29/11/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La presse togolaise du 30/12/02 au 5/01/03

LA TRIBUNE DU PEUPLE du 31/12/02, invite la France à ne pas soutenir Eyadema : « la France que veulent les Togolais, ce n’est celle des réseaux, ce n’est pas celle qui reste sans voix devant la forfaiture qui se prépare au Togo en 2003, ce n’est pas celle qui devant le reniement en douce d’une « parole de militaire » se complaît dans un mutisme criard. Cette France est celle-là qui se rappellera sa caution de juillet 1999, en mettant en exergue cette caution qui avait servis de bémol. Cela fera taire beaucoup de grincement de dents et entraînera une reconsidération à 100% de l’image de la France ».

LE COURRIER DU CITOYEN du 02/01/03, est très remonté contre la HAAC qui aurait commandité l’arrestation de son Directeur de publication, M Nikoué Djahlin Sylvestre.
« la HAAC, un haut lieu de complots contre les journalistes et la démocratie…cette institution est un service de renseignements généraux qui ne dit pas son nom, la HAAC a été crée pour servir l’arbitraire ». « Tuez-nous tous et régnez sur nos cadavres » : c’est le titre qui a provoqué la saisie de cette nouvelle parution de ce jeudi. « Au Togo nous sommes des morts en sursis à la merci de nos gouvernants. L’alternance est-elle devenue un sujet tabou au Togo ? En vérité nos gouvernants sont prêts à nous assassiner tous rien que pour rester au pouvoir. Les cibles premières sont les journalistes. Eh bien nous disons : tuez-nous tous et régnez sur nos cadavres, sur des cimetières »

LE REPORTER du 3/01/03, donne la parole à l’ancien Premier Ministre Agbéyomé Kodjo qui rassure le peuple et apporte son soutien à la CFD en ces termes : « Je puis vous affirmer que Eyadema ne pourra plus être président du Togo après la fin de son mandat prévu pour juin 2003. je reviendrai bientôt au Togo et je vos rejoindrai sur le terrain. Je prends des dispositions pour se faire, pour apporter sur le terrain ma contribution à la CFD et en particulier au courant des Rénovateurs ». Dans l’éditorial le journal revient sur les mobiles probables qui ont conduit à la modification de la constitution togolaise : « l’amour sans borne pour le pouvoir, la duplicité, le manque d’intérêt pour les citoyens, l’égoïsme…voici qui résument les principales explications des causes et origines de la complexité de la lancinante crise que traverse le pays depuis plus de 12 ans »

La rédaction