26/11/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

MEMORANDUM POUR UNE MOBILISATION CITOYENNE

MEMORANDUM POUR UNE MOBILISATION CITOYENNE EN FAVEUR DU CHANGEMENT ET DE LA REHABILITATION DU PEUPLE TOGOLAIS

Les événements récents intervenus au Togo, la Terre de nos Aïeux, démontrent, avec une gravité particulière, l’état de délabrement de l’appareil étatique, l’échec global du système du Rassemblement du Peuple Togolais et les raisons légitimes d’une prise de conscience de l’ensemble des citoyennes et des citoyens pour un changement immédiat. A maintes occasions depuis 1990, des forces populaires issues des villes et des campagnes du Togo avaient eu à affirmer leur rejet de la dictature et des méthodes surrannées par lesquelles, les tenants du régime toujours au pouvoir mènent les affaires. En adoptant en 1992 une nouvelle constitution assurant les libertés individuelles et collectives, la séparartion et l’indépendance des pouvoirs, la gouvernance démocratique et l’option pour le peuple souverain de choisir librement ses dirigeants, les Togolaises et Togolais avaient voulu mettre un terme au régime de monolithisme, d’exclusion, de déviation tribale, de corruption et de compromission systématique qui leur avait été imposé.

Les douze dernières années ont été plus qu’un cauchemar pour le peuple togolais. Comme pour se venger du rejet dont ils ont fait l’objet par le peuple, les apparatchiks de la dictature ont usé de violence sanglante, de menace et de chantages physiques et pschologiques, d’assassinats méthodiques, de fraudes électorales et de falsifications juridiques ainsi que d’autres méthodes toutes répréhensibles les unes que les autres, pour terroriser, soumettre, asservir et réduire à la misère les citoyens togolais.

Les organisations de citoyens qui ont pris la défense du peuple et sont considérées par le régime comme opposées à ses intérêts compradore ont subi des pressions et humiliations, plus insoutenables et la plupart de leurs militants contraints à l’exil ou réduits au silence.

Voilà que des voix discordantes ont commencé à se faire entendre, ducoeurr même des fortifications du régime ; au moment où, violemment contraints à la fatalité et à lq désespérance, nombre de citoyens commençaient à perdre toute foi en lur lutte et tout repère. En effet de hauts dignitaires du RPT, poussés à bout par les contradictions macabres du système ont fini par atteindre le stade logique de la crise de nerf et remettre le système en cause, défier leur « chef suprême» naguère proclamé « dieu de la terre » et donc souverain forcé et à vie de tous les Togolais. Ils ont publiquement souhaité des réformes et un changement radical.

Ces signes, résultats de la longue résistance du peuple et des citoyens de la base nous interpellent tous.

En effet, comme pour faire écho à la valeureuse sentinelle qui se réjouit de ce que le jour vient enfin malgré lq longueur de la nuit, le moment est venu d’accomplir l’acte final pour la libération et la réhabilitation de la Patrie.

I- DU DELABREMENT DU TISSU SOCIAL ET LA CONTINUATION DE L’EXCEPTION POLITIQUE

A- Un long cauchemar
Ce serait une lapalissade que de vouloir à nouveau décrire les conditions dans lesquelles vivent aujourd’hui les Togolaises et Togolais des campagnes et des villes. Les pratiques de l’Administration rétrograde ont fini par décourager les citoyens de toutes les régions, livrés à eux-mêmes. Le dépérissement de l’Etat découle de l’incapacité des dirigeants à maîtriser les attributs essentiels du développement.

Aussi bien les responsables des services et entreprises publics que ceux des collectivités territoriales, aux ordres directs du pouvoir centralement personnalisé se comportent comme des rapaces, flibustiers en territoire conquis. Le peuple en assez de vivre ces brimades.

