

L’harmattan, invité de la fin d’année

L’harmattan bouleverse fin décembre et début janvier les habitudes des Togolais. Ce vent sec et humide sévit dans la sous-région ouest-africaine. A des niveaux différents, ce vent est ressenti dans toutes les régions du pays. Il est redouté parce qu’il marque subitement une rupture entre les températures et est source de maladies.

La température, au cours de cette période, tombe de 40 à 16 ou 20°. Les nuits et les matinées sont froides et humides alors que les jours sont secs. Les couvertures et les pull-over sont indispensables. Pendant toute la journée, l’atmosphère est polluée par un air poussiéreux et irrespirable. Les gens se couchent très tôt pour se réveiller très tard le lendemain, le retard dans certains services publics est parfois toléré jusqu’à une certaine heure de la journée. Pour résister ce sont les consommateurs qui payent le plus cher. Cette année encore, la friperie a fait une bonne affaire. Tous les « bons produits » ont connu une hausse de prix : pull-over et autres fringues, casquettes, lunettes, pommades….. Personne ne résiste à ce vent. Si on ne se protége pas, on a les cheveux et les poils blanchis par la poussière et la saleté, la peau desséchée et déshydratée et parfois des plaies cutanées. Entre Noël et la nouvelle année, les togolais n’ont pas fait exception à la règle mais cela ne les a pas empêchés de faire la fête. Il est parfois très amusant de vivre ces périodes en compagnie d’ amis .

Contrairement aux autres régions du pays, l’harmattan n’apparaît à Lomé que vers la fin du mois de décembre pour réapparaître un mois plus tard en janvier. Parfois ceci n’est pas respecté à cause des anomalies climatiques que connaît la côte togolaise. Dans les régions de l’intérieur, l’harmattan s’annonce déjà en octobre. C’est la période de défrichage des forêts .

La rédaction

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