06/12/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La Suéde doit agir pour obtenir que des élections libres se tiennent aussi au Togo

Le 05 février 2005 le président togolais Gnassingbé Eyadéma décédait. Le 13 janvier 1963 un certain Etienne Eyadéma participait activement á l’assassinat du premier président togolais élu démocratiquement. Nicolas Grunizky un civil a été installé comme président de la république. Le 13 janvier 1967 un nouvau coup d’état militaire renversa ce dernier par lequel les militaires prennent le pouvoir et Eyadéma devient le président. Ce fut le début d’un long règne machiavélique qui s’installait au Togo de nos aieux. Les différents essais pour parvenir à l’instauration de la démocratie s’avéraient sans succés parce que sans l’aval du pays colonialisateur comprenez la France. Mais ce qui devait arriver arriva, la mort naturelle du dictateur Eyadéma après 38 ans de règne sans partage sur le Togo, un record sans précédent en Afrique.

D’après la constitution togolaise, le président du parlement prend fonction de chef d’état après la mort du président en poste. Le président du parlement togolais Fambaré Natchaba se trouvait à Bruxelles pour une réunion avec l’UE quand Eyadema mourait. Fambare Natchaba essaya le même jour de rejoindre Lomé quand les militaires togolais fermaient toutes les frontières à savoir; terrestres, fluviale et aérienne, Natchaba se trouvait depuis ce temps au Bénin pays voisin. Le parti politique d’Eyadéma, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) modifiait le lendemain de la mort la constitution togolaise de façon que le fils du président défunt, Faure Gnassingbé prenne le pouvoir jusqu’à la fin du mandat de son père en 2008.

Le parti RPT est totalement dominé par le groupe ethnique minoritaire kabyè qui tourne autour de 15% de la population togolaise du nord du pays. Pour asseoir son règne, Eyadéma Gnassingbé recruta un grand nombre de kabyé dans l’armée togolaise comprennant jusqu’à 90% de kabyè. Cet état de fait est la raison principale pour laquelle Eyadéma a pu garder le pouvoir si longtemps. Le RPT a sinon un soutien insignifiant de la population togolaise.

Aprés de très fortes pressions de l’Union Africaine, de la CEDEAO, de l’Union Européenne, de l’OIF et des USA les militaires et le parti RPT ont du cédé. Le vendredi 18 février 2005, Faure Gnassingbé informait Faure Eyadéma qu’il organisera des nouvelles élèctions dans les 60 jours. Néanmoins il refuse de laisser le président du parlement togolais retourner au Togo pour exercer ses fonctions de président et organiser des éléctions libres et équitables. D’aprés la constitution modifiée par le parlement RPT, tout candidat au poste du président de la République doit être domicilié au Togo au moins un 1 an (12 mois) avant la date des élections, ce qui empêche le candidat populaire de l’opposition Gilchrist Olympio le fils du premier président togolais tué en 1963 et qui vit en exil présentement en France.

Après 38 ans de régne sous Gnassigbé Eyadéma, le peuple togolais a enfin vu venir la possibilité de retrouver ses droits démocratiques. Les élections démocratiques réalisées par le Bénin en 1991 avaient créé un espoir de democratie dans la population togolaise. Mais les militaires ont brutalement brisé les manifestations, terrassant la population ou plusieurs centaines de personnes ou bien même des plusieurs milliers ont été tuées entre 1990 et 1993.

Nous nous trouvons á un tournant décisif pour la population togolaise : la possibilité d’aller à des élections libres et équitables et de choisir son président, la possibilité pour tout citoyen ayant le droit de vote de pouvoir voter, oú tout citoyen est libre de lancer sa canditature et de défendre ses idées et programmes politiques. Ces élèctions ne pourront en aucun cas être équitables dans l’état actuel des choses. Les militaires et Faure Gnassingbé ne peuvent pas organiser des élections libres et démocratiques au Togo. D’après la constitution togolaise c’est le président du parlement qui provisoirement prend les fonctions du président de la république et organise les élèctions.

La situation au Togo ne concerne pas seulement les togolais, mais aussi toute l’Afrique de l’Ouest, une région oú la Suède pendant les deux dernières années augmente sa coopération. Nous demandons donc que 1) la Suède agisse avec force dans l’Union Européenne pour que des élections démocratiques se tiennent au Togo ; que la Suède envoie des observateurs au Togo pour surveiller lesdites élections.

L’UE avait gelé sa coopération avec le Togo depuis les avènements dramatiques de 1992-1993 mais l’avait soutenu finansièrement pour les derniéres élections. Ces élections ont été truquées comme les précedentes et n’ont pas été reconnues par les observateurs internationaux. Ces derniers avaient d’ailleurs protester contre les maintes fraudes électorales qui avaient été orchestrées par le pouvoir en place avant, pendant et après les élections.

Sans un grand nombre d’observateurs internationaux, les militaires togolais et le parti RPT d’Eyadéma auront comme il est de leurs pratiques à manipuler les élections et les résultats du vote n’auront aucune légitimité pour la population ni l’opinion internationale malgé leurs présences effectives. Le plus dur serait de convaincre le RPT et les militaires qui sont acquis aux causes de ce parti d’accepter des résultats qui seraient á leurs désavantages. Pour éviter que les ambitions nourries ces dernières decennies pour une democratie en Afrique de l’Ouest ne soient pas un espoir brisé, il est exigé un grand engagement de la Suède et de l’Union Européenne tout entière dans le processus.

Laurent Laté Lawson Per Lindskog Hans Eriksson
Sécrétaire Général chercheur et consultant en cooperation
Comité Togolais pour enseignant à l’université économe et politologue
la Survie de la Démocratie

Avec le soutien de :

Délégation de Togolais du Danemark
Délégation de Togolais d’Allemagne
Délégation de Togolais de la Suède

Et de :

Parti des Social-démocrates de Lund,
Parti de la Gauche de Lund,
Parti des Verts de lund,
LSSK (les étudiants du parti social démocrate) Lund ,
SSU-Frihet (la jeunesse du parti social démocrate) lund,
Ungavänster, (la jeunesse de la gauche) lund,

COMITE TOGOLAIS POUR LA SURVIE DE LA DEMOCRATIE
Gunnesbovägen 157, – 226 54 LUND .- TEL.+46 (0) 703 187 312 Suéde