26/06/2022

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M. Eyadéma invite l’opposition à participer « de bonne foi » au processus démocratique

LOME, 15 avr (AFP) – 0h52 – Le président togolais Gnassingbé Eyadéma a invité jeudi soir « toute la classe politique » à participer de « bonne foi » au processus de démocratisation auquel son régime s’est engagé cette semaine lors de consultations à Bruxelles sur la reprise de la coopération avec l’Union européenne (UE).

Une délégation togolaise conduite par le Premier ministre Koffi Sama s’est engagée mercredi auprès de l’UE à Bruxelles à prendre plusieurs mesures de démocratisation, dont une reprise « ouverte et crédible » et « sans délai » du dialogue avec l’opposition.

Dans un communiqué du gouvernement transmis à l’AFP, le général Eyadéma s’est « félicité du sens de responsabilité et d’objectivité qui guide les consultations » et a lancé un « appel à toute la classe politique pour qu’elle participe enfin de bonne foi à ce processus engagé dans l’intérêt supérieur du peuple tout entier ».

« Le gouvernement togolais qui, sous la houlette du président fait du respect des droits humains un credo, n’a absolument rien à cacher. Au contraire ce dialogue avec l’UE est une occasion de révéler enfin à nos partenaires abusés par des adversaires politiques pas toujours de bonne foi, notre vraie image de pays de paix, de tolérance, de dialogue et de liberté », poursuit le communiqué ».

« Ces négociations se sont déroulées dans un esprit de sérénité et de compréhension qui témoigne de la volonté réelle des deux parties de tourner la page de la suspension des relations historiques qui ont jadis existé entre le Togo et ses partenaires européens », souligne le même communiqué.

Au total 22 engagements ont été pris par le Togo parmi lesquels celui de « garantir, sans délai, l’action libre de tout parti politique, à l’abri de tout acte d’harcèlement ».

Jeudi, l’opposition togolaise en exil s’est déclarée « encouragée » par l’engagement pris par le gouvernement togolais, tout en affichant sa « méfiance » vis-à-vis de leur application par le président Eyadéma.

L’UE a interrompu son aide au Togo depuis 1993 après les incidents violents qui ont émaillé la démocratisation du pays et, depuis plusieurs années, les actions européennes se limitent à des projets sociaux, en vertu d’un principe de « non pénalisation » de la population.