03/12/2022

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Premier meeting de campagne: Eyadéma promet la paix et la réconciliation

KPALIME (Togo), 21 mai (AFP) – 18h18 – « Paix, sécurité et réconciliation », le candidat-président Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis 36 ans, a donné le ton mercredi à Kpalimé, à 120 km au nord-ouest de Lomé, pour son premier meeting de campagne pour l’élection présidentielle du 1er juin, devant plusieurs milliers de militants du parti au pouvoir.

Conformément à ses habitudes extrêmement matinales, le président Eyadéma avait fixé à 08h45 le début du meeting, et c’est presque à l’aube que plusieurs milliers de militants et sympathisants du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), équipés de tee-shirts et de casquettes à l’effigie du général, ont pris place dans les tribunes et sur la pelouse du stade de Kpalimé.

En attendant l’arrivée du chef de l’Etat, plusieurs groupes ont enchaîné les animations, avec en tête la célèbre troupe des majorettes de « maman N’Danida », du nom de la mère décédée de Gnassingbé Eyadéma. Le tout ponctué par les cris de « Eyadéma toujours président, RPT c’est la victoire », le slogan de campagne du parti au pouvoir scandé par la foule.

A 10h00, le général Eyadéma arrive au stade pour une entrée triomphale: vêtu d’un costume bleu foncé, il est accueilli par des militants en liesse et s’installe dans la tribune principale, chargée d’affiches et de banderoles à son image, au milieu des chefs traditionnels et des barons du RPT.

« Nous sommes tous des Togolais et nous devons faire tout pour éviter la division », a lancé Gnassingbé Eyadéma, pour sa première sortie de campagne

« La seule promesse valable, c’est la paix, la sécurité et la réconciliation de tous les Togolais », résume-t-il, visant sans les nommer encore les candidats de l’opposition en lice pour le scrutin du 1er juin.

« Si nous sommes élus, ce qui doit nous préoccuper, c’est aller à la recherche de notre situation perdue: la Suisse africaine », surnom donné par le passé au Togo, aujourd’hui confronté à d’importants problèmes économiques depuis la suspension des aides internationales au développement, avec la fin brutale de la transition démocratique, en 1993.

Et M. Eyadéma de faire le réquisitoire des leaders de l’opposition de l’époque, les accusant de malversations et d’avoir provoqué l’échec de cette transition, achevée avec les chars dans les rues de Lomé.

« Il n’y avait pas d’arriérés de salaires avant 1990, ils sont venus, ils ont mis le pays à genoux, ils pensent que le peuple d’aujourd’hui est celui d’hier, qu’on peut tromper », a attaqué le général.

« Ils ont tout vidé pour acheter des appartements en Europe et partoutCeux-là, qui ont été à l’origine du malheur du pays, essaient aujourd’hui de dire le contraire », a-t-il déclaré, avant de lancer à la foule: « je vous fais confiance comme toujours ».

Au total, sept candidatures, dont celle du président Eyadéma, au pouvoir depuis 36 ans, ont été retenues pour ce scrutin.

Son opposant historique, Gilchrist Olympio, leader de l’Union des Forces du Changement (UFC), ne pourra pas participer à cette élection, la Commission électorale ayant décidé de ne pas retenir son dossier, jugé « incomplet ».

Se présentent en revanche l’ex Premier ministre Edem Kodjo, ancien numéro 2 du RPT passé dans l’opposition au début des années 1990, ou Dahuku Péré, ancien baron du régime et ex président de l’assemblée nationale exclu du parti en août 2002 pour en avoir critiqué le fonctionnement.