26/06/2022

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Togo : Convocation de Claude Améganvi au Tribunal

COMMUNIQUE :
Convocation de Claude AMEGANVI par
le Doyen des Juges d’instruction, lundi 4 novembre 2013 à 8H

Ce mercredi 30 octobre 2013, un huissier de justice déclarant s’appeler Me André T. SAMA BOTCHO s’est présenté à mon domicile, accompagné d’un assistant, aux envierons de 10 heures du matin.
Il annonça avoir été requis pour délaisser entre mes mains la « SIGNIFICATION D’UN ORDRE DE CONVOCATION » signé le 28 octobre 2013 par Mr TCHAGBA Idrissou Sahidou, Doyen des juges d’instruction près le Tribunal de Première Instance de Première Classe de Lomé, « à comparaître le Lundi 04 novembre 2013 à 08 heures 00 par devant lui pour une affaire la (sic !) concernant » (…)
SOUS TOUTES RESERVES ET A CE QU’ELLE (re-sic !) N’EN IGNORE : »

Me André T. SAMA BOTCHO m’ayant ensuite demandé de l’aider à faire parvenir deux autres ordres de convocation à Mr Eric DUPUIS et à Mr Alexandre AMORIN, je m’y suis refusé, cette mission relevant des compétences d’institutions légales de la République dûment constituées auxquelles je n’entends en aucun cas me substituer.

Ayant antérieurement été informé par les médias que Mr Eric DUPUIS et Mr Alexandre AMORIN avaient également été mis en cause dans l’affaire de l’incendie criminel des marchés togolais dont ceux de Lomé et de Kara, j’ai donc déduit de cette « sollicitation » qu’il s’agit d’une nouvelle convocation dans le cadre de la même affaire, cette fois-ci devant la Justice togolaise.

Je tiens d’avance à rappeler que la présente convocation qui vient de m’être notifiée fait suite à la première convocation du lundi 28 janvier 2013 par le Capitaine AKAKPO du Service de renseignement et d’information (SRI) de la Gendarmerie nationale au sortir de laquelle j’ai tenu à faire savoir, par une Déclaration datée du 29 janvier 2013, qu’à propos de l’incendie criminel des marchés de Lomé et de Kara :
1°) Je ne sais rien d’autre que les informations publiées par les médias au sujet de ces incendies avec lesquelles j’ai la conviction que les activités du CST n’ont rien à voir et dont les responsabilités sont à situer ailleurs ;

2°) Le Parti des travailleurs ayant formellement démissionné du CST depuis le 15 novembre 2012 pour désaccord avec sa participation au dialogue avec le régime RPT, son représentant au CST que je suis n’a participé à aucune des activités du CST entrant dans le cadre de la préparation de la campagne des manifestations dites des « 3 jours de Jéricho » en janvier 2013 ;

3°) Ayant été faussement mis en cause pour avoir participé à des réunions où l’incendie criminel de ces marchés aurait été planifié la nuit du 4 au 5 janvier et la journée du 8 janvier 2013, j’affirme qu’il s’agit là d’un grossier mensonge car je ne pouvais être présent en deux lieux différents au même moment, plusieurs témoins pouvant attester de ce que, à cers dates et heures, je préparais ou tenais un cycle de Réunions-Débats sur 5 jours dans le cadre de la commémoration du 50e anniversaire de l’assassinat du premier président démocratiquement élu du Togo, Sylvanus OLYMPIO, le 13 janvier 1963.

Ayant la conscience tranquille, je suis prêt à réitérer les mêmes réponses dûment vérifiables s’il advenait qu’il s’agit des mêmes questions sur l’incendie criminel des marchés de Lomé et de Kara, je suis entièrement disposé à contribuer à la manifestation de la vérité afin que les véritables auteurs et commanditaires de ces incendies criminels soient effectivement recherchés, trouvés, arrêtés et déférés devant la Justice pour être jugés et châtiés avec toute la rigueur de la loi.

Car, il est de la plus haute urgence que justice soit rendue à toutes les innocentes personnes mensongèrement mises en cause dans cette triste et rocambolesque affaire dans laquelle, outre les énormes préjudices subis par les commerçantes et commerçants de ces marchés, l’innocent: Etienne YAKANOU a été assassiné en détention, bien d’autres innocents ont été humiliés et déshonorés par des mensonges grossiers, tortures et détentions arbitraires, et bien d’autres innocents encore continuent actuellement à croupir abusivement en détention alors qu’ils auraient dû être libérés sans condition de longue date.

C’est pourquoi je tiens à informer l’opinion publique par le présent communiqué afin que nul n’en ignore.

Lomé, le 30 octobre 2013,

Claude AMEGANVI
Secrétaire chargé de la coordination du Parti des travailleurs