28/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La presse togolaise du 18 au 24 novembre

La médiation du conflit ivoirien, un paravent pour la stratégie de la terreur au Togo: oppression des opposants, bâillonnement de la presse, manœuvres dynastiques…

AKEKLE du 18/11/02 s’interroge : « Que faut-il faire pour que Eyadema accepte de partir en juin 2003? (…)Un forum national s’impose donc en vue de redéfinir un nouveau cadre de vie politique avec la participation effective de toutes les couches socioprofessionnelles, d’offrir au chef de l’Etat de réelles garanties en vue de lui assurer une retraite paisible. »

LE REGARD du 19/11/02 nous raconte que « des manœuvres seraient en cours pour empêcher la candidature de Gilchrist Olympio au prochain scrutin présidentiel et pour faire du chef de l’Etat, un président à vie ». Le régime mobilisera toutes les couches socioprofessionnelles sur les médias publics à partir de janvier 2003 pour demander la révision de la constitution et permettre au président de se maintenir encore au pouvoir.

Notre confrère s’interroge également sur l’« Affaire Claude Améganvi/Gnassingbé Eyadema, des manœuvres pour prolonger le séjour de Claude Améganvi en prison (..) La procédure aurait d’ailleurs été accéléré pour qu’il comparaisse avant l’expiration de sa peine pour pouvoir le maintenir longtemps encore en prison ».

L’EVENEMENT du 20/11/02(interdit des kiosques) publie une réflexion de deux Ivoiriens professeurs d’Université et réfugiés aux Etats-Unis Fatou Gaye Coulibaly et Tiémoko Coulibaly intitulée: « les graves carences et africaneries de la médiation partisane de Lomé et de la CEDEAO ». « L’échec de la médiation conduite à Lomé par le Président Gnassingbé Eyadema était prévisible car elle a démarré sur des bases fausses c’est-à-dire un très mauvais diagnostic des causes et sur une mauvaise appréciation des faits et de la réalité actuelle. Ces erreurs d’appréciation seraient incompréhensibles et fort surprenantes pour des professionnels de la médiation. Mais elles se comprennent mieux quand on sait que sur le continent africain, où domine encore largement une culture de l’autoritarisme et de la criminalité politique incarnées parfaitement par le très long règne du médiateur Eyadema, on manque singulièrement de deux choses essentielles : la culture de la négociation et la culture démocratique. »

TRIBUNE DU PEUPLE du 20/11/02 s’interroge « Dahuku Péré a-t-il échappé à un attentat ? » lors de la manifestations de la CFD du 9 novembre ; « le civil armé ne se trouvait pas loin de Péré au moment où il a tenté de sortir son arme et où il a été surpris par la foule. »

LE COURRIER DU CITOYEN du 21/11/02, titre à sa Une : « Eyadema veut-il passer le pouvoir à Faure Gnassingbé ? ». Le journal développe deux scénarii possibles dont l’un est vu dans cette logique : « Selon un scénario développé et qui s’est déjà appliqué ailleurs…le fils du général-président, Faure Gnassingbé, élu député, serait propulsé président de l’Assemblée Nationale. En mars 2003, papa Eyadema démissionnerait et le fils aurait 90 jours pour organiser une présidentielle pour laquelle il serait candidat soutenu par le RPT… »

CROCODILE du 21/11/02 se demande « Et maintenant quelle solution ? » notre confrère constate que « le Togo s’offre au devant de la scène mondiale comme un pays hors de notre galaxie. Dieu ! Comment arracher ce si beau pays de l’emprise de la rapacité et de la méchanceté ? Comment remettre le Togo sur les rails de la démocratie et du respect des valeurs humaines ? »

LA NOUVELLE REPUBLIQUE du 22/11/02, raconte la colère des imprimeurs qui haussent le ton face aux journaux privés qui tirent à crédit: « de nombreux journaux me doivent des millions (NDLR:de Francs CFA). Je ne peux plus continuer à leur faire tout à crédit. Mon imprimerie risque de fermer ses portes ».

LE REPORTER du 23/11/02, reprend une interview du leader du CAR, Me Agboyibor, qui déclare : « notre préoccupation c’est de voir si le président Eyadema est disposé à accepter les garanties pour se retirer

La rédaction