B- Démission l’Etat et incivisme généralisé
Au Togo, de nombreux citoyens vivent en marge de la société telle que définie et régentée par le système. Cela découle de l’incapacité du gouvernement à remplir ses fonctions primaires et à apporter des réponses, soient-elles partielles, aux questions qu’ils se posent. Les services publics sont soient inexistants soit totalement défaillants ; les rares prestations sont faites dans un contexte pollué fait de prévarication et de concussion. L’éducation se fait au rabais et l’enseignement public souffre d’un délaissement à tous les niveaux, favorisant une déperdition scolaire et une chute du taux de scolarisation des plus inquiétantes.
Les soins de santé sont de plus en plus hors de portée de la classe moyenne et des citoyens meurent par centaines faute d’une intervention publique appropriée. L’Etat ne crée plus d’emploi et les jeunes issus des structures de formation et de l’Université deviennent des conducteurs de taxi-moto sombrent dans le chômage chronique ou quittent le pays. Les investissements publics sont gelés ; la loi de finances n’en prévoit point ou alors les rares marchés publics font l’objet d’attributions clientelistes dans une atmosphère de voracité sans commune mesure. Les plus grandes sociétés d’Etat sont bradées à des amis du régime : les phosphates, des banques, l’électricité, des hôtels …etc.

C- Le torpillage du Dialogue intertogolais
Il apparaît clairement aujourd’hui que le Chef de l’Etat, proclamé chef suprême de tout dans le pays, est le principal responsable de tous les coups d’arrêt, des impasses, des blocages, des dénonciations et de l’échec lato sensu des négociations politiques et de leurs résultats. Il en a été ainsi depuis 1992.

L’ouverture du Dialogue intertogolais sous l’égide des représentants de la communauté internationale avait donné beaucoup d’espoir au peuple togolais qui y avait trouvé le moyen d’un règlement définitif de la crise politique. Le pouvoir et l’opposition, après moult digressions dilatoires visant à noyer le processus, étaient parvenus à un accord (Accord-cadre de Lomé) en juillet 1999. La mise en oeuvre de cet accord a été bloquée par les tenants du statu quo, dans le but de conserver leurs acquis oligarchiques.

II- DE L’ISOLEMENT POLITIQUE ET ECONOMIQUE DU TOGO

Le Togo ne bénéficie plus de l’aide européenne depuis 1993. La suspension de la coopération économique avait pour but de contraindre les dirigeants à accepter d’entreprendre des réformes, pour le respect des droits humains et des principes démocratiques. La France, l’Allemagne, les Etats-Unis tout comme les institutions internationales d’aide au développement ont adopté la même attitude vis-à-vis du gouvernement.

Neuf ans après, rien n’a changé. Le même dictateur est en place ; grâce aux fraudes électorales systématiques, à la corruption active de l’administration et aux pressions sanglantes exercées sur les adversaires politiques.

Le Togo, dans le contexte de la démocratisation en Afrique apparaît comme un Etat singulier aux méthodes archaïques. Tous les dysfonctionnements et improvisations font du Togo l’un des dernier pays dans le cadre des mécnismes régionaux de l’intégration, parfois derrière des pays en conflit ouvert. Ces performances loin d’interpeler les dirigeants les renforcent de la gestion opaque des affaires publiques.

Tout ceci donne du pays l’image d’un royaume d’incapables et des citoyens celle de sujets sans ambition ni volonté.

III- DES RAISONS D’UNE NOUVELLE MOBILISATION

A- Des renforts inespérés pour les adversaires de la dictature
Depuis toujours, les adversaires du régime en place ont formulé des accusations sur la gestion catastrophique des affaires du pays et d’autres défaillances de l’Etat incarné par un seul homme. A présent, ce sont les propres collaborateurs du « monarque » qui prennent le relais, de l’intérieur de sa propre cour.

