28/06/2022

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La libération de l’Afrique françafricaine commence l’anéantissement du coup d’Etat

TOGO: LA LIBÉRATION DE L’AFRIQUE FRANÇAFRICAINE COMMENCE PAR L’ANÉANTISSEMENT DU COUP D’ÉTAT MILITARO-CLANIQUE ET DE LA MONARCHIE DE GNANGSSIBÉ II
(Communiqués 14/02/2005)

L’Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme (ACTUS) exprime sa solidarité fraternelle et militante au peuple du Togo martyrisé pendant 38 ans par le dictateur Général-Président Etienne Gnassingbé Eyadéma.

Le décès le 05.02.2005 de l’une des pièces maîtresses de la Françafrique, le Général-Président Etienne Gnassingbé, l’une des dictatures les plus terrifiantes du pré-carré français, est une nouvelle qui ne suscite aucune compassion chez les peuples africains de la Françafrique victimes eux-aussi, des crimes contre l’humanité institutionnalisés par ces petites créatures et clones de la Françafrique.
Les émotions, la compassion n’émanent que des prébendiers, des thuriféraires du régime et évidemment des géniteurs de ce système mafieux et colonialiste.

Les déclarations du Président Chirac dès l’annonce de ce décès : « …un ami personnel », « …un ami de la France » sont une insulte à la mémoire collective des milliers de victimes assassinées par le Général-Président Etienne Gnassingbé en 38 ans de règne absolu.
Les crimes du Général-Président Gnassingbé, sont régulièrement stigmatisés par tous les rapports des ONG des Droits de l’Homme (AI, FIDH, LTDH…). À titre d’exemple, la lecture du
rapport sur les Droits de l’Homme au Togo de 1975 à 2000 sur le site
http://www.letogolais.com/article.html?nid=18) est plus qu’édifiante.
La tentative d’élimination de l’opposant Gilchrist Olympio, en mai 1992 , le récent enlèvement par les forces de l’ordre de l’étudiant Oumolou, leader des étudiants de l’Université de Lomé, jusqu’à ce jour introuvable, le cas du beau-frère du Général-Président Etienne Gnassingbé, Gaston Charles Gnehou, dégradé, évincé de l’armée, blessé et achevé sur son lit d’hôpital en août 1977, des opposants embarqués dans des avions et jetés en pleine mer…, sont autant de preuves qui traduisent la cruauté inégalée du Général-Président Etienne Gnassingbé, grand ami du Président Chirac et de la France, berceau des Droits de l’Homme et du Siècle des Lumières. Quel paradoxe !
Une telle amitié entre la France et le Général-Président Gnassingbé ne peut que jeter de l’opprobre et du discrédit sur les acteurs et auteurs de cette relation mafieuse et criminelle.

La désignation à la hussarde de son fils Faure Gnassingbé par le Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale ou plutôt familiale et clanique deux heures après l’annonce du décès, suivie par une révision de la constitution le 06.07.2004 par l’Assembleé nationale dominée par le RPT (Parti du Président défunt) destituant ainsi son Président légitime, le Professeur Fambaré Nachaba, témoignent si besoin en était, de la stratégie digne des officines de la Françafrique de ce coup d’état militaire héréditaire ou le couronnement du Prince Faure .
La déclaration d’un haut responsable du quai d’Orsay «Nous préférons montrer la voie de sortie plutôt que d’agiter le bâton » ou celle-ci qui se contentait d’appeler timidement le nouveau pouvoir togolais au «respect de la Constitution», en pratiquant la diplomatie discrète et obscure de la Françafrique qui a fait des milliers de victimes dans le pré-carré.
Cet atermoiement de la France face à sa responsabilité historique de géniteur de cette terrifiante créature et de la longévité de la dictature Eyadémayenne, ne serait-il pas là un test et/ou une période de latence, qui permettrait de choisir et d’imposer le meilleur pion qui prendra la relève françafricaine au Togo?
Après les émotions et condamnations hypocrites passives et anesthésiantes, les auteurs de ce coup minutieusement préparé, comptent sur le pourrissement de la situation, la lassitude de la population pour pouvoir maintenir le statut quo ou « la normalisation françafricaine ».

L’institutionnalisation de la monarchie au Togo sous l’égide de Gnassingbé II, doit être immédiatement anéantie par tous les moyens, faute de quoi elle fera jurisprudence et fera tâche d’huile dans tout le pré-carré français où les dictateurs de même acabit, usés par le pouvoir et parfois malades, n’hésiteraient pas à mieux faire, c’est à dire à anticiper ce scénario avant même leur mort pour raison médicale par exemple.
Il est de notoriété publique que toutes les procédures qui ont conduit à l’instauration de ce pouvoir sont illégitimes.
L’UA, l’ONU,l’UE, doivent s’en convaincre. En dehors de condamnations verbales dures timorées ou édulcorées pour des raisons de principe, les peuples togolais et africain de la Françafrique attentent plutôt des actes forts. Ces institutions internationales doivent agir concrètement et énergiquement, au besoin recourir à la force, afin de restaurer la légitimité constitutionnelle de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale.
La déclaration des Parlementaires nigérians, loin des hypocrisies ambiantes et anesthésiantes,
approuvent même l’usage de la force contre ce coup d’Etat. Elle mérite un vibrant hommage.
Ces courageux Parlementaires respectent à la lettre l’esprit de la constitution togolaise, qu’il convient ici de rappeler les deux principaux articles :

L’article 65 stipule qu’en cas de vacance de la Présidence de la République par décès, mission ou empêchement définitif, la fonction présidentielle est exercée provisoirement par le président de l’Assemblée nationale qui assure l’intérim pendant un délai de 60 jours et organisera l’élection présidentielle.

L’Article150 stipule qu’en cas de coup d’État ou de coup de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l’Assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existants.

L’Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme exprime sa solidarité fraternelle et militante au peuple du Togo martyrisé pendant 38 ans par le dictateur Général-Président Etienne Gnassingbé Eyadéma.
Nous exigeons des institutions internationales (UA, l’ONU,UE) et du Gouvernement français d’agir rapidement et énergiquement en recourant à la force si nécessaire, pour mettre hors d’état de nuire ces criminels, auteurs du coup d’état et surtout de les traduire en justice.

Afin de montrer leur bonne foi et dans l’attente de neutraliser les puschistes, les institutions internationales (UA, l’ONU, UE ) et le Gouvernement Français devraient faire immédiatement une déclaration solennelle et officielle de reconnaissance du Gouvernement intérimaire légitime, dirigé par le Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Fambaré Nachaba.
Ces actes concrets serviraient d’exemple et décourageraient toute tentative ou velléité de réitérer pareille forfaiture par les autres dictateurs de la Françafrique qui sont à l’affût du cas expérimental togolais.
Restaurer la légalité constitutionnelle, est la légitime aspiration des masses populaires togolaises et africaines du pré-carré.
Le peuple africain, pour sa survie doit s’insurger contre son asservissement par l’impérialisme. Notre cause et notre lutte commune sont justes. Elle triompheront incontestablement.

Fait à Amiens le 10.02.2005

Pour l’ACTUS ( Action du Tchad pour l’Unité et le Socialisme )
actus@club-internet.fr
Le Secrétaire Général
Dr LEY- NGARDIGAL Djimadoum

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