26/11/2022

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Ouverture officielle de la campagne pour l’élection présidentielle de 1er juin

LOME, 16 mai (AFP) – 12h40 – La campagne électorale en vue de la présidentielle du 1er juin au Togo a officiellement commencé vendredi à 00h00 et les premières affiches des candidats ont été placardées dans la matinée dans certaines rues de Lomé, a constaté l’AFP.

Le chef de l’Etat Gnassingbé Eyadéma, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT), parti au pouvoir qu’il a fondé, battait tous les records dans le centre-ville, constellé d’affiches à l’image du général.

M. Eyadéma, au pouvoir depuis 36 ans, s’est taillé des slogans de campagne sur mesure: « Eyadéma, infatigable énergie au service de la nation », « continuité dans la sécurité et la stabilité » ou encore « la puissance sereine », qui rappelle étrangement la « force tranquille » du président français François Mitterrand en 1981.

Le candidat du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), l’opposant Yawovi Agboyibo, avait aussi mobilisé dès l’aube ses colleurs d’affiches. De son côté, l’ancien Premier ministre Edem Kodjo, candidat de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP, opposition), a choisi d’équiper de t-shirts à son effigie des conducteurs de taxis-motos, qui sillonnent les rues de la capitale.

La campagne électorale doit s’achever le 30 mai à minuit.

Gilchrist Olympio, opposant historique au président Eyadéma, ne participera pas à ce scrutin, la CENI ayant décidé de ne pas retenir son dossier, jugé « incomplet ».

La Cour constitutionnelle a rejeté le recours formulé par M. Olympio, estimant qu’il n’avait pu fournir de certificat de résidence, rendu obligatoire par une modification de la Constitution adoptée le 30 décembre 2002 par l’assemblée nationale, qui contraint les candidats à avoir résidé au Togo durant les douze mois précédant l’élection.

Fils du premier président togolais Sylvanus Olympio, assassiné en 1963, Gilchrist Olympio n’était pas revenu au Togo depuis 1999 pour des raisons de sécurité.

Cette modification de la constitution par le parlement, où le RPT dispose d’une majorité écrasante, a en outre permis au président Eyadéma de briguer un troisième mandat.