07/12/2022

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initiative150 : Faure Gnassingbé doit démissionner

POUR RETABLIR LA LEGALITE CONSTITUTIONNELLE, FAURE GNASSINGBE DOIT DEMISSIONNER

Le 5 février 2005 dernier, aussitôt après l’annonce publique du décès de son père, le Président Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé a pris le pouvoir au Togo avec le concours de certains officiers, au mépris des dispositions constitutionnelles confiant l’intérim pendant 60 jours au Président de l’Assemblée Nationale.

Ce Coup d’Etat a aussitôt été dénoncé par Monsieur Alpha Oumar Konaré, Président de la Commission de l’Union Africaine, Monsieur Olusegun Obasanjo, Président du Nigéria et Président en exercice de l’Union Africaine, ainsi que par de nombreuses organisations africaines et internationales. La Francophonie a décidé le 9 février 2005 de suspendre le Togo de ses instances et la CEDEAO, qui a menacé de prendre des sanctions, a entrepris les démarches en vue d’amener les auteurs du Coup d’Etat à rétablir sans délai la légalité constitutionnelle.

En dépit de cette condamnation unanime, Faure Gnassingbé assume sa responsabilité dans le Coup d’Etat en annonçant le 18 février 2005 sa décision de se maintenir au pouvoir en même temps qu’il a promis des élections présidentielles dans les 60 jours.

Le Président Alpha Oumar Konaré a réagi le 19 février 2005 à cette déclaration en affirmant sans réserve que la promesse d’organisation d’élections présidentielles ne satisfait pas l’exigence du rétablissement de l’ordre constitutionnel, puisque ces élections seraient organisées par une autorité illégitime. Le Président Olusegun Obasanjo a exigé de son côté ce même jour le retour à l’ordre constitutionnel prévalant au Togo avant le Coup d’Etat.

Toute personne éprise de progrès et opposée à la prise du pouvoir dans les conditions grossières de ce Coup d’Etat doit faire écho à ces condamnations exemplaires et sans ambiguïté en engageant ou en se joignant à toute initiative visant à faire échec au Coup d’Etat.

Pour les Togolais, c’est un devoir expressément prévu par l’article 150 de la Constitution. Pour les autres c’est une exigence morale. Aucun prétexte tiré de la probable absence d’expérience de gouvernement des futurs dirigeants ou aucun chantage fondé sur la concentration ethnique de l’armée ne peut justifier que l’Afrique et la communauté internationale entière reculent devant les auteurs de ce Coup d’Etat.

L’Union Africaine, la CEDEAO et la communauté internationale doivent désormais fixer un ultimatum au pouvoir illégitime qui s’est installé au Togo.

Fait le 19 février 2005

initiative150
La Coalition Contre le Coup d’Etat au Togo
e-mail: initiative150@initiative150.org

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