06/10/2022

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Les problèmes togolais doivent être résolus politiquement, selon Gilchrist Olympio

LOME, 29 mai (XINHUANET) — Dans une interview accordée à « African Perspectives », une émission en anglais de la BBC diffusée dimanche et suivie en F.M à Lomé, l’opposant charismatique togolais, Gilchrist Olympio a estimé que les problèmes du Togo sont politiques et doivent être résolus politiquement.

Selon lui, la crise togolaise ne saurait se résoudre à un conflit personnel entre les familles Gnassingbé et Olympio, contrairement à certaine mentalité qui fait croire que son combat ne viserait qu’à venger son défunt père, Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant, assassiné en 1963 dans un coup d’Etat militaire perpétré par un groupe de soldats togolais démobilisés de l’armée française, et parmi lequel se trouvait feu le président Eyadèma Gnassingbé, décédé en février dernier et remplacé depuis l’élection présidentielle du 24 avril dernier par son fils Faure Gnassingbé, vainqueur de ce scrutin avec plus de 60% des voix.

« Je ne sais pas pourquoi des gens veulent réduire la crise togolaise à un problème personnel entre nos deux familles. Il y a des problèmes politiques et nous allons les résoudre politiquement « ,a répliqué l’opposant togolais avant d’ajouter que « Mon père a été tué il y a bientôt 43 ans et nous n’aurions pas attendre ces 43 ans pour nous venger ».

Gilchrist Olympio qui dirige, de son exil parisien, l’Union des Forces de Changement (UFC), principale formation de l’opposition radicale au Togo, a également répondu, au cours de cette interview, à des questions ayant trait à la formation d’un future gouvernement d’unité nationale au Togo, proposée par le président Faure Gnassingbé, dont il continue de contester la légitimité.

Le leader de l’UFC a accepté le principe d’un tel gouvernenement lors d’une rencontre avec Faure Gnassingbé à Abuja sous l’égide du président nigérian, Olusegun Obasanjo, peu avant la proclamation des résultats de la présidentielle togolaise.

« Nous avons dit au président Obasanjo que nous ne refusons pas l’idée du gouvernement d’unité nationale, mais avons souligné qu’il fallait que le chef d’un tel gouvernement (le président) soit démocratiquement élu », a-t-il laissé entendre.

Le président togolais, Faure Gnassingbé a entamé depuis le début de la semaine écoulée des concertations avec la classe politique togolaise.

A l’issue de sa rencontre vendredi dernier avec le chef de l’Etat, la coalition des six partis de l’opposition radicale, parmi lesquels l’UFC de M. Olympio, a annoncé à la presse que les deux parties se sont entendues sur un certains nombres de points concernant la formation du gouvernement d’unité nationale.