28/11/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Marche des Togolais de Dakar contre le régime de Faure Gnassingbé

Dakar, Sénégal (PANA) – Les Togolais vivant à Dakar ont marché
samedi sous la bannière de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), pour manifester contre le régime de Faure Gnassingbé et exiger le retour à l’ordre constitutionnel.

Sur l’avenue du Centenaire, des ressortissants togolais de toutes les catégories socioprofessionnelles se sont mobilisés pour cette marche, à laquelle ont également pris part des organisations de la société civile ainsi que le député socialiste Khalifa Ababacar Sall.
Sur les pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire des slogans réclamant le départ sans condition du pouvoir de Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadema, décédé le 5 février dernier.
En outre, des slogans dénonçant l’attitude de la France dans la crise togolaise ont été scandés par les participants à la marche pacifique, encadrée par les forces de l’ordre. Invitant la communauté internationale à maintenir la pression sur l’actuel homme fort de Lomé, les manifestants ont estimé que le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas négociable.
« La Constitution togolaise n’a pas prévu Faure Gnassingbé à la présidence de la République en cas de décès de son père. Le Togo n’est pas une monarchie », a martelé l’un des organisateurs de la manifestation, Augustin Kueviakoé, devant le siège de la Radiodiffusion-Télévision du Sénégal (RTS), lieu d’arrivée de la
marche.
Pour M. Kueviakoé, le régime actuellement au pouvoir à Lomé ne craint que la force. « Nous demandons à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) de ne pas fléchir devant ceux qui violent notre constitution », a-t-il ajouté, avant d’inviter ses compatriotes résidant au Sénégal à rester mobilisés pour d’autres actions futures.

On rappelle qu’une marche du Collectif des étudiants togolais du Sénégal prévue samedi dernier avait été interdite par les autorités. Elle visait le même objectif que celle qui a eu lieu ce samedi sous la houlette de la Raddho, une organisation non gouvernementale basée à Dakar.

Dakar – 19/02/2005

Faure Gnasingbé doit céder et partir, selon la RADDHO

Dakar, Sénégal (PANA) – Le nouvel homme fort de Lomé, Faure
Gnassingbé, « doit laisser le pouvoir et accepter le retour à l’ordre constitutionnel », a confié samedi à la PANA à Dakar, le secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), M. Alioune Tine.

« Les pressions doivent être maintenues pour obliger Faure à partir et laisser le président de l’Assemblée nationale constitutionnellement désigné à diriger la période de transition et à organiser une élection présidentielle « libre et démocratique », a déclaré M. Tine, à l’issue d’une marche organisée par les résidents togolais dans la capitale sénégalaise sous l’égide de son organisation.
Pour le secrétaire général de la RADDHO, tous les moyens sont bons pour décourager le président imposé par l’armée togolaise. « Nous souscrivons même à l’utilisation des moyens militaires pour faire partir des dictateurs comme ceux qui compromettent l’avenir du Togo », a précisé M. Tine.
Appréciant les sanctions prises par l’Organisation intergouvernementale de la Francophonie (OIF) à l’encontre du Togo, il a indiqué que la communauté internationale doit parler clairement au régime de Faure Gnassingbé. Selon lui, en acceptant d’organiser une élection présidentielle après 60 jours de transition, l’actuel président illégal et illégitime du Togo veut reculer pour mieux sauter.
Pour le secrétaire de la RADDHO, toute la société civile africaine doit se mobiliser pour manifester contre le régime actuel au pouvoirà Lomé.
Dakar – 19/02/2005

Un député sénégalais exige le respect de la constitution au Togo
Dakar, Sénégal (PANA) – Le retour à l’ordre constitutionnel au Togo est indispensable pour l’avenir de la démocratie dans ce pays, a estimé, samedi à Dakar, M. Khalifa Ababacar Sall, député du Parti socialiste (PS) à l’Assemblée nationale sénégalaise.
« La situation politique au Togo est inacceptable. On ne doit pas accepter une autre Côte d’Ivoire et, pour cela, nous devons nous mobiliser pour un retour rapide à la légalité constitutionnelle dans ce pays », a déclaré M. Sall, qui prenait part à une marche organisée dans la capitale sénégalaise par les Togolais résidant au Sénégal sous la bannière de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO).
Le député sénégalais a estimé que la manifestation des Togolais de Dakar mérite le soutien de tous les démocrates, exhortant la communauté internationale à redoubler d’efforts pour éviter le pire au Togo.
Désigné président du Togo par l’armée au lendemain de la mort de son père, Gnassingbé Eyadema, le 5 février dernier après 38 ans de pouvoir sans partage, Faure Gnassingbé a été investi le 7 février à la suite d’un tripatouillage de certaines dispositions de la constitution du pays.
L’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont condamné ce « coup de force » et exigé un retour à l’ordre constitutionnel.
Dakar – 19/02/2005

Togo : Quatre pays concernés par le rappel des ambassadeurs
Dakar, Sénégal (PANA) – Seuls quatre pays membres de la
Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont concernés par la sanction de l’organisation sous-régionale relative au « rappel des ambassadeurs », les onze autres ne disposant pas de représentation diplomatique à Lomé.
Le Ghana, le Niger, le Nigeria et le Sénégal sont en effet les seuls pays membres de la CEDEAO disposant d’une représentation diplomatique au Togo, tandis que cinq autres pays africains hors CEDEAO (Angola, Egypte, Gabon, Libye et RD Congo) y sont également représentés.
En revanche, le Togo dispose d’ambassades dans cinq pays africains dont deux (Ghana et Nigeria) sont membres de la CEDEAO.
Il entretient par ailleurs des consuls honoraires au Cameroun, en
Côte d’Ivoire, au Sénégal en Tunisie et au Tchad.
En réaction à l’obstination de Faure Gnassingbé à se maintenir au pouvoir, malgré l’opposition de la communauté internationale, la
CEDEAO a décidé, samedi, d’infliger au Togo une première série de sanctions portant notamment la suspension du pays, le rappel des ambassadeurs ainsi que l’interdiction de voyages à ses dirigeants.
Dès l’annonce du décès, le 4 février, du général Eyadéma, chef de l’Etat togolais, l’armée a unilatéralement désigné son fils, Faure Gnassingbé, pour lui succéder, obligeant l’Assemblée nationale à modifier la Constitution pour parvenir à cette fin.
Malgré ses multiples démarches pour faire revenir les auteurs de ce qu’elle qualifie de « coup d’Etat » à la raison, la CEDEAO s’est vu contrainte de passer aux sanctions suite à la déclaration faite, samedi, par le président autoproclamé de se maintenir au pouvoir jusqu’aux élections prévues dans un délai de 60 jours.
Dakar – 20/02/2005