26/06/2022

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La résolution de la crise politique togolaise est l’affaire de tous les Togolais

Le Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement (GRAD) a suivi dans les médias le compte rendu de la rencontre du 21 juillet 2005 à Rome, entre le Chef de l’Etat Togolais Faure Gnassingbé et le leader de l’Union des Forces de Changement (UFC) Gilchrist Olympio. En tant qu’acteur de la société civile du Togo le GRAD tient à donner son opinion sur cette rencontre.

Depuis l’avènement du processus démocratique en 1990 à ce jour, notre pays le Togo dispose d’une longue expérience d’initiatives de sortie de crise toutes fondées sur le dialogue et la concertation. Les unes et les autres ont été diversement appréciées. Le GRAD encourage toutes les démarches qui concourent véritablement à la paix civile et à la résolution de la crise politique au Togo. Toutefois, pour qu’elles portent des fruits, les initiatives doivent tirer leçon des échecs du passé.

Les bons offices du Sant’Egidio, pour être efficace, doivent éviter d’écarter les autres acteurs de la vie politique togolaise. Tout en intégrant les autres forces politiques ces démarches doivent impliquer l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations Unies. Seule une rencontre globale de la classe politique faite sous l’égide de ces institutions pourra rassurer tous les citoyens togolais et prévenir toute velléités de blocage par quelque force politique que ce soit.

S’agissant de la rencontre entre le Président Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio le GRAD prend acte et attend de voir les développements et le fruit des intentions annoncées. Cependant, le GRAD estime que la solution aux problèmes togolais va au-delà de la simple rencontre entre deux personnalités togolaises, car ce que veulent en fait les Togolais aujourd’hui c’est un véritable changement de système de gouvernement. Ce changement de système n’implique pas seulement deux personnages ou deux clans de familles. Il implique tous les Togolais, c’est-à-dire toute la classe politique togolaise, toute la société civile, l’armée togolaise et d’autres forces vives du pays.

C’est pour cette raison que le GRAD réitère et convie à un dialogue préalable, entre toute la classe politique pour définir les règles du jeu en vue de gérer une période de transition, avec un véritable gouvernement d’union nationale où seront représentées toutes les tendances politiques. Ce dialogue est la condition sine qua non pour la résolution de la crise togolaise. La mission de ce gouvernement doit être définie dans le cadre d’un accord politique.

Fait à Lomé, le 26 juillet 2005.

Pour le GRAD,
Victor Komla ALIPUI