26/06/2022

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Les alliés étrangers de Kinshasa ferment leur base principale

Dans un communiqué conjoint, les trois pays annoncent avoir retiré leurs dernières troupes de Mbandaka (province de l’Équateur), sur le front nord. «Aucune partie ne doit tirer avantage du retrait des contingents étrangers du front nord pour gagner du terrain. Cela serait équivalent à la guerre, à la trahison des aspirations du peuple du Congo», met en garde le communiqué.

La MONUC, la mission d’observation de l’ONU en RDC, n’a pas immédiatement confirmé ce retrait.

La guerre en RDC a débuté en 1998, lorsque Rwanda et Ouganda sont intervenus aux côtés de la rébellion pour tenter de renverser le président Laurent-Désiré Kabila. Le Zimbabwe, l’Angola et la Namibie ont alors envoyé des renforts au régime de Kinshasa. L’accord de cessez-le-feu de 1999 a été violé à répétition par toutes les parties, mais la paix a ensuite progressé après l’assassinat de Kabila et son remplacement par son fils Joseph. Une série d’accords bilatéraux ont alors été signés.

La Namibie avait déjà retiré son petit contingent et le Zimbabwe a retiré près de 1600 hommes depuis la semaine dernière, selon les observateurs de l’ONU. L’Angola garderait une présence symbolique dans le sud-ouest du pays.

L’annonce du retrait de Mbandaka intervient après le début mardi du retrait des soldats rwandais de l’est du pays, qu’ils contrôlaient aux côtés de la rébellion contre le régime de Kinshasa, en vertu d’un accord signé en juillet. Pour l’instant, 1400 des quelques 30 000 soldats rwandais présents au Congo-Kinshasa auraient regagné leur pays.

En contrepartie, Kinshasa a accepté de désarmer les anciens miliciens extrémistes et soldats hutus rwandais auteurs du génocide de 1994, qui s’étaient alliés à ses forces, et dont la présence en RDC avait poussé Kigali à intervenir.

L’Ouganda, l’autre pays soutenant une autre faction rebelle, a pour sa part déjà rapatrié au moins 2000 soldats.