27/09/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La FTF à l’image de la gestion chaotique du Togo

Toutes les institutions de la république ainsi que les structures annexes de l’Etat dont la FTF sont caractérisées par l’arbitraire dans leur fonctionnement et marginales par rapport aux normes internationales reconnues par les Nations-unies. Le Togo est devenu un pays où les valeurs universelles de libertés publiques et la bonne gouvernance sont totalement baffouées au profit du clan Gnassingbé, héritier du dictateur Eyadéma qui a ruiné le pays. Ainsi, la Fédération togolaise de Football, institution importante – le football étant un sport de masse qui brasse des milliards à travers le monde – se voit imposer à sa tête, Rock Balakiyem Gnassingbé., rejeton du clan Gnassingbé .

Bien qu’ une image déplorable du peuple togolais a été donnée à travers la gestion chaotique de la CAN d’Egypte et au Mondial 2006 en Allemagne, Rock Balakiyem Gnassingbé responsable de ces désastres ne songe même pas à démissionner. Pire, il se lance dans une campagne de harcèlement, d’intimidation des membres du bureau de la Fédération ( des subalternes) qui reconnaissent leur part de responsabilité en décidant depuis l’Allemagne “de rendre leurs tabliers” . Avec arrogance et en toute impunité, Rock Balakiyem Gnassingbé conserve la présidence de la FTF, son domaine réservé; la FTF n’est-elle pas la part du gâteau lui revenant comme héritage laissé par son pére, le dictateur défunt ? A ce sujet, n’a-t-il pas fait comprendre à son frère Faure qu’il ne démissionnera pas, puisqu’il n’intervient pas dans les affaires de la présidence, et qu’en conséquence son frère n’a aucun pouvoir de lui imposer une quelconque démission . Tout cela a un nom : il s’agit d’une république bananière.

Le peuple Togolais ainsi que la diaspora exigent des comptes aux regards des nombreuses sommes reçues par cette fédération de la part de la FIFA, le sponsor PUMA, les banques togolaises et les diverses associations qui soutiennent les Eperviers . Au total, pas moins de 15 milliards de francs CFA sont inscrits au crédit des comptes de la FTF lors de ces deux grands événements sportifs:
Comment a-t-on géré ces fonds pour qu’on en arrive à des grèves légitimes de la part des joueurs à quelques jours des compétitions à cause du non paiement des primes?

Les Togolais se posent des questions et attendent la réponse des intéressés car ils souhaitent demander des sanctions concrètes à la FIFA:

-Publication des comptes de la FTF par le Trésorier Général: Bilan et Comptes de résultats de cette institution.
-Publication du Grand livre des comptes, ainsi que toutes les rémunérations: joueurs, staff technique et l’ensemble des membres de la fédération.

Il est évident que, quoi qu’il arrive, les joueurs souhaitent changer de dirigeants, et surtout de président dont l’ignorance et l’incompétence se sont révélées insultantes pour tous les Togolais. Au fond, tout cela n’est pas surprenant quand on voit comment le Togo est géré dans l’ensemble depuis 1967.

Les achats d’armes ou d’équipements des Forces armées Togolaises sont-ils décidés par la commission de défense de l’Assemblée Nationale s’il en existe, ou par le seul Kpatcha Gnassingbé ? Comment sont gérées les grandes sociétés d’Etat à savoir, la société des grands moulins, le port de Lomé, la zone franche, et les autres sociétés d’Etat, dont les revenus doivent contribuer à la redistribution des richesses nationales au profit de tous les Togolais ? Partout où se trouvent les membres du clan Gnassingbé à la tête de nos institutions nationales à savoir la présidence de la république s’agissant de l’Etat, ou les différentes sociétés d’Etat, les résultats sont catastrophiques à tout point de vue.

Le Général-dictateur lui-même a bien pillé le trésor public, ensuite l’Office Togolais du phosphate (OTP), en passant par l’Office Togolais des produits agricoles du Togo (OPAT) avant de se convertir en trafiquant de drogues et d’armes à travers l’Afrique.
A la tête de l’institution militaire, son bilan est lamentable en matière de coups d’Etat inventés et de purges des officiers n’adhérant pas à ses visions claniques et archaïques de la république, surtout quand on considère l’état désastreux dans lequel il a toujours fini par laisser ces institutions, ce qui démontre une absence totale des notions les plus élémentaires de gestion micro et macro-économique de l’Etat.

A l’image du père, les enfants se replient sur la présidence de la république, leur dernière source de prédation, la seule institution de l’Etat pouvant leur assurer désormais la vie facile, ainsi, Toyi et Mey Gnassingbé vont rejoindre Faure et Kpatcha à la présidence par des décrets manquants de respect aux Togolais.

Par Tido BRASSIER