27/09/2022

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Le Hezbollah a-t-il installé une base arrière au Togo ?

LOME, 6 mars (Infosplusgabon) – Lomé, la capitale de la République du Togo, serait-elle devenue un sanctuaire de l’organisation proche d’Al Quaïda, destiné à accueillir les fonds collectées dans l’Afrique de l’Ouest, à permettre à certains terroristes de se mettre au vert et à déployer des équipes qui lutteront contre les installations américaines à Sao Tome et Principe ?.

Certains experts ne sont pas loin de le penser. En effet, tout indique que le Togo offre désormais d‘énormes avantages au dangereux Hezbollah sans que cela puisse préoccuper les autorités togolaises ou françaises.

Personne ne semble contrôler réellement les passages des Libanais aux frontières, la police et la gendarmerie n’ont plus le Hezbollah en ligne de mire et les banques ferment les yeux sur les transactions financières qui permettent d’aider les mosquées et les écoles coraniques.

On est loin des déclarations du Général Eyadéma qui voulait extraire les racines du mal, reconnaissant implicitement que la nébuleuse terroriste était effectivement largement ancrée dans son pays, y compris dans le port de Lomé, qui est livré, depuis peu, à tous les trafics étant sous la seule surveillance de militaires sans soldes depuis des mois et abandonnés à eux-mêmes.

Lorsque l’on pose la question aux proches du Ministre de la Défense, ils ne cachent pas que l’un des problèmes rencontrés est celui de l’absence de moyens mis à disposition de la lutte et l’investigation, leurs services secrets ayant de ce fait une efficacité limitée dans leurs résultats.

Plus personne ne semble douter que le Togo se dirige vers des problèmes graves, qu’une lutte fratricide est en train de se dérouler entre les deux fils du Général.

Le Président de la République, Faure Gnassingbé, et le Ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense et des Anciens combattants, Kpatcha Gnassingbé, n’acceptent plus de devoir partager le pouvoir et la fortune du Vieux, d’autant que les résultats de l’action du Président sont calamiteux.

Les Américains n’ayant pas débloqué l’aide promise pour lutter contre les terroristes, il semblerait que Lomé ait fait le choix d’une collaboration passive. Le ton est donné : on ferme les yeux. On ferme les yeux même sur les camps d’entraînements situés dans le nord du pays.

Les amis de Mohammed Al Muhtadi, l’un des responsables locaux du Hezbollah, qui avait été reconduit discrètement en direction de Beyrouth par le Général Eyadéma, ont tissé depuis des réseaux très efficaces qui plongent leur enracinement dans le milieu économique le plus fermé de Lomé, là où se fréquentent les riches togolais et les « investisseurs » français et étrangers.

Une importante communauté libanaise vit en Afrique de l’Ouest, et, en particulier, au Togo. Une partie de cette communauté est soumise à des contributions « spontanées » émanant du Hezbollah (classé sur la liste noire des mouvements terroristes par les Etats-Unis). Des collecteurs effectuent des tournées régulières. Les « dons » se font en espèces ; sans laisser de trace.

Les autorités togolaises exerçant contrôle actif sur les mouvements de fonds dans les banques, il est étonnant de constater leur manque d’efficacité dans le signalement de transferts suspects depuis plusieurs mois.

Ces transferts sont justifiés, une fois de plus, par la vente de voitures d’occasion venues de l’extérieur du continent africain. Une partie de ce commerce lucratif sert à financer, n’en doutons pas, le terrorisme au même titre que le trafic de drogue, d’or et de diamants.

Personne ne serait étonné à Lomé si l’on retrouvait, sur place, l’un des terroristes les plus recherchés par les autorités israéliennes et américaines.

L’ombre du Nigeria plane sur le Togo. Des sections du Hezbollah, soutenant Al-Qaida, travaillent ouvertement. Elles ravitaillent les militants du Togo en textes idéologiques et forment les cadres qui pourraient participer à un prochain putsch militaire tendant à placer le Ministre de la Défense à la tête du pays.

La France pourra-t-elle continuer, longtemps, à soutenir le clan des Gnassingbé ou doit-elle rapidement changer de cap ?

La chute brutale de ce régime entraînera fatalement des bouleversements en Afrique de l’Ouest, en France et au Moyen-Orient.

FIN/IPG/PFG/2006

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