26/06/2022

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Les barbouzes togolais pourchassent des opposants dans les pays voisins

De sources concordantes, la police politique de la dictature togolaise est à pied d’œuvre dans les pays limitrophes, à la recherche de personnes ciblées. La mission serait confiée au célèbre commandant YARK de la gendarmerie. Celui-ci a créé et dirige dans les environs de Kégué à Lomé le Centre de Traitement des Renseignements (CTR) où sont transférées toutes les personnes arrêtées pour interrogatoire dans les affaires politiques et d’autres faits couverts par le sceau de la confidentialité.

Ces actions ont permis de mettre la main sur des plusieurs opposants au Ghana. Il s’agit de personnes précédemment à la charge du Haut commissariat pour les réfugiés au Ghana. D’autres vivaient dans des villes comme Kpando, Ho, Koforidua et Accra. Ces actions, selon nos sources ont bénéficié de la complicité des agents ghanéens. Elles ont été possibles grâce au rapprochement entre les gouvernements togolais et ghanéen, suite à l’avènement au pouvoir de J.A. Kuffuor.

Les mêmes opérations seraient entreprises au Bénin et au Burkina Faso où réside une forte colonie togolaise depuis la grève générale de 1992-1993. Il s’agirait d’actions clandestines destinées à enlever et à transférer au Togo des suspects.

Selon nos informations, des personnes proches de l’ancien premier ministre Agbéyomé Kodjo, certains activistes proches de l’opposition et d’anciens militaires déserteurs seraient visées par les hommes d’Eyadèma. On précise que le régime redoute un coup d’Etat planifié à partir des pays voisins.
Même si la complicité du Ghana ne fait pas de doute –Eyadèma aurait été le principal bailleur de fonds du NPP de Kuffuor – il n’en est pas de même du Bénin et du Burkina. Le régime du RPT est aux abois. Eyadèma est capable de faire des montages en vue de mettre la main sur des personnes qui le dérangent. Les relations entre le locataire de Lomé 2 et Mathieu Kérékou ont connu des brouilles depuis que Agbéyomé Kodjo a « transité » par Cotonou après sa fuite.

De plus l’amitié entre les deux hommes s’est détériorée depuis que Kérékou est devenu démocrate et croyant. En ce qui concerne Compaoré, il s’était heurté avec le monarque togolais pour un problème de leadership dans la sous-région. L’axe Ouaga-Lomé ne sert plus qu’à des apparats.
La rédaction