08/12/2022

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Législatives: les principaux partis d’opposition pour le boycottage

LOME, 6 sept (AFP) – 11h42 – Les principales formations de « l’opposition traditionnelle » au Togo ont réaffirmé vendredi leur intention de boycotter les élections législatives anticipées qui doivent avoir lieu avant fin décembre.
Le comité de magistrats chargé d’organiser ce scrutin, déjà reporté deux fois en trois ans, a assuré jeudi qu’il se tiendra « avant fin décembre », sans pour autant fixer de date précise.

L’Union des Forces du Changement (UFC) de Gilchrist Olympio, le Front (coalition de quatre partis: CAR, CDPA, ADDI, UDS-Togo) et la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP, fusion de quatre partis: UTD, PDU, UDS, PAD) s’étaient déjà prononcés contre l’organisation du scrutin après la nomination par la Cour constitutionnelle de ce comité de sept magistrats (C7), en remplacement de la Commission électorale nationale indépendante.

« C’est clair que sans le code électoral consensuel élaboré, nous n’allons pas aux élections législatives anticipées. Nous ne sommes pas concernés par les élections organisées par les magistrats », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre.

Pour le porte-parole du Front, Léopold Gnininvi, « il est regrettable que le gouvernement s’entête sur cette voie de l’impasse ».

« Toute la communauté lui a recommandé la sagesse pour reprendre les discussions. S’il s’entête, nous serons obligés de nous en tenir à nos déclarations antérieures », a-t-il ajouté.

« Nous estimons que les magistrats ne sont pas en mesure d’organiser ces élections d’une manière convenable. Nous exigeons un minimum de conditions de transparence et une organisation convenable », a indiqué Edem Kodjo, président de la CPP.

Selon lui, la CPP « ne s’est jamais prononcée en faveur du comité des magistrats. Il faut que l’on revienne à des positions beaucoup plus raisonnables pour que des élections dignes de ce nom puissent être organisées. »

Le Front de l’opposition républicaine (FOR), une coalition de six partis (PUDES, PTJ, URP, MRC, PRP, FN), s’est en revanche engagé à participer au scrutin, en prenant « acte de la légitimité » du C7. Le FOR a également invité les « partis qui attendent à faire preuve de réalisme et de patriotisme ».

Prévues par l’Accord-cadre de Lomé, signé en juillet 1999 entre le pouvoir et l’opposition, les législatives anticipées ont déjà été reportées deux fois, la dernière fois en mars, les deux camps s’en rejetant mutuellement la responsabilité.

Le mandat actuel des députés ne doit prendre fin qu’en 2004.

Depuis une dizaine de jours, le C7 a franchi une nouvelle étape vers le scrutin en publiant les listes « nominatives » des membres des Commissions électorales locales indépendantes (CELI), des membres des commissions des Listes et Cartes (CLC), ainsi que la liste des nouveaux bureaux de vote sur toute le territoire national.

Aucun membre de l’opposition traditionnelle ne figure sur ces différentes listes, celle-ci ayant boycotté les travaux préparatoires.