05/12/2022

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Le président Eyadéma déplore l’absence de l’opposition « traditionnelle »

LOME, 17 oct (AFP) – 11h24 – Le chef de l’Etat togolais, le général Gnassingbé Eyadéma, a déploré jeudi la non participation de l’opposition « traditionnelle » aux élections législatives anticipées du 27 octobre prochain au Togo.
« Dans toute démocratie, seules les élections permettent au peuple de s’exprimer librement, afin de sanctionner au besoin les dirigeants et leaders politiques qui aspirent à parler en son nom », a déclaré M. Eyadéma à des journalistes.

Selon M. Eyadéma, « chaque togolais doit apporter sa contribution dans le bon sens. Cette stratégie de boycott vise à conduire le pays dans le vide politique propice à toutes sortes d’aventures dont on connaît les ravages dans d’autres pays ».

« Nous devons laisser le peuple s’exprimer librement. Empêcher les citoyens de s’exprimer ou les priver de leur droit de vote est une atteinte à leur liberté d’expression. « , a-t-il ajouté.

Quinze partis politiques et huit candidats indépendants sont en lice pour ce scrutin.

Aucune formation politique de l’opposition « traditionnelle » ne participe à ce scrutin. 81 députés doivent être élus pour siéger dans la nouvelle Assemblée nationale.

Sans parler de boycott, l’Union des Forces du Changement (UFC) de Gilchrist Olympio, la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP, fusion de quatre partis) d’Edem Kodjo, le Front (coalition de quatre partis) de Yawovi Agboyibo et Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR) de Zarifou Ayéva ont décidé de bouder ce scrutin.

La campagne électorale a démarré le 11 octobre et doit s’achever le 25 octobre.

Prévues par l’Accord Cadre de Lomé (ACL) signé entre le pouvoir et l’opposition, les élections législatives anticipées ont été reportées à deux reprises, la dernière fois en mars, les deux camps s’en rejetant mutuellement la responsabilité.

La nomination par la Cour constitutionnelle d’un comité de sept magistrats chargé d’organiser ces élections, à la suite du blocage autour de la Commission électorale nationale autonome (CENI), a conduit la plupart des partis d’opposition à se prononcer contre l’organisation de ce scrutin.