27/06/2022

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Le numéro 2 du parti de Gilchrist Olympio entendu par la police

LOME, 11 mai (AFP) – 2h24 – Jean-Pierre Fabre, le secrétaire général de l’Union des Forces du Changement (UFC), parti présidé par l’opposant Gilchrist Olympio, a été interpellé dimanche dans le cadre d’une enquête ouverte par la police togolaise sur l’incendie d’une station-service de Lomé, a-t-on appris de source policière.

Mercredi dernier, la boutique d’une station-service Total avait été incendiée par un petit groupe de jeunes se réclamant de l’UFC, quelques heures après le rejet par la Cour constitutionnelle du recours de Gilchrist Olympio, dont le dossier de candidature à l’élection présidentielle du 1er juin.

Le soir même, un attentat à l’explosif, qui n’a pas fait de victime, a été signalé dans un restaurant de la capitale togolaise.

Selon le ministre de l’Intérieur, François Akila Esso Boko, interrogé par l’AFP, Jean-Pierre Fabre a été interpellé « dans le cadre de l’enquête ouverte par la police, suite aux actes criminels perpetrés, notamment l’incendie de la station et l’attentat à l’explosif dans le restaurant Okanvago ».

« Le but est de savoir s’il y a un lien entre les propos de M. Fabre, qui a appelé la veille à la violence sur des ondes internationales, et les actes perpétrés », a expliqué M. Boko, ajoutant que M. Fabre est « en train d’être auditionné par la police judiciaire ».

La Cour constitutionnelle a rejeté la requête formulée par Gilchrist Olympio, suite au rejet de son dossier de candidature à l’élection présidentielle par la Commission électrale nationale indépendante (CENI).

Le 2 mai, la CENI avait décidé, au lendemain de la clôture de dépôt des dossiers de candidature, de ne pas retenir celui de M. Olympio, opposant historique au président Gnassingbé Eyadéma, jugé « incomplet ».

Au total sept dossiers, dont celui du président Gnassingbé Eyadéma, candidat du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir), ont été enrégistrés.

M. Eyadéma au pouvoir depuis 36 ans, avait annoncé en juillet 2001 son intention de retirer de la course à la présidentielle de 2003, conformément à la constitution ancienne formule.

Mais le 30 décembre 2002, le Parlement a procédé à un « toilettage » de la constitution qui permet au général Eyadéma de se présenter pour un nouveau mandat.