01/10/2022

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L’Allemagne et le Togo: les contours de la relance de leur coopération bilatérale

LOME, 11 février (Xinhua) — La délégation allemande et les représentants togolais ont défini lundi à Lomé quelques contours de la reprise de la coopération bilatérale, à l’issue d’une série de discussions, a constaté un journaliste de l’agence Xinhua.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, à la tête d’une délégation parlementaire de 60 personnes, a reconnu une nouvelle dynamique au Togo, après des périodes difficiles au sortir de différentes rencontres dans la capitale togolaise.

La première priorité indiquée pour le Togo, qui renoue sa coopération avec la communauté internationale, est la réconciliation au niveau nationale, a souligné le chef de la diplomatie allemande, qui a encouragé les différentes parties togolaises à poursuivre leur dialogue.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Léopold Gnininvi, a relevé de son côté de « divergence de chemin pendant très longtemps » entre son pays et l’Allemagne, soulignant le caractère exigent de ce pays un « partenaire fidèle ».

L’Allemagne « a posé un certain nombre de conditions » et « ces conditions sont en train d’être réunies », a rassuré M. Gnininvi.

Sur le plan politique, il y aura la condition de « vérité et réconciliation » sur laquelle l’Allemagne a une certaine expérience qui promettra d’aider le Togo en « méthodologie », a indiqué le ministre togolais.

A propos des réformes constitutionnelles et institutionnelles, le chef de la diplomatie togolaise a rappelé la position du président Faure Gnassingbé qui, selon lui, a été « très claire sur les réformes de l’Armée pour séparer le rôle de la Police et le rôle de la défense ».

Les autorités togolaises attendent que l’Allemagne « soit l’avocat » du Togo pour l’allègement des dettes et qu’elle reprenne sa place de « premier bailleur » qu’elle avait été pour Lomé, a souligné M. Gnininvi.

L’Allemagne avait suspendu sa coopération avec le Togo en 1993 conformémement à la décision prise par l’Union européenne à l’encontre de ce pays ouest-africain pour « déficit démocratique ».