26/11/2022

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Interdiction de deux manifestations de l’opposition à Lomé

Lomé, Togo (PANA) – Un meeting de l’Union des forces de changement (UFC, opposition) et une marche de protestation du regroupement « Quelle solution pour le Togo ? » prévus pour ce dimanche ont été interdits par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité aux termes d’un communiqué diffusé samedi soir par la télévision togolaise.

Dimanche matin, pour dissuader d’éventuelles manifestations, la police a pris position dans quelques coins stratégiques de la capitale.

A Bè, quartier chaud de la capitale togolaise et fief de l’opposition, un fourgon de la police était visible à la station d’essence ‘Unipétrole’, près du marché du quartier.

A Béniglto, le quartier abritant le stade où devait se tenir le meeting, un fourgon remplis de policiers a pris position devant l’entrée principale du stade et dans un coin du stade, a-t-on constaté sur place.
La ville est calme et les responsables du parti ont affirmé avoir suspendu la tenue du meeting.

Selon le communiqué du ministre de l’Intérieur, le discours tenu par les responsables de l’UFC lors d’un récent meeting à Lomé est « trop violent ».
Il révèle qu’une rencontre a eu lieu entre les responsables de l’UFC et le ministre de l’Intérieur afin que des solutions appropriées soient trouvées aux problèmes des « dérapages » lors des meetings.

Outre le communiqué du ministre de l’Intérieur, les officiers supérieurs de forces armées togolaises (FAT) ont lu, samedi soir à la télévision, une déclaration mettant en garde les partis qui prétendent organiser des manifestations mais qui, en fait, « troublent l’ordre public ».
Selon la déclaration lue par le général Zakary Nandja, chef d’Etat-major général de l’armée togolaise, des femmes regroupées au sein du Collectif des femmes pour la justice ont envahi la cour de l’Etat-major, le mercredi 21 août, pour solliciter le concours des FAT afin de prévenir les troubles qu’organisent les partis politiques et en particulier l’UFC.

Le regroupement « Quelle solution pour le Togo ? » a voulu organiser sa manifestation pour demander la libération de son coordinateur, M. Claude Améganvi et de deux autres de ses militants, Djaoura Tiguéna et Takana Badjessa, condamnés à Kara (nord du pays) à 12 mois de prison dont 10 avec sursis le lundi 19 août.

Ils avaient été accusés d’avoir distribué des tracts invitant les populations à la commémoration du 10ème anniversaire de l’assassinat de l’opposant Tavio Amorin, arrêté le 23 juillet 2002.

PANAPRESS 25/08/2002