25/06/2022

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Olympio veut déférer les violations des DH au Togo devant la CPI

Angolapress–28/09/2005–Le président de l`Union des forces du changement (UFC, opposition) a demandé à lundi à Paris que les auteurs des atteintes aux droits de l`Homme commises au Togo après la présidentielle de février 2005 soient traduits devant la Cour pénale internationale (CPI).

« Le rapport sur les violations de droits de l`Homme rendu public par l`ONU ne nous apprend rien de totalement nouveau. Nous l`avons dit en son temps déjà. Aujourd`hui, il s`agit pour nous de ne pas laisser les choses en rester là. Les auteurs de ces actes doivent être jugés par la CPI », a-t-il affirmé lors d`un entretien accordé à la PANA.

L`opposant togolais a estimé que les enquêteurs des Nations unies qui parlent dans leur rapport de 400 à 500 morts ont sous-estimé l`ampleur des tueries commises par l`armée et les forces de sécurité togolaise.

« J`ai eu l`occasion de dire à Faure Gnassingbé face-à-face qu`on ne gère pas des manifestations de protestation des citoyens avec des unités et des hélicoptères de combat. Il était du reste tout à fait normal que les citoyens défendent leurs votes au lendemain de la présidentielle », a-t-il fait remarquer.

« Si on devait dépouiller les suffrages exprimés honnêtement, Faure a eu moins de 10% des voix. Son régime s`est lancé dans une répression implacable pour faire admettre son hold-up électoral. Des dizaines de Togolais en sont morts. Nous ferons tout pour que ces crimes ne restent pas impunis », a insisté Gilchrist Olympio.

Un rapport des Nations unies rendu public lundi estime qu`entre 400 et 500 Togolais ont été tués dans des violences politiques qui ont suivi la victoire controversée de Faure Gnassingbé à la présidentielle togolaise.

Les enquêteurs onusiens attribuent la responsabilité des massacres aux forces de défense et de sécurité togolaises, précisant que des centaines d`opposants ont été maltraités.