27/09/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Polémique sur les résultats de l’autopsie du corps de Agbobli

PANA – 23/08/08 – La presse togolaise a essentiellement consacré ses colonnes, cette semaine, aux polémiques sur les résultats de l’autopsie du corps de l’ex-ministre Atsutsé Kokouvi Agbobli (retrouvé mort sur une plage le 15 août dernier), jugés pas convainquants.

Si Togo presse, le quotidien gouvernemental, livre à sa Une que le procureur de la République, à travers les résultats de l’autopsie du coprs du ministre, conclut que celui-ci est décédé par « intoxication médicamenteuse », cela n’est pas le cas pour les autres journaux, très critiques vis-à-vis du Parquet togolais qui a demandé cette autopsie.

Forum de la semaine qui relève la « légèreté de l’enquête du Parquet », demande au médecin-légiste qui a livré ces résultats de « faire preuve de probité et de compétence », jugeant ces conclusions « d’inachevées, de hasardeuses et d’incongrues ».

Dans un dossier spécial accordé à la mort de l’ex-ministre, le journal croit savoir : « et s’il s’était agi d’un kidnapping suivi d’un assassinat ? ».

Golfe Info, pour sa part, se plaint du fait que le médecin-légiste qui explique les blessures sur le front de la victime par une chute, n’en révèle pas les causes, écrivant que « les points d’ombres subsistent ».

Pour ce journal qui a fait une analyse sur cette autopsie commandée par le Parquet et dont les résultats ne paraissent pas convainquants pour la majorité des Togolais, « la justice togolaise joue sa crédibilité ».

« Ces résultats n’enlèvent pour l’instant rien à la suspicion qui entoure cette mort tragique », écrit de son côté Le Regard, qui, en demandant d’aller au-delà de l’autopsie, fait savoir que « la vérité peut être également recherchée à trois niveaux : la famille du défunt, la clinique où il a été soigné la veille de sa mort et son chauffeur qui la conduit jusqu’à ses derniers instants ».

Le Perroquet, qualifiant de « flous » les résultats du rapport de l’expertise, estime qu’ils « n’élucident en rien les conditions du décès scandaleux de ce vaillant concitoyen ».

Chronique de la semaine, sur un autre ton, dénonce « la récupération politicienne de l’Union des forces du changement (UFC, principal parti politique de l’opposition) », à qui il reproche de « profiter de ce crime » pour ressortir encore les problèmes d’insécurité politique au Togo.

Face à cette polémique qui n’arrange pas les choses sur la scène politique togolaise, Le Canard indépendant écrit : « le pouvoir togolais doit grouiller pour apporter un éclairci sur les zones d’ombre dans cette tragique disparition, car ce sera la seule alternative pour rassurer les Togolais, encore hantés par le spectre des assassinats politiques en séries des années 90 au Togo ».