29/11/2022

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Manifestation contre la Francafrique et Eyadéma à Paris

Plus de 8000 manifestants, venus de tous horizons, ont défilé mercredi 19 février 2003 dans les rues de Paris contre la Francafrique et le soutien aux dictateurs. Le plus gros des troupes était constitué par les Togolais arrivés de toute l’Europe demander la fin de la dictature d’Eyadéma au Togo.

Les manifestants ont défilé au rythme de slogans tels que « Eyadema assassin » ou encore « Non à la dictature au Togo ». C’est à 18 heures 30 qu’a démarré « cette manifestation exceptionnelle »; aux dires de M. François-Xavier Verschave, « cela fait au moins 40 ans que l’on a pas vu autant de monde dans les rues de Paris pour une protestation contre l’ambiguïté de la politique française en Afrique ». Avec un épouvantail à l’effigie du Général et d’un cercueil, les Togolais, en tête du cortège, chantaient les airs togolais implorant la fin de leur calvaire et le départ d’Eyadéma, leur bourreau depuis 37 ans. Les têtes ceintes de bandeaux ou coiffées de casquettes rouges, vêtus de tuniques marquées d’ inscriptions dénonçant le caractère brutal du régime togolais, la « banda » des togolais anima cette manifestation par ses chants et ses danses tout le long du trajet, soit 4 heures de marche de la République jusqu’à l’église Saint-Bernard. Quel fort symbole de cette politique de la France qui soutient un dictateur comme Eyadéma qui, par la modification de la constitution togolaise, vient d’assassiner la République togolaise en instaurant une monarchie avec sa présidence à vie. Cette politique d’exclusion et de répression contraint des centaines de milliers de Togolais à l’exil et grossit pour la plupart le rang des sans papiers en France. Par un geste sacrificiel, l’effigie du dictateur et son cercueil ont été brûlés par les compatriotes entonnant l’hymne national togolais pour conjurer le sort devant l’église Saint-Bernard.

Les responsables de la diaspora togolaise en Europe invitent à nouveau les Togolais et leur donnent rendez-vous le samedi 22 février 2003 à 14 heures, place de la Colombie devant la résidence parisienne du dictateur Eyadéma. Ils exigent toujours son départ en 2003.

La rédaction letogolais.com