27/06/2022

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RNDP: A quel jeu joue la CEDEAO au Togo ?

Rassemblement National pour la Démocratie et le Panafricanisme (RNDP)

La CEDEAO avait fermement condamné le coup d’Etat militaire fait par Faure Gnassingbé, fils du tyran Gnassingbé Eyadéma quelques heures seulement après l’annonce officielle de sa mort. Elle avait exigé la démission du président autoproclamé et le retour à la légalité.

Jusque là, tout allait bien pour ce qui est de l’observance démocratique…
Le bébé Gnass – à l’image de ce que fut le bébé Doc en Haïti – a démissionné dans la nuit du 25 au 26 février. Sa démission ne signifie pas pour autant la reddition des putschistes. Car la junte militaire a désigné à la tête de l’Etat le vice-président de l’assemblée nationale, Monsieur Bonfoh pour assurer la transition.

Cette désignation est anticonstitutionnelle puisque c’est le président de l’assemblée qui a compétence pour assumer cette haute charge. L’on se souvient que l’un des premiers actes des putschistes – croyant légaliser leur forfaiture – était de destituer de la présidence de l’assemblée Monsieur Fambaré Natchaba et de nommer le président auto proclamé, président de cette assemblée afin d’assumer la transition.

Nous soulignons avec force que le président autoproclamé n’avait pas démissionné avant de s’emparer du perchoir et que la destitution de Monsieur Natchaba est un acte posé par les putschistes. Cette destitution fait donc partie intégrante du coup d’Etat militaire. La CEDEAO, en reconnaissant le lundi 28 février Monsieur Bonfoh, est donc en porte-à-faux avec sa position initiale. Le retour à la légalité n’a pas eu lieu car c’est Natchaba et lui seul qui incarne cette légalité.

La CEDEAO vient donc d’avaliser et d’entériner en douce le coup d’Etat militaire qu’elle avait elle-même condamné.

C’EST UN COUP DE POIGNARD DANS LE DOS DU PEUPLE TOGOLAIS !

Lorsque l’on transgresse un principe démocratique fondamental c’est que l’on peut s’enfoncer encore davantage dans la fange !

Le peuple togolais doit-il et peut-il continuer à faire confiance à la CEDEAO dès lors que de nombreux pays qui la composent, à l’exception de certains pays dont le Nigeria, sont sensibles à la voix de la sirène élyséenne, ennemie de la démocratie au Togo et en Afrique ?

La CEDEAO deviendrait-elle liberticide dans notre pays ?

IL est temps que nous comptions sur nos propres forces pour vaincre, pour arracher la liberté car la liberté ne se donne pas.
Notre victoire est aussi certaine que le lever du jour !
Vive la liberté !

Ablodé !

Paris le 03 Février 2005

Pour le RNDP
Le Président
Dr Ati Randolph