28/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

L’évidence d’une stratégie unique de l’opposition

Face à un régime dictatorial hermétique à toutes
transparences électorales, seule une stratégie unique
de
l’opposition ouet l’alternative d’un soulèvement
populaire peuvent libérer notre pays. Il est
maintenant clair que le RPT et son Président
Fondateur n’organiseront jamais des élections
démocratiques au Togo.

Notre opposition plurielle constituée dans la pure
logique d’un régime normal, organisant des élections
normales n’a plus sa raison d’être puisque le régime
du RPT est anormal. L’opposition plurielle aura droit
de cité au Togo après le régime d’Eyadéma dont il faut
impérativement s’en débarrasser pour enfin instaurer
la Démocratie. Mais, comment faire pour se débarrasser
de cette hydre ? Stratégie unique de l’opposition
ouet l’alternative de la rue ? Faisons d’abord des
distinguos entre l’union de l’opposition et la
stratégie unique de l’opposition. L’union en politique
entraîne en général le partage sur une base
consensuelle du pouvoir d’Etat par les partis unis.
Elle passe obligatoirement par une délégation du
pouvoir à un des leaders des partis unis,
généralement, celui qui est le plus représentatif. Au
Togo, nos partis d’opposition ont refusé cette logique
d’où l’échec de l’union de l’opposition. Notre peuple,
en tenant compte des dernières élections
présidentielles de 1998, avait choisi son leader mais,
nos partis dits d’opposition refusent d’en faire
autant. Tous préconisent l’union mais, chaque leader
veut être celui à qui les autres délègueront le
pouvoir pour prendre la tête de l’union. Par contre,
dans la stratégie unique de l’opposition, la
délégation du pouvoir laisse sa place à un pouvoir
collégial avec pour seul objectif dans le cas du Togo
actuel, le départ de l’autocrate. Les partis
d’opposition optant pour la stratégie unique agiront
tous ensemble dans le seul but de se débarrasser du
dictateur, empêcheur du pays de tourner en rond. Le
but atteint, c’est à dire Eyadéma chassé du pouvoir,
les partis reprendront leur autonomie et iront aux
élections sous leur propre bannière. Ainsi, le peuple
en son âme et conscience choisira démocratiquement
parmi la ribambelle de ‘ leaders’celui à qui, il
confiera le destin de notre nation.

Sous d’autres cieux l’opposition est constituée des
partis politiques qui aspirent à gouverner avec l’aval
du peuple à travers des élections libres. Au Togo, les
partis dits de l’opposition peuvent devenir partis
‘charnières’ et aller faire un tour au tour de la
‘mangeoire’ nationale que constitue le pouvoir d’Etat
sous le régime d’Eyadéma et revenir ensuite pour
s’autoproclamer de nouveau opposants. (Opposants à qui
?). Dans cette condition et sur la base de la
composition actuelle de notre opposition, la stratégie
unique est aussi vouée à l’échec à moins d’un sérieux
ménage préalable au sein de cette opposition. Echec,
pour la simple raison que certains des leaders de
cette opposition, prêts à boire la coupe de la
traîtrise jusqu’à la lie, ont besoin qu’Eyadéma leur
fasse la courte échelle pour assouvir leur démentielle
ambition présidentielle. Il est donc clair que ces
‘leaders’ de l’opposition ne voudront jamais
s’associer à cette stratégie unique qui en fait leur
coupera la branche sur laquelle ils veulent
s’accrocher pour leur survie ‘politique’. Eyadéma
disparaît, ces ‘leaders’ disparaissent aussi. Ils sont
tellement conscients de ce fait, qu’ils ont même monté
de toutes pièces l’idée de la candidature unique des
partis dits de l’opposition en prenant soin d’écarter
avec la complicité d’Eyadema, les autres leaders et
plus précisément, le Président de l’UFC. Quelle
aubaine pour eux ce changement du code électoral qui
écarte d’office le leader de l’UFC des élections
présidentielles ! Le raisonnement du chef de file de
ces leaders, opposants de convenance, est fondé sur le
principe qu’entre deux maux notre peuple choisira le
moindre c’est à dire qu’entre Eyadéma ou un de ses
protégés et lui, la balance populaire penchera de son
coté. Mais, comment peut-on demander à un peuple de
choisir entre la peste et le choléra ? Notre peuple se
doit d’écarter ces deux maux pour assainir notre pays
et instaurer la Démocratie.

Mettant très fortement en doute la capacité de notre
opposition à faire le ménage interne nécessaire,
préalable à l’établissement de la stratégie unique, il
est donc évident dans ce cas que la libération de
notre pays passera obligatoirement par l’alternative
d’un soulèvement populaire encadré et incluant nos
frères d’armes.
Rompre avec la délégation du pouvoir et rompre avec
l’attentisme ne forment qu’une seule et même démarche.
Le Togo ne peut être sauvé que par des togolais.
Si le haut reste en haut, c’est que le bas y consent
ou y participe.
Togo debout, luttons sans défaillance.

Finissons !

Elliott Ohin
Etats-Unis d’Amérique, 16/06/02