A- 1. Défections et courants antagonistes au sein du RPT
Le 24 mars 2002, M. Maurice Dahuku Péré, ancien président de l’Assemblée nationale (1994-1999) a adressé à ses collègues du Comité central du RPT, une déclaration appelant à des réformes à l’intérieur du parti. Ce député de l’Assemblée actuelle, naguère l’un des plus proches collaborateurs du général Eyadèma a confirmé de nombreuses pratiques rétrogrades, longtemps reprochées par les forces démocratiques. Il s’agit de :
– « l’intolérance et l »exclusion »
– « le déni systématique des droits »
– « l »égoïsme, l »orgueil et la fierté mal placée »
– « un leadership anachronique et obsolète ».
Péré tout en restant « fidèle et loyal » à son parti demande à ce dernier d’abandonner « l »hégémonisme politique et les anciennes méthodes et pratiques illégales, antirépublicaines et antidémocratiques ».

Cet appel aux réformes s’est heurté au mur aveugle du système conservateur.

Le 27 juin 2002, ce fut au tour de M. Messan Agbéyomé Kodjo, Premier ministre limogé le même jour et précédemment président de l’Assemblée national de monter au créneau. Dans une diatribe intitulée « il est temps d’espérer », cet ancien proche collaborateur de Gnassingbé Eyadèma prône « l’urgence d »un nouveau système de gouvernement ».

Agbéyomé Kodjo a révélé de graves secrets de polichinelle démontrant les anachronismes ayant des conséquences inestimables sur le pays et ses habitants.

Cette déclaration a mis à nu « les dysfonctionnements de l »Etat » caractérisés par « le déclin de l »autorité de l »Etat », « l’inefficacité de la fonction publique », « l »instrumentalisation de la justice à des fins politiques », « l’isolement diplomatique de notre pays », « le marasme économique et financier », « la gestion patrimoniale des finances publiques ».

Il s’agit d’un dur requisitoire contre le régime, de la part d’un homme qui a été au coeur du système et qui en connaît tous les rouages.

Ces nouveaux sons de cloches confirment, si besoin en était, les accusations dont le régime faisait l’objet, notamment celles relatives aux atteintes aux droits humains, à la mauvaise gestion des deniers publics, aux dérives autocratiques du président de la république et au désastre économique aui tenaille toutes les populations du pays.

A- 2. L’appel courageux de l’Episcopat togolais
Dans un message qu’ils ont rendu public le 24 juin, les Evêques du Togo ont pris leur responsabilité en analysant le désastre que vivent leurs fidèles et ont interpellé tous les citoyens. Cet acte d’une portée exceptionnelle a le mérite de réconcilier le peuple avec lui-même, en semant dans les coeurs le germe d’espoir qui éveille la volonté collective face au dépérissement spirituel et matétiel ambiant. Il s’adresse à tous les Togolais, « hommes et femmes de bonne volonté » et les invite à sortir de leur torpeur et d’oeuvrer ensemble pour l’avènement d’une nouvelle société de justice, de liberté et de paix.

«Nous interpellons nommément les chrétiens: de par leur baptême, ils sont appelés à consacrer le monde à Dieu, et, pour ce faire, à se donner de façon permanente la formation et l’éducation qui fassent d’eux des agents de transformation du monde en oeuvrant pour le développement économique, en prenant leur part du nécessaire engagement social et politique et en résistant résolument à la tentation de la corruption ».

Les Evêques sont allés loin, pour la première fois au Togo, en appelant le Peuple à la mobilisation : « il serait utile que le peuple dans toutes ses couches se rappelle qu’aucune nation, aucun groupe humain dans l’histoire ne reçoit sa liberté sur un plateau d’argent ou encore ne peut réussir son devenir commun sans que chacun et tous ne prennent leur responsabilité ».

Cette prise de position des ministres du culte apporte une motivation nouvelle et une protection spirituelle à toutes les initiatives que le peuple prendra pour sa libération.

