28/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La presse togolaise du 24/02/03 au 02/03/03

Eyadéma conforté par la Francafrique, les divergences au sein de la CFD, l’UFC qui quitte la coalition, c’est un tournant dans la lutte politique au Togo.

MOTION D’INFORMATION du 24/02/03, Ecrit à propos du retrait de l’UFC de la CFD : « de l’entente hypocrite à l’implosion programmée ». « Il faut pousser le régime du général Eyadema dans ses derniers retranchements, il faut dépouiller la case du menteur. Pour rassembler les Togolais autour d’elle, l’opposition se doit d’être une dans sa diversité pour la prochaine élection. Les conditions créées par le pouvoir RPT imposent aux forces démocratiques de s’unir autour d’un candidat unique et d’un programme commun pour une période transitoire destinée à créer les conditions nouvelles pour une vie politique et démocratique normale. Plus que sur les petites histoires de courrier et de signature c’est sur les enjeux là que l’opposition est attendue au tournant par les Togolais ».

LE REGARD du 25/02/03, Dans un article intitulé « l’inévitable implosion » conclut en ces termes : « a tout prendre, la dislocation de la CFD, n’est qu’un épiphénomène. Elle témoigne plutôt qu’il subsiste un problème de fond au sujet des moyens à mettre ne œuvre pour faire rendre gorge au pouvoir oppresseur. Mais si Gilchrist Olympio est le trouble fête de l’opposition, le départ de l’UFC, loin de gêner le reste de la coalition, devait plutôt constituer un atout pour atteindre les objectifs souhaités. C’est un défi à relever ».

L’EVENEMENT du 26/02/03, Constate après la déclaration de Natchaba à propos de la candidature d’Eyadema : « Jacques Chirac a beau compter que son ami et frère respectera son engagement, il peut désormais s’en sortir édifié, tout comme son Ministre de Villepin qui pensait, au lendemain de la révision constitutionnelle qu’il était trop tôt pour se prononcer sur les velléités obsessionnelles du dictateur. Aujourd’hui, en attendant que cette France du crédule Jacques Chirac et de l’attentif de Villepin donne sa position, l’analyste togolais tout comme l’observateur de la scène politique togolaise, peuvent d’ores et déjà faire un réel constat du drame qui se prépare avec le maléfique régime d’un pouvoir qui n’a plus de programme que de foncer droit dans le mur ».

A propos de l’éclatement de la CFD le même journal écrit : « il ne fait de doute qu’à travers ce que d’aucuns peuvent d’éclatement de la coalition, il faut plutôt retenir que c’est bien d’une guerre des options qu’il s’agit désormais. L’idéal et le réalisme voudront qu’il faut toujours s’unir autour non seulement d’un objectif bien visé mais aussi autour d’une stratégie bien définie et maîtrisée de tous. La dislocation de la CFD n’est qu’un événement de taille mineure où chacun est libre d’adopter sa position. La CFD est disloquée mais ce n’est pas l’esprit de combat contre le régime d’injustice et d’iniquité qui est perdu. La CFD s’éclate mais vive tout de même l’opposition ! »

LA TRIBUNE DU PEUPLE du 26/02/03, Estime quand Chirac dit qu’il est fini le temps de l’impunité : « n’est ce pas le même qui disait que les Africains n’étaient pas mûrs pour la démocratie ? Or la non démocratie signifie l’impunité, la justification de la force, la fortification de l’injustice. On ne comprend plus alors ce volte face déroutant. Qui trompe qui dans ce mélodrame ? Ne nous noyons pas dans de vains espoirs. Ce qui lie la France aux despotes africains passe par perte les populations. Comment comprendre que le même Jacques Chirac qui hier encore s’était servi de la spécificité culturelle africaine pour faire une clôture qui justifiait l’intolérance politique ? »

CROCODILE du 27/02/03, Ecrit dans on éditorial : « les gouvernants donnent dans l’intransigeance et la méchanceté. Ils n’ont aucune pitié du peuple qu’ils martyrisent pour satisfaire leurs instincts grégaires. Incapables d’être cohérents les braves leaders de l’opposition togolaise s’adonnent comme des enfants à se faire des crocs en jambe pour un fauteuil mal famé. Ils n’hésitent pas à se présenter poings et pieds liés devant l’échafaud que le pouvoir leur dresse. Ils donnent du champ libre aux bourreaux d’un peuple par leurs calculs mesquins ».

LE REPORTER du 28/02/03, cite les propos d’un manifestant à Paris : « j’ai vu par la fenêtre Isidore se débattre contre la horde des drogués qui cherchaient à le faire tomber mais il leur a résisté pendant un moment et de la plus belle manière. Isidore Latzoo a été effectivement blessé au visage mais à dizaine de gens contre un, même Mike Tyson s’en serait sorti avec la même esthétique ».

La rédaction