26/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La presse togolaise du 03 au 09/03/03

Akéklé du 03/03/03, s’étonne de ce que les soldats français aient passivement assisté à la bastonnade des opposants togolais sur le sol français: « Que des manifestants et contre manifestants africains nègres viennent offrir aux blancs le spectacle désolant et triste de leurs différends politiques ne peut émouvoir la France et ses autorités. On a fermé les yeux. On maintient sur place les anciens, on les renforce, on les couvre. Que pourrisse la situation du pays, que le développement reste au placard, que les populations baignent dans la pauvreté, la misère, etc.. la France de La Baule est silencieuse et ‘souteneuse’. Qu’on frappe des opposants, qu’on transporte sur le sol de la mère patrie les violentes rivalités métropolitaines, qu’a-t-on à y cirer ? Rien ! »

Le Regard du 04/03/03, dans un article intitulé ‘l’enjeu de la prochaine élection présidentielle’ rappelle aux politiciens qu’ « il va falloir se doter des moyens extraordinaires pour connaître à distance ce qui va se passer au niveau des bureaux de vote. Car le code électoral n’autorise pas les candidats de l’opposition à désigner leurs représentants au niveau des bureaux de vote. Ceux qui sont habiletés à gérer les bureaux de vote et à signer les procès verbaux sont tous désignés par le Ministère de l’Intérieur. Cela signifie clairement que l’acte de vote sera symbolique puisque le dépouillement est strictement l’affaire du RPT seul. Le fait que tous les observateurs électoraux invités ne sont que des amis du candidat du pouvoir RPT, il va falloir se doter des moyens titanesques pour faire respecter le verdict des urnes »

L’Evènement du 05/03/03, écrit en référence à l’interview de Me Agboyibo que « comme les Togolais peuvent le constater, le jeu s’éclaircit davantage au sein des formations politiques de l’opposition, même si d’aucuns pensent que le retrait de l’UFC pouvait donner à gangrener ou à fragiliser sérieusement la Coalition des Forces Démocratiques. Au contraire, en fait d’éclatement de la coalition, nombre d’observateurs s’accordent à reconnaître que ce qui s’est passé au sein de la coalition, pourra plutôt entraîner une recomposition de l’opposition qui laisse présager que face à l’échéance en vue, le pouvoir RPT risque de se retrouver au milieu de plusieurs fronts. Les partis d’opposition ont souvent participé à nombre de ces élections aux résultats apparemment connus à l’avance. Les exemples ont montré que les élections supposées frauduleuses n’ont jamais découragé la participation des partis de l’opposition. Les politiques ont consisté à préparer le terrain en cas d’usurpation de victoire. L’arme légitime des oppositions africaines est et demeure la grande masse de la population »

La Tribune du Peuple du 05/03/03, dans une réflexion intitulée ‘égocentrisme suicidaire, tente de répondre à quelques préoccupations : « que n’a-t-on pas fait ou dit pour encourager les gouvernants actuels à regarder la réalité en face ? Quelle concession n’ont-ils pas eu pour qu’ils rectifient le tir et se collent à la nouvelle donne politique mondiale qui encourage à faire table rase des réflexes autocratiques ? Nos heurs et malheurs dépendent de leur humeur. Le peuple peut moisir à loisir. La volonté affichée de nos gouvernants de se maintenir vaille que vaille aux affaires, leur voile une vérité : ils sont sur une corde raide. Des réflexes dénotent d’une certaine agonie, d’une fébrilité, fruit de la grande frilosité. Manque d’assurance que tout ça ! Et qui dit manque d’assurance dit navigation à vue, dérive. A la fin on échoue sur l’île de l’oubli ou on se plante sans repère. L’errance sans fin comme des âmes damnées cherchant le repos éternel. Le peuple leur chantera quand même le requiem. Sans absoute bien sûr… »

Le Reporter du 07/03/03, propose l’utile entreprise : « 2003, année de promesse et d’attente, semble malgré tout prometteuse. La mobilisation populaire est à nouveau réalisable sur le juste enjeu prédestiné : une humiliation électorale du dictateur. Pour se faire il convient d’éviter les formules qui n’ont pas payé. Eviter toute tentative d’un futile et assassin besoin de positionnement au sein de l’opposition. C’est possible, mais reste à entreprendre courageusement »

La rédaction