B- Arrêter la descente aux enfers
Le Peuple souffre, c’est un euphémisme. Malgré l’isolement international, la situation économique difficile, les tenants de l’oligarchie régnante se complaisent dans des pratiques de dilapidation des deniers public, des détournements et de nombreux crimes économiques au quotidien. Les entreprises privées, le secteur informel et même les associations de prestations non lucratives sont saignés, au profit des rapaces au pouvoir. Les impôts sont devenus une arme de liquidation systématique contre des opérateurs économiques qui ont le courage de continuer leurs activités dans le contexte objectivement hostile.

Dans l’état actuel des choses, avec les dénonciations intérieures dont il est l’objet, il faut craindre que les représailles contre les adversaires ne s’intensifient, que la razzia économique ne se poursuive ; en un mot que la dictature n’use de l’arme fatale contre le peuple.
L’armée et les forces de sécurité ont été jusqu’ici utilisées comme une propriété exclusive, butin de capture de leur « chef suprême ». Le fait que cette armée soit composée en majorité de gens issus de l’ethnie du chef de l’Etat ne doit pas faire des militaires un outil inerte entre les mains de l’oppresseur.

Le moment est venu pour les FAT de se réconcilier avec le peuple dont elles sont issues. Tout homme en arme doit refuser d’exécuter des ordres visant à nuire, à réprimer ou à porter atteinte d’une certaine façon aux citoyens. « Valeur et discipline », cette devise doit regagner toute son acception républicaine pour que vive et prospère une patrie de dignité et de paix.

IV- IL EST TEMPS D’AGIR

Les divers appels qui sont lancés en direction du peuple vaillant se passent de commentaire et ne doivent pas tomber dans des oreilles de sourds. Ils ne sont pas adressés aux chrétiens uniquement, ou aux militants d’une quelconque sensibilité; mais à toute la communauté nationale, consciente des dangers que court la Patrie, la seule que nous ayons et que nous aimons.

La société civile, dans sa forme la plus représentative et la plus pragmatique, moteur infatigable de l’éveil populaire et de la survie face à l’oligarchie destructrice, se doit d’aller au-delà de cette invite, user de tous les moyens à sa disposition pour mettre fin à l’absolutisme militaro-fasciste qui empoisonne le présent et confisque tout avenir.

Le drame que vit notre Nation n’est pas uniquement celui d’une seule région, d’une seule ethnie ou d’une classe sociale particulière. Tous :Moba, Tchokossi, Kokomba, Bassar, Kotokoli, Kabyè, Losso, Akposso, Ana, Ifè, Ouatchi, Guin, Ewé, etc… nous subissons les mêmes privations du régime, les mêmes brimades, la même faim, les mêmes maladies, les mêmes échecs, le même mal vivre et les mêmes humiliations. Nous avons tous ce sentiment de faiblesse et d’impuissance face à l’avenir, ce même dégoût face à la chose politique, ce même embarras à tous les défis qui appellent de notre part engagement et détermination. Qu’avons-nous fait pour mériter de vivre continuellement ce désastre, pourquoi d’autres peuples et d’autres nations connaissent des joies et des victoire quand nous, Peuple togolais, restons enfermés dans la coquille de l’iniquité et des antagonismes ?

Nous devons rompre les « chaînes de la traitrise », rompre tous les tabous de l’omnipotence qui nous assaille de toutes part, en finir avec cette damnation.
Tous, au pays comme à l’étranger, unissons nos efforts et débarrassons-nous des élément de cet opprobre. Il est grand temps; les moments sont réellement graves.

