03/12/2022

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Mobilisation en France contre l’expulsion d’un jeune Togolais

Un très vaste mouvement de solidarité s’est spontanément déclenché à Villeneuve-Saint-Georges, petite ville de la région parisienne, en faveur d’un jeune lycéen togolais « invité » à quitter la France le 30 juin 2002, a-t-on appris lundi auprès du comité de soutien.

Arrivé en France en 1999 avec un visa touriste, le jeune élève du lycée Georges-Brassens, de son prénom Serge, n’a pu obtenir la régularisation de sa situation administrative des services du ministère français de l’Intérieur qui ne lui ont accordé qu’un sursis juste pour terminer son année scolaire.

« Je n’ai pas le droit de passer l’oral de rattrapage. C’est comme un retour forcé alors qu’après trois ans j’ai bâti beaucoup de choses ici », a regretté le jeune Togolais, dont le cas suscite une mobilisation sans précédent dans la petite localité française.

Sur les murs du lycée Georges-Brassens, de nombreuses affiches tentent d’alerter l’opinion sur le cas de Serge autour duquel ses camardes organisent des réunions d’information et des assemblées générales.

Outre les trois manifestations de soutien organisées devant la préfecture de Créteil dont dépend le lycée de Serge, les élèves tiennent dans la cour de l’établissement des permanences.

Une pétition contre l’expulsion de Serge a été rédigée par ses camarades, puis signée par plus de la moitié de l’établissement où la mobilisation a rallié les cantinières, les professeurs ainsi que les parents d’élèves.

Dans une lettre adressée au préfet et au ministre de l’Intérieur, Mme Geneviève Renaud, professeur d’Allemand au lycée Georges- Brassens, invite les deux responsables de l’Etat à lire l’histoire de sa grand-mère qui envoya sa fille faire des études à Paris chez sa soeur.

« Je ne crois pas que ma grand-mère ait jamais eu pour Paris l’attachement que la famille (de Serge) manifeste depuis des décennies pour la France », écrit Mme Renaud.

Ancien ministre de Lionel Jospin et maire de la ville de Villeneuve-Saint-Georges, Roger-Gérard Schwartzenberg s’est joint à la mobilisation en saisissant le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy du cas du jeune Togolais.