25/06/2022

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Les Etats-Unis appellent à une élection « libre et transparente » le 1er juin

LOME, 9 mai (AFP) – 11h47 – Les Etats-Unis ont demandé au gouvernement togolais qu’il « garantisse une élection libre, équitable et transparente, avec accès équitable de tous les partis politiques aux médias, conformément aux normes internationales ».

« L’élection présidentielle du 1er juin constitue pour le gouvernement et le peuple togolais une occasion importante de poser les bases d’un système de gouvernement démocratique », estime l’administration américaine dans un communiqué transmis à l’AFP.

Washington appelle « toutes les parties à l’élection à éviter toute forme de violence ou d’intimidation, afin que les Togolais puissent exprimer librement leur volonté politique ».

Le 2 mai, la France avait émis un souhait similaire et « formé le voeu que la campagne qui s’ouvre permette à toutes les opinions politiques de s’exprimer et de participer au débat à travers un processus électoral transparent », demandant que le scrutin se déroule « à travers un processus électoral transparent ».

La veille, le gouvernement togolais avait invité la population et « en particulier les responsables des partis politiques et leurs militants à avoir un comportement digne et responsable ».

Le président Gnassingbé Eyadéma avait parallèlement demandé aux Togolais de « prendre exemple sur les élections législatives du 27 octobre dernier et d’éviter les intimidations, provocations, les barricades (…) qui risquent de mettre en péril notre climat de paix, de sécurité et l’unité nationale ».

Au total sept dossiers, dont celui du président Eyadéma, candidat du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au pouvoir), ont été retenus. La candidature du principal opposant au chef de l’Etat sortant, Gilchrist Olympio, a en revanche été rejetée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), celle-ci ayant jugé « incomplet » le dossier du dirigeant de l’Union des Forces du Changement (UFC). Selon les responsables de la CENI, le dossier de ce dernier ne comportait pas le quitus fiscal et l’acte de domiciliation, deux pièces obligatoires.

M. Olympio avait déposé un recours devant la Cour constitutionnelle, qui a été rejeté. L’opposant togolais a déclaré jeudi que son parti appellera à la « désobéissance civile » pour protester contre son exclusion.

M. Eyadéma au pouvoir depuis 36 ans, avait annoncé en juillet 2001 son intention de se retirer en 2003, conformément à la constitution.

Mais le 30 décembre, le Parlement a procédé à un « toilettage » de la constitution qui permet à ce dernier de se présenter pour un nouveau mandat.