V- APPEL POUR UNE MOBILISATION GENERALE

Les sigantaires du présent mémorandum, femmes, hommes, Togolaises et Togolais de toutes les régions, de toutes les ethnies, de toutes convictions politiqques, philosophiques ou religieuses ; organisations de la société civile; citoyennes et citoyens vivant au pays ou partout ailleurs dans le monde ; forts de nos convictions nationalistes, de nos diférentes expériences, des nombreux témoignages dont nous sommes instruits, de la volonté de changement à maintes reprises affirmée et de l’obligation constitutionnelle à nous faite, de nous mobiliser et de nous soulever au besoin, et notamment quand nos droits sont bafoués, lançons cet appel :
– aux femmes et aux hommes ;
– aux travailleurs de toutes catégories,
– aux étudiants, lycéens et collégiens,
– aux jeunes des campagnes, des villages et des villes,
– aux agents des forces de sécurité,
– aux militaires des Forces Armées Togolaises,
– aux responsables administratifs,
– aux maires et préfets,
– aux membres du corps judiciaire,
aux institutions de la République,
– aux partis politiques,
– aux organisations religieuses,
– aux chefs traditionnels,
– aux opérateurs économiques,
– aux étrangers vivant au Togo,
– à la communauté internationale et aux peuples voisins ;
à toute personne de bonnee volonté:

A se mobiliser aux côtés du Peuple togolais pour que soit mis fin au système de barbarie, d’arriération et d’avilissement qui régente le Togo et que s’instaure dans notre pays un gouvernement démocratique.

VI- REVENDICATIONS

Nous invitons le Gouvernement en place du RPT:
· A prendre contact avec les forces vives, afin d’organiser dans les délais raisonnables des consultations impliquant l’ensemble de la classe politique, avec l’appui de l’Union Européenne et de la Communauté internationale ;
· A abroger tous les amendements apportés au code électoral, principal objet des divergences actuelles entre le pouvoir et l’opposition. Et qu’à l’avenir, tout changement à la loi électorale, s’il est opportun, intervienne sur une base consensuelle, suivant l’esprit et la lettre de l’Accord-cadre de Lomé ;
· Que le processus électoral reprenne avec l’ensemble de la classe politique. Toute tentative d’exclusion serait antidémocratique et entacherait dangereusement les consultations électorales ;

Nous considérons que seules des consultations libres et équitables, sur la base des mécanismes définis et conduits par les Togolais eux-mêmes pourront permettre au Togo d’en finir avec la longue crise politique et d’amorcer son développement de manière saine et durable.
· Nous en appelons aux formations politiques à mettre en veilleuse leurs intérêts partisans et à oeuvrer pour la fin de la dictature.
· Nous convions nos frères en arme, militaires et assimilés, dans le respect de leur noble mission de défense du territoire national et de l’intégrité de la Nation, à se départir de toute velléité de répression et de fidélité indigne de leur statut.
· Nous interpellons les organisations interantionales, pays et institutions présents au Togo, à surseoir à toute forme d’assistance ou de cooppération avec le gouvernement en place.
· Nous demandons aux peuples des pays voisins, peuples frères unis par l’histoire et le destin, d’apporter leur soutien à la marche du Togo pour sa libération ; et à leur gouvernement de se garder de toute collaboration de nature à annihiler les initiatives légitimes du Peuple togolais.

Afin que ces exigences soient prises en compte, nous exhortons le Peuple togolais dans toutes ses composantes, femmes et hommes, travailleurs et chômeurs, jeunes et adultes, à s’associer spontanément à toutes les actions de mobilisation sur l’ensemble du territoire national.

Fait à Lomé le 7 juillet 2002

Les signataires*

· Associations et ONG au Togo : 17
· Organisations de citoyens togolais à l’étranger : 06
· Organisations syndicales : 03
· Organisations religieuses : 04

Ampliations :
Ce document a été communiué à :
– Toutes les Ambassades et représentations diplomatiques accréditées au Togo,
– Les Organisations internationales au Togo,
– La presse nationale,
– Les agences de presse interantionale,
– Les organisations de coopération régionale,
– Le Secrétariat général de l’Union Afrique,
– Le Secrétaire général de l’ONU,
– Le Président de la Commission Européenne,
– Le Président de la République Française,
– La Présidence en exercice de l’Union européenne.

* En vue d’éviter des réprésailles et permettre la sérénité des actions entreprises, la listes des organisations et personnes signataires est réservée à la discrétion exclusive des institutions expressément sollicitées.