Source ASVITTO - 26/11/2014

ASVITTO - Togo : Déclaration relative à la répression de l'opposition du 21 novembre

DECLARATION D’ASVITTO RELATIVE A LA SANGLANTE REPRESSION DE LA MANIFESTATION DE L’OPPOSITION DU 21 NOVEMBRE 2014.

C’est dans la douleur et la consternation que l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO) a constaté la sanglante répression policière de la manifestation organisée par l’opposition le 21 novembre 2014 à Lomé. Des actes de cruauté ont encore été enregistrés sur les personnes interpellées par les forces de l’ordre et de sécurité lors de cette manifestation.

Ces actes horribles se sont produits subtilement dans les fourgonnettes, depuis les lieux d’interpellation jusqu’à la gendarmerie nationale en passant par le long trajet, histoire de contourner la vigilance des journalistes et des défenseurs des droits de l’Homme afin de maximiser les souffrances aigues sur les personnes interpellées avant la destination. Des bastonnades, des coups de crosse d’armes, ont laissé des hématomes sur plusieurs personnes interpellées. Il est même arrivé que Sous l’effet des bastonnades et des coups de crosse dans le ventre, un jeune garçon ait pu déféquer d’une manière irrégulière dans l’une des fourgonnettes.

Au regard de cette violence inouïe sur les populations civiles, l’ASVITTO voudrait faire remarquer que la sacralité de l’être humain n’a aucune importance aux yeux des forces de l’ordre et de sécurité Togolaises et les méthodes n’ont pas du tout changé.

Il est également curieux de constater que les multiples visites des organisations internationales de défense et de protection des droits de l’Homme n’ont pu changer les habitudes, et l’on est tenté de croire que le gouvernement se sert de cela pour se faire simplement une visibilité à l’échelle internationale et les populations civiles continuent de payer le lourd tribut du non respect des conventions internationales ratifiées par notre pays.

L’on reste convaincu que le même système, les mêmes méthodes et les mêmes personnes donneront les mêmes résultats dans un pays où l’impunité est la norme de gouvernance et les tortures restent banalisées.

L’ASVITTO exige la libération immédiate des huit (8) manifestants déposés à la prison civile de Lomé et insiste sur l’ouverture d’une enquête afin de situer les responsabilités de ces actes rétrogrades qui ne cessent de porter atteinte à l’intégrité physique des Togolais.

Fait à Lomé, le 25 novembre 2014.
Le Secrétaire Général
ATCHOLI Kao

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