05/12/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La presse togolaise du 8 au 14 décembre 2003

Eyadéma est retourné en Italie pour raison de santé. ALors que Gilchrist Olympio est à l’épreuve avec les jeunes militants UFC de la NDP qui dénoncent certaines méthodes du bureau national de l’UFC.

LE GENERAL EST RETOURNE EN ITALIE POUR RAISON DE SANTE
« Lorsqu’il était revenu de son contrôle sanitaire en août, des bruits avaient couru que le chef de l’Etat allait retourner en Italie les jours suivants pur un contrôle supplémentaire. Il n’en a rien été. Après une semaine de repos à Pya, il a regagné Lomé et maintenu son rythme habituel de travail en dépit des suggestions de ses médecins. Visiblement rien ne laissait présager une rechute. Mais lors du sommet de la CEDEAO sur la Côte d’Ivoire à Accra (le jour où il y a eu altercation entre lui et le président Compaoré), on a vu le Timonier marchant à pas mesurés dans les couloirs de l’hôtel sous le regard vigilant des gardes du corps. On raconte même que « l’Homme fort » s’était livré à un véritable forcing pour assister à la clôture du congrès du RPT. Les téléspectateurs ont certainement vu comment le président Fondateur a été « accompagné » dans la salle de conférence du palais des Congrès. » Le Regard, n° 366 du 09 décembre 2003 :

G.OLYMPIO: « SI EYADEMA ARRIVAIT A DISPARAITRE LA CHOSE SERAIT PLUS FACILE ».
Gilchrist Olympio : Attention, si M. Eyadéma arrive à disparaître demain, selon la Constitution, le président de l’Assemblée devient président de la République. En 60 jours, il va falloir qu’il organise absolument des élections. C’est pendant cette période que nous devons entamer notre discussion avec le président de l’Assemblée effectivement au pouvoir et de lui dire, si vous voulez la paix à l’intérieur comme à l’extérieur, il nous faut un dialogue et une organisation d’élections sérieuses. Pas d’élections à la manière d’Eyadéma d’autant plus qu’il ne serait plus là pour servir d’obstacle. La chose serait plus facile, s’il arrivait à disparaître. » ( Africa International n° 371 de décembre 2003)

UE-TOGO : LES PROCEDURES DE CONSULTATIONS EN VOIE DE FINALISATION.
« (…) Dans le cadre de l’Accord de Cotonou, le gouvernement togolais a pris un certain nombre d’engagements vis-à-vis de l’Union européenne. Notamment le respect des droits humains et des principes démocratiques, la bonne gouvernance, etc. La procédure de consultations permettra au gouvernement togolais de s’expliquer avec l’Union européenne sur les raisons justifiant son non-respect des engagements pris. Si le gouvernement arrive à convaincre l’UE, la reprise de la coopération sera envisagée. Dans le cas contraire, il y aura confirmation des sanctions avec éventuellement, un renforcement à la clé. Ainsi envisagées, les consultations annoncées entre le gouvernement togolais et l’UE sont un haut-lieu de débats, d’où pourra naître la reprise de la coopération UE-Togo pour le plus grand bien des populations togolaises. Mais si les représentants du pouvoir ratent le coche ce sera le choc en retour. Mais au jour d’aujourd’hui, rien n’est encore gagné. Et l’épreuve est de taille. Car il reviendra au pouvoir en place d’expliquer et de trouver des justifications au déficit démocratique togolais. Il doit fournir des explications sur les modifications unilatéralement portées par le RPT à des textes de lois consensuelles, ainsi que les nombreuses irrégularités ayant marqué le scrutin présidentiel de juin 203. La tâche n’est pas du tout aisée. Au RPT, on semble impatient, non sans appréhension, d’en finir avec cette épreuve à l’issue seulement de la quelle on sera fixé sur la position de l’UE vis-à-vis du Togo. De fait, de nombreuses sources indiquent l’imminence de ces consultations. Selon le site, internet du gouvernement togolais (www.repulicoftogo.com), l’Union européenne aurait proposé au gouvernement, la date du 20 décembre 2003 ou celle de 05 janvier 2004 pour le début des consultations. Cette information a été démentie par les délégations de l’UE à Lomé et à Accra. » (Le Combat du Peuple, n° 426 du 08 décembre 2003)

L’UFC A L’EPREUVE DE LA RENOVATION
Les militants UFC de la NDP dénoncent certaines méthodes du bureau national du parti de Gilchrist Olympio.
« Depuis un certains temps, un grand malaise se fait sentir au sein de l’Union des forces de changement (UFC), parti de Gilchrist Olympio. Tout a commencé avec la création de la Nouvelle dynamique populaire (NDP), une association formée des jeunes issus de différents partis d’opposition, dont le président n’est autre que Gilbert Atsu, un ancien président de la Jeunesse des forces de changement (JFC), l’aile jeune de l’UFC. Au départ, certains membres, et non des moindres, du Bureau national de l’UFC voulaient que la NDP soit constituée uniquement des jeunes issus de l’UFC. Devant le refus des promoteurs de l’initiative, l’association se serait confrontée à des « montages et autres coups fourrés de la part des durs de l’UFC en vue d’instrumentaliser le mouvement au pire, le détruire ». Selon les responsables de la NDP. Et depuis un climat de tension et de méfiance s’est établi entre l’UFC et la NDP, climat exacerbé par les arrestations en chapelet des membres de la NDP et de l’UFC. Les détenus reprochent aux membres du Bureau national de leur parti de n’avoir rien fait de concret pour obtenir leur libération à temps. On peut aussi ajouter à ceci, la divergence née au lendemain de la présidentielle du 1er juin entre le Bureau national et la jeunesse de l’UFC dont la plupart font parti de la NDP, en ce qui concerne les manières et les moyens à entreprendre en vue de conquérir la victoire spoliée.
Mais le summum de ce malaise est atteint avec un pli adressé au Bureau national de l’UFC par la NDP, contenant une copie de la déclaration liminaire d’une conférence de presse de la NDP du 31 octobre 2003 ainsi qu’une copie du synopsis au du projet de forum national de dialogue proposé par la NDP.
Dans un courrier adressé en réponse au président de la NDP par le Premier vice-président de l’UFC, le parti de Gilchrist Olympio a estimé que les positions et thèse de la NDP ne sont qu’une « copie conforme des positions et thèses soutenues par le régime RPT … » et invite par conséquent le président de la NDP « en même temps que les autres membres de l’UFC membres de la NDP, à tirer toutes les conséquences que cette situation implique » pour eux. Réagissant vivement à cette correspondance, les militants de l’UFC membres de la NDP ont adressé un courrier incendiaire au Bureau national de l’UFC. Ils y dénonce l’accueil et le traitement réservés à leur pli en faisant remarquer que contrairement à certains membres du Bureau national, ils n’ont « jamais appartenu au RPT » Ils ont dénoncé ensuite la prise en otage par leur président national Gilchrist Olympio, considéré comme « une mine d’or intarissable qu’exploitent une poignée d’individu dont les objectifs sont autre que le changement. »
Après avoir dénoncé certaines méthodes peu recommandables qui ont cours au sien du parti, ces militants révoltés ont lancé un avertissement à l’encontre de leurs aînés : « Si vous continuez votre campagne de diffamation à notre encontre et à l’encontre de la NDP, vous risquez de créer une crise aux conséquences incalculables pour le parti. » (Le Reporter, n° 243 du 12 décembre 2003)

PLUS DE DOUTE L’UNIVERSITE DE KARA OUVRE SES PORTES EN JANVIER 2004.
« (…) L’Université de Kara sera fonctionnelle en janvier 2004 et accueillera les étudiants de la première année des facultés de droit (FDD), des lettres et sciences humaines (Flesh) et des Sciences de gestion (Faseg). Aujourd’hui, il ne fait l’ombre d’un doute que ce projet rentrera dans la phase exécutive le mois prochain. La question qui revient sur toutes les lèvres est de savoir si on a bien mûri la chose. Il est cependant manifeste que l’Université de Lomé ne suffisait plus à elle seule pour recevoir tous les étudiants. Il fallait nécessairement une deuxième voire une troisième université. Et sur cet aspect de la chose, rien ne doit se faire dans la précipitation. Une telle décision de l’ouverture prochaine de l’Université de Kara et l’affectation des étudiants des premières années doivent se prendre dans l’intérêt des enseignants, des étudiants et des parents, sinon, on ne saurait comprendre une telle décision.(…) Les services administratifs, les œuvres universitaires (logements des étudiants, le restaurant universitaire, les véhicules de transport et les service de santé entre autres) et les structures d’accueil des enseignants doivent être mis en place avant la rentrée. Or de sources dignes de foi, c’est pratiquement chose impossible. Cependant plus de doute, l’Université de Kara ouvre ses portes en janvier prochain contre la volonté des milliers d’étudiants descendus dans les rues à ce sujet. » (Le Combat du Peuple, n° 425 du 08 décembre 2003)

LE TOGO EST DE NOUVEAU TRAQUE PAR AMNESTY INTERNATIONAL
« Bientôt, des cartes postales spécialement éditées et distribuées de par le monde vont inonder les courriers du gouvernement togolais afin de mettre au pas le régime Eyadéma en matière de respect des droits humains. Cette initiative est une œuvre de Amnesty international à l’encontre de cinq pays dont le Togo recensés sur les continents pour leur présentativité en matière de violation flagrante des droits humains. Parler de représentativité en violation des droits humains et sélectionner le Togo comme un exemple est une démarche qui vient confirmer de nombreux manquements et abus que le pouvoir a toujours niés. Les prisons civiles sont autres que ce que les autorités font voir, la presse travaille dans une atmosphère autre que celle vantée, les fonctionnaires sont moins que des métayers, les centres hospitaliers en deçà du minimum des prestations, la vie politique, une chasse gardée du régime, le droit de grève un tabou, etc. Tels sont les moindres aspects du triste cliché des violations que le pouvoir s’obstine à cacher et pour lesquels il taxe tout défenseur de « manipulé »
Amnesty international reproche aux autorités togolaises de faire taire ceux qui défendent les droits de l’Homme au Togo, les arrêter et les torturer. En plus, Amnesty fait remarquer que les défenseurs de droits de l’Homme au Togo sont traqués et fuient le pays, et à cet effet demande aux autorités de cesser de faire pression sur ces défenseurs et les journalistes » (Crocodile, n° 657 du 11 décembre 2003)

La rédaction letogolais.com