28/06/2022

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Législatives « le plus rapidement possible »

ABIDJAN, 7 juil (AFP) – 13h57 – Le nouveau Premier ministre togolais, Koffi Sama, a promis samedi devant le parlement que son gouvernement allait organiser des élections législatives « le plus rapidement possible ».

M. Sama, qui a officiellement pris ses fonctions le 30 juin, en remplacement d’Agbéyomé Kodjo, se présentait devant le parlement dont il a obtenu sans surprise l’investiture à l’unanimité des députés présents, l’hémicyle étant massivement dominé par la mouvance présidentielle.

« Face aux retards accumulés dans le processus électoral, le chef de l’Etat a décidé de mettre en place un nouveau gouvernement dont l’objectif essentiel est d’organiser le plus rapidement possible ces élections » qui, a-t-il insisté dans son discours-programme, seront « libres, transparentes et démocratiques ».

Prévues par l’Accord cadre de Lomé (ACL) signé en juillet 1999 entre le pouvoir et l’opposition, ces élections n’ont pas encore eu lieu et ont déjà été reportées deux fois, la dernière en mars, chaque camp accusant l’autre d’en porter la responsabilité.

Actuellement le dialogue inter-togolais est au point mort depuis une réunion qui s’est tenue à Paris sous les auspices des médiateurs étrangers: France, Allemagne, Union européenne et Organisation de la Francophonie.

L’UE a mis fin à sa « facilitation » fin mai.

Pour M. Sama, qui est également secrétaire général du parti au pouvoir, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), il faut désormais « prendre en compte ce qu’il y a de positif dans les positions de l’autre. Pour qu’un dialogue aboutisse chaque partenaire doit jouer franc jeu. C’est parce que nous n’avons pas compris cela que trois après la signature de l’ACL, les élections n’ont pas pu se tenir. Il faut maintenant rattraper le temps perdu et donner aux Togolais l’occasion de s’exprimer ».

En février, au grand dam de l’opposition, le Parlement a voté à l’unanimité un projet de modification du code électoral et du fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui elle-même, victime de paralysie, a été remplacée par une commission de sept magistrats.

A ce jour un seul parti d’opposition, la Convergence patriotique panafricaine (CPP), a appelé à participer aux législatives et appelé les autres formations de l’opposition à faire de même, « ne serait-ce que pour empêcher le RPT de monopoliser le pouvoir » selon l’un de ses dirigeants.

Le nouveau Premier ministre a également demandé un soutien financier aux « institutions et pays amis » pour organiser ce scrutin, alors que le Togo est privé d’aide internationale, notamment de la part de l’Union